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Homélie – P. Irving

Mercredi 16 --- P. Irving Gabriel Amaro Ramayo, C.M.


C’est un réel plaisir pour moi célébrer cette Eucharistie, cette Eucharistie d’Action de grâces dans la chapelle de la Médaille Miraculeuse, un lieu qui a donné naissance à notre PARCOURS et où des milliers de jeunes ont maintenant leurs yeux fixés, à cause de l'importance de notre mère dans leur vie. La présence de Marie dans la vie des jeunes de la JMV dans de nombreuses régions du monde ou dans toute association Mariana, qui collaborent à la construction du projet de Dieu, ont confiance qu'un monde meilleur est possible.

Je remercie le Seigneur, de nous avoir permis de nous retrouver ce jour, et pour la présence de chacun de vous grâce à quoi cette Rencontre s’est matérialiser.

Nous sommes unies par une tâche: «Accompagner les jeunes et les conseillers de différents pays", dans des réalités différentes, des situations, des âges, des rêves et des espoirs opposés, pour trouver le chemin de la joie, du bonheur, au service des plus défavorisés; collaborant dans le projet d'amour que Jésus nous a confier. Durant ces jours, nous partagerons la vie, nos expériences de travail et nos préoccupations; avec la même foi en Jésus-Christ qui nous invite à être avec les petits, les vulnérables, ceux qui peuvent tomber dans l'exclusion, non seulement pour leurs préoccupations et leurs idées, mais sinon parce que c'est une tendance dans le monde; exclure les jeunes.

L’exhortation du début, nous indique comment Isaïe appelle Assyrie "bâton" et "canne" deux signes pour une ville. Le Prophète veut que les gens prennent conscience du sens, qu’ils donnent à leur vie. Mais, pourquoi un bâton? Le bâton sert à punir, par manque de responsabilité, de respect, pour désobéissance, de qui?, Du peuple. Méprisant et infidèle. Pourquoi la canne? La canne a un sens positif: parce que accompagne qui se déplace, aide à aller de l'avant, à enlever ce qui peut nuire sur la route, à se pousser, permet de s’appuyer en cas de fatigue, et tout cela pour ne pas rester figé à la même place.

Que Jésus soit comme notre canne pour nous aider à suivre, à continuer, à nous appuyer pour avancer, aller de l'avant malgré les difficultés que nous pouvons rencontrer, c'est à dire: Il n’est pas question de nous perdre en chemin ou faiblir. La lecture d'aujourd'hui nous invite à renforcer notre parcours dans la fidélité à Jésus. Et en ce moment dans lequel nous nous trouvons, de renforcer l’accompagnement des jeunes, que Jésus sois notre canne et nous la canne des jeunes.

Dans la même ligne, dans l'Évangile: Jésus ne prend pas seulement en compte ceux qui basent leur sécurité sur leur intelligence, leurs dons; mais aussi les plus petits, ceux qui ouvrent leur cœur à la parole, à son mystère, son dessein d'amour et de dévouement. À l'époque de Jésus, la nouveauté qu’apportait l’Évangile, ne fut pas facile à accepter et comprendre, parce qu’elle venait du fils du charpentier. Cela confirme le choix du Père. Cette même réaction est commune chez l'homme d'aujourd'hui, qui exclue Dieu de son existence, parfois consciemment et des fois aussi inconsciemment; l'homme qui rejette Dieu se renferme sur sa propre opinion, il ne sait pas trouver le vrai chemin du bonheur. Ce chemin du bonheur se doit d’être promu, c'est-à-dire aider les jeunes à trouver le chemin, et en les aidants, nous nous aidons aussi !

Je vous encourage à prêter une attention particulière avec tous ceux qui ont répondu à l'appel, nous qui sommes ici. Pour pouvoir mieux nous entraider et partager nos expériences, et nos efforts. Ouvrons notre esprit et notre cœur au partage, laissons-nous connaître et apprenons des autres; ne soyons pas comme les rois de Juda : Achaz et Ézéchiel, comme dit la lecture du prophète Isaïe, qui ont préféré rechercher la sécurité dans leurs idées et ont oublié que le Royaume de Dieu implique: effort, ouverture, un nouveau regard, une nouvelle écoute, de nouveaux défis, parler de nouvelles réalités.

Je sais que la langue peut être une de nos frontières, mais nous avons une langue qui n'a pas de frontières, qui est le langage de l'amour; qui nous invite à briser les frontières mentales pour être des gens plus humains avec une attitude d'accueil des autres, afin de ne pas perdre l'espoir d’un lendemain meilleur. Sa Sainteté le Pape François invite les jeunes à ne pas être à la file d’attente, mais plutôt en première ligne. Pour assumer les engagements réels élaborés par le plan de Dieu. Restons tous première ligne.

Que l'Esprit Saint nous illumine, et notre Mère, la Vierge Marie, en tant que mère nous fortifie, nous encourage à continuer à servir avec joie!