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Frédéric Ozanam

Frédéric Ozanam

Au lendemain des guerres napoléoniennes, la famille Ozanam s’établit provisoirement en Italie. Frédéric Ozanam est le 5e de 14 enfants dont 4 seulement ont survécu ; mais c’est à Lyon, d’où la famille est originaire, qu’il passe son enfance et son adolescence (1816-1830). Au collège Royal, l’abbé Noirot forme Frédéric à la réflexion personnelle, à la philosophie, à la rigueur intellectuelle et lui fournit les repères pour structurer son intelligence, sa vie, sa foi.

Bachelier (1819), Frédéric embrasse la carrière universitaire à Lyon, puis à Paris, logeant chez le savant André-Marie Ampère. Il est licencié-es-lettres (1825), docteur en droit (1836), docteur-es-lettres (1839) avec une thèse sur Dante et la Philosophie catholique au XIIIe siècle, agrégé de Lettres (1840), professeur titulaire de littérature à la Sorbonne (1846). Frédéric est un laïc chrétien engagé qui met son intelligence et sa foi au service de la vérité. La Conférence d’histoire, les cours magistraux à la Sorbonne, les leçons en province et à l’étranger, les publications scientifiques, comme les Conférences de Notre Dame de Paris par le Père Lacordaire, tendent à démontrer la vérité du christianisme dans l’environnement culturel, social, politique né des institutions de la République.

Des courants laïques reprochent aux jeunes de la Conférence d’histoire de parler au lieu d’agir. Pour relever le défi, six d’entre eux dont Frédéric, vont lancer la conférence de Charité le 23 avril 1833. Ils ont entre 19 et 23 ans, Frédéric a 20 ans. Emmanuel Bailly du journal La Tribune Catholique sera leur guide, Sœur Rosalie Rendu, fille de la charité, leur conseillère. Être amis pour aimer ; témoigner de la justice et de la miséricorde dans la ligne de Saint Vincent de Paul. Pour ce faire, il faut se donner à Dieu, lui dire un oui sans réserve et se laisser aimer et guider par lui.

Le 23 juin 1841 Frédéric épouse Amélie Soulacroix, fille du Recteur de l’université de Lyon. Ils ont une fille, Marie. Le foyer est - aux dires des contemporains - exemplaire et la famille constitue une petite Église (cf. sa correspondance). Le travail universitaire, l’engagement militant et les obligations de sa vie de famille provoquent un surmenage et ébranlent sa santé. Frédéric tombe gravement malade à Pise. Rapatrié d’urgence en France, il meurt à Marseille le 8 septembre 1853 après avoir livré le secret de sa vie (cf. sa Prière de Pise).

Le vendredi 22 août 1997 dans le cadre des 12e Journées Mondiales de la Jeunesse et en la cathédrale Notre-Dame de Paris, Jean-Paul II béatifie Frédéric Ozanam.

Sa fête se célèbre le 9 septembre.