Célébration «Ta parole, Seigneur est une lampe pour mes pas» Parole de Dieu Homélie Notre frère, Edmond Ancel, se présente aujourd’hui devant le Seigneur, en serviteur bon et fidèle, avec les mains pleines des biens et dons que le Maître lui avait confié à sa naissance et qu’il a fait fructifier au cours de sa carrière terrestre. Seigneur, tu m’avais confié des talents ; voici d’autres que j’ai gagnés Les biens reçus de Dieu : une longue Vie de 83 années, une Foi solide, une Vocation bien enracinée, en sein de sa famille, en Lorraine, sa terre natale. Né le 4 novembre 1922 à Sainte Marie aux Chênes, en Moselle ; Edmond rentre dans la Congrégation de la Mission en 1940 et il sera ordonné prêtre le 5 avril 1947. De 1958 à 1961, notre cher Père Ancel est nommé à la formation des lazaristes ; d’abord ici, dans cette maison où nous nous trouvons, Notre Dame du Pouy (Dax) et ensuite à Saint-Lazare (Paris) C’est en ces lieux que j’ai eu la joie d’être initié par lui, à l’Écriture Sainte. Il m’a fait aimer la Parole de Dieu, par tout son être ; par son enseignement à la fois, simple et solide et par sa vie. Saint Vincent demandait à ses missionnaires de prêcher tout bonnement et simplement. Prêcher l’Évangile et rien d’autre, en le faisant comme Jésus-Christ : « Dieu est avec les simples et les humbles, il les assiste, il bénit leurs travaux, il bénit leurs entreprise. » (C. XII,23) Prêcher la Parole de Dieu et rien que la Parole de Dieu ! C’est là un trait du missionnaire dont saint Vincent disait qu’il est assisté et bénit de Dieu. Suivant les conseil de saint Paul à son disciple Timothée, le Père Ancel proclamait la Parole de Dieu, «à temps et à contre temps», par sa vie, par sa compétence, et toujours «avec patience et souci d’enseigner». Notre confrère, a fait «œuvre d’évangéliste», et il a bien «rempli son ministère». (cf. 2 Timothée 4,2 et 5) Durant quatre ans, (2000-2004) le P. Ancel a été aumônier du Berceau. Les pensionnaires, le personnel, ses confrères, et les filles de la charité, gardent un souvenir ému ces années passées au milieu d’eux, dans la simplicité et la discrétion. Les soeurs et le Séminaire Interne ont pu aussi bénéficier de ses cours bibliques. A la suite du psalmiste, et jusqu’à la fin de sa vie, notre cher confrère devait prier, j’en suis sûr, avec ces mots : « Ta parole, Seigneur est une lampe pour mes pas ». Nous qui l’avons connu et aimé, nous pouvons ajouter, que grâce à Edmond Ancel, cette même Parole est aujourd’hui une lampe pour les pas d’un grand nombre de ses frères dans le Christ. (Ps 119, 105) Notre frère Edmond, homme de paix, a vécu dans le silence et il est mort dans le silence. «Je m’abandonne à la volonté de Dieu» — disait-il —sans ajouter d’autres paroles, quelques jours avant sa mort. Aujourd’hui, le Seigneur lui dit au seuil de la Maison du Père : Edmond, «viens te réjouir avec ton Mâitre». En serviteur, notre frère s’avance en direction du Seigneur : Maître, tu m’avais confié quelques talents, voici encore d’autres que j’ai gagné… C’est bien, bon et fidèle serviteur. «Tu as été fidèle en peu de chose, sur beaucoup je t’établirai…» Paix et joie éternelle à toi, cher père et frère. Augustin Martinez c.m |