Père Pierre FAUC cm,
Directeur Provincial des F.D.L.C. de Paris,
Aumônier de la Maison-Mère, rue du Bac,
Confesseur et Visiteur des Maisons de Retraite de la Région Parisienne,
de 1966 à 2000
.

«Il y a des personnes, qui, en partant pour la Maison du Père, laissent un souvenir d’amour, d’espérance, de paix. Elles deviennent comme l’étoile du matin pour ceux et celles qui continuent à marcher comme des pèlerins de l’Absolu». Cette remarque de Dom Helder Camara, dépeint pleinement le témoignage laissé par le Père Pierre FAUC, témoignage que l’on peut parfaire en affirmant que sa vie semble avoir été guidée par cette recommandation de Jean XXIII : «Où que tu ailles, vas-y avec ton cœur !…»

Même si, en ce mois d’Août 2003, il y avait foule et bousculade à la Porte du Paradis, Saint Pierre a dû accorder la priorité à ce petit "Prêtre de la Mission", au bon sourire qui se présentait, ce 8 août 2003.

- Heureux es-tu, mon Fils, a-t-il dû s’écrier : le Martre du Ciel et de la terre t’a choisi pour refléter le vrai visage d’un Dieu-Amour. Durant les six années écoulées, durant lesquelles tu étais Directeur Provincial, ta sérénité, ta tolérance, ton regard positif sur les personnes et les événements, ont toujours créé un climat de paix, d’acceptation des différences et complémentarités.

Les Conseils Provinciaux à peine terminés, ta bonté l’emportait sur ta fatigue, et, la canne à la main, tu partais avec ton petit sac contenant "une petite douceur matérielle (grappe de raisin ou poire) et une petite douceur spirituelle (revue ou publication) — selon ta propre expression — douceurs destinées aux Sœurs malades signalées, hospitalisées dans
les hôpitaux voisins.

- Oui, Heureux es-tu, toi qui, ensuite, durant plus de 25 ans, toujours disponible, tu t’es montré le visiteur attendu et désiré des Sœurs du 140 et de celles des Maisons de Retraite de la Région Parisienne. Tu étais non seulement le porteur du Pardon de, Dieu, mais aussi le "frère", toujours à l’écoute des petites misères et peines des unes et des autres.

Ta gentillesse, ta charité fraternelle, ton humour n’avaient pas d’égal. Tu savais récolter auprès de tous, ainsi que dans les salles d’attente des Médecins, Dentistes, Coiffeurs… !… des anecdotes ou "mots pour rire" ! Oui, tu étais l’Ami ; qui n’engendrait pas la mélancolie…

- Oui, mon Fils, heureux es-tu, SERVITEUR FIDÈLE, a dû alors conclure St Pierre : tu es béni de mon Père ; reçois en héritage le Royaume qui t’a été préparé, car «on ne t’a jamais entendu dire du mal de ton prochain»….

Réflexion d’une Fille de la Charité
de l'ancienne Province de Paris