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Père
Pierre FAUC cm, «Il y a des personnes, qui, en partant pour la Maison du Père, laissent un souvenir damour, despérance, de paix. Elles deviennent comme létoile du matin pour ceux et celles qui continuent à marcher comme des pèlerins de lAbsolu». Cette remarque de Dom Helder Camara, dépeint pleinement le témoignage laissé par le Père Pierre FAUC, témoignage que lon peut parfaire en affirmant que sa vie semble avoir été guidée par cette recommandation de Jean XXIII : «Où que tu ailles, vas-y avec ton cur ! » Même si, en ce mois dAoût 2003, il y avait foule et bousculade à la Porte du Paradis, Saint Pierre a dû accorder la priorité à ce petit "Prêtre de la Mission", au bon sourire qui se présentait, ce 8 août 2003. - Heureux es-tu, mon Fils, a-t-il dû sécrier : le Martre du Ciel et de la terre ta choisi pour refléter le vrai visage dun Dieu-Amour. Durant les six années écoulées, durant lesquelles tu étais Directeur Provincial, ta sérénité, ta tolérance, ton regard positif sur les personnes et les événements, ont toujours créé un climat de paix, dacceptation des différences et complémentarités. Les Conseils Provinciaux à peine terminés, ta bonté
lemportait sur ta fatigue, et, la canne à la main, tu partais
avec ton petit sac contenant "une petite douceur matérielle
(grappe de raisin ou poire) et une petite douceur spirituelle (revue ou
publication) selon ta propre expression douceurs destinées
aux Surs malades signalées, hospitalisées dans - Oui, Heureux es-tu, toi qui, ensuite, durant plus de 25 ans, toujours disponible, tu tes montré le visiteur attendu et désiré des Surs du 140 et de celles des Maisons de Retraite de la Région Parisienne. Tu étais non seulement le porteur du Pardon de, Dieu, mais aussi le "frère", toujours à lécoute des petites misères et peines des unes et des autres. Ta gentillesse, ta charité fraternelle, ton humour navaient pas dégal. Tu savais récolter auprès de tous, ainsi que dans les salles dattente des Médecins, Dentistes, Coiffeurs ! des anecdotes ou "mots pour rire" ! Oui, tu étais lAmi ; qui nengendrait pas la mélancolie - Oui, mon Fils, heureux es-tu, SERVITEUR FIDÈLE, a dû alors
conclure St Pierre : tu es béni de mon Père ; reçois
en héritage le Royaume qui ta été préparé,
car «on ne ta jamais entendu dire du mal de ton prochain»
. Réflexion dune Fille de la Charité |