Rapport 2003

du Père Pedro OPEKA cm

 

Comme chaque année, FAMVIN publie le Rapport d'acitivités du Père Pedo OPÉKA cm et les appels qu'il nous lance pour les plus démunis de Madagascar.

Tananarive, le 1.12.2003

Chers amis !

Encore une année qui s’achève. C’est pourquoi nous voulons partager avec vous, chers amis, nos joies et nos peines que nous avons rencontrées durant l' année 2003. Permettez-moi de vous dire en quelques lignes qu’elle est la situation du pays, après la grave crise politique et économique, qui l’a secoué pendant 6 mois lan dernier. Le pays est devenu maintenant plus calme. Cela ne veut pas dire que tous les problèmes sont résolus (vols de bœufs et corruption). La pauvreté, la misère n'est pas encore disparue. Il semble pourtant que les nouveaux dirigeants du pays, après avoir obtenu la reconnaissance internationale, commencent à prendre "les choses en mains". Plusieurs décisions ont été déjà prises et nous espérons qu’elles auront un impact positif sur la marche du pays et la vie des gens.

Des décisions prises par le Gouvernement et en vigueur à partir du 1. sept. 2003, donnent aux étrangers la possibilité d’acheter de l’immobilier (3 hectares de terrain) et d’investir (au moins pour 500 mille dollars) pour réaliser des projets. Parlement et Sénat ont accepté la proposition du Gouvernement de supprimer les taxes douanières et les impôts sur les articles d’importation, surtout sur ceux qui peuvent aider le développement du pays et améliorer ainsi le niveau de vie des gens. Il s’agit des matériaux de construction, machines agricoles et éléctro-ménagères, appareils électroniques qui sont détaxées.

Mais les investisseurs locaux s’inquiètent et se demandent : pourront-ils concurrencer ceux de l’extérieur (français, américains, chinois), qui ne se pressent pas tellement, au moins, pour le moment. Tout cela a provoqué, certes, pas mal de remous dans le pays, car la terre est “sacrée”, et elle ne devrait pas être vendue, surtout aux étrangers. Les partis politiques d’opposition critiquent aussi cette décision en disant que le pays deviendra de nouveau une colonie. Par contre, la décision que tous les enfants doivent aller à l’école et que chaque enfant ait son kit scolaire a été reçue, bien sûr, avec satisfaction.

Dans cette nouvelle situation nous avons continué notre travail. Bien sûr, les choses ne peuvent pas changer tout de suite. La misère a été trop grande et trop profonde pour qu’elle puisse être déracinée en peu de temps. Le but principal d'Akamasoa est pourtant le déracinement de la pauvreté, et que ces familles - les anciens de la rue et de la décharge municipale - puissent devenir vraiment autonomes et vivre dignement. Mais pour y arriver, cela demande beaucoup de temps et Surtout beaucoup de bonne volonté de la part des gens eux-mêmes. Nous sommes persuadés que cela peut se réaliser, si l’économie du pays commence à démarrer.

Avec votre aide, chers amis, nous avons pu construire cette année :

- 76 maisons et 85 logements plus petits pour les familles, qui vivaient jusqu’à maintenant dans les cases provisoires. Durant l’année nous avons construit 4 salles de classe et agrandi le Gymnase qui sert chaque dimanche pour la prière de la communauté
chrétienne.

- La tribune du stade St Pierre à Akamasoa a vu le jour ; et 500 mètres de route ont été pavés.

- 6 écoles dans la région de Fianarantsoa et Vangindrano, et l’électrification des villages d’Ambaniala et d’Antaninarenina.

- Nous avons continué aussi le reboisement à Antolojanahary (20 mille pins et eucalyptus).

- Un nouveau clocher. Les 3 cloches sonnent 3 fois par jour (à 6 h. du matin, à midi et à 6 h. du soir). Pour les gens pauvres les cloches servent de montre.

Le nombre de gens dans nos centres a augmenté de 100 personnes. C’est sont les sans abris de la Capital, qui nous ont été envoyés par la Commune Urbaine de Tananarive. Nous avons accepté ces personnes en difficulté pour montrer l’énième fois la disponibilité d’Akamasoa à éradiqué la pauvreté extrême et manifester toujours notre disposition de travailler avec le Pouvoir en place. Nous attendons la même disponibilité du Pouvoir à l’égard de notre action de développement.

Notre grand souci sont les enfants et les jeunes. Ils grandissent vite. Depuis le commencement nous avons fait porter nos efforts sur leur scolarisation. Chaque famille vivant au sein d’Akamasoa s’engage d’envoyer ses enfants à l’école où ils reçoivent aussi l’éducation nécessaire.

Nous sommes très heureux que l’année scolaire 2002-03 a été bonne. La réussite au CEPE de nos écoliers a été presque 100 % et au BAC 84 % (sur 26 - 22 reçus).

Bien sûr, beaucoup de travail à faire nous attend encore : comment assurer à tous ces jeunes un avenir meilleur, c’est à dire, la continuation de leurs études et ensuite pour qu’ils trouvent du travail ? Si le nouveau Pouvoir tient ses promesses, nous espérons que la conjoncture du pays changera d’ici peu de temps. Mais pour le moment, il faut continuer la lutte.

Permettez-moi, chers amis, de vous dire quels sont nos projets pour l’année 2004 :

— Dans nos centres il y a encore toujours 400 familles, qui vivent
dans les cases en bois et nous voulons leur procurer un meilleur "chez soi'". C’est pourquoi nous voudrions construire 90 nouveaux logements.
— La construction de 4 nouvelles salles de classe à Andralanitra et faire 200 nouvelles tables-bancs pour nos écoles ; 4 nouvelles salles de classe à Mahatsara et 3 salles de classe à Antolojanahary et l’agrandissement du stade de basket de Cité-Akarnasoa
— Construction du le Centre Hospitalier de Manantenasoa,
— Le salaire de 6 médecins et 15 aide-soignantes pour Vannée ;
— Nous envisageons la construction de la Bibliothèque à Manantenasoa et à Mahatsara,
— L’amélioration des cantines scolaires d’Andralanitra, Manantenasca, Mahatsara ;
— Nous prévoyons aussi la construction de 5 écoles publiques à Fianarantsoa et dans la région de Vangaindrano ;
— Un centre de vacances pour nos 7000 enfants scolarisés ;
— L’amélioration de l’infrastructure routière, surtout une route d' un km pour faciliter l’accès au village de Bemasoandro.
— L’eau potable pour le village de Mahatsara ;
— La rénovation du terrain de football de Bemasoandro et la construction du terrain de basket à Antolcjanahary, à Manantenasoa et en Andranilanitra.
— La formation humaine de nos jeunes et le renforcement des groupes de prières pour qu’ils deviennent "le levain" pour les autres.

Voici nos projets et nos soucis. Nous souhaitons de tout cœur que ces projets se réalisent ! C’est pourquoi, je vous invite, chers amis, à rester avec nous I Ensemble nous pouvons faire de belles choses et ainsi diminuer la pauvreté dans cette partie du monde et donner surtout aux jeunes la possibilité d’une vie meilleure.

Merci d’avance, chers amis, pour tout ce que vous allez faire. Bonne fête de Noël et une bonne et heureuse année 2004

Père Pedro OPEKA

Association humanitaire AKAMASOA