Tananarive, le 1.12.2003 Chers amis ! Encore une année qui sachève. Cest pourquoi nous voulons partager avec vous, chers amis, nos joies et nos peines que nous avons rencontrées durant l' année 2003. Permettez-moi de vous dire en quelques lignes quelle est la situation du pays, après la grave crise politique et économique, qui la secoué pendant 6 mois lan dernier. Le pays est devenu maintenant plus calme. Cela ne veut pas dire que tous les problèmes sont résolus (vols de bufs et corruption). La pauvreté, la misère n'est pas encore disparue. Il semble pourtant que les nouveaux dirigeants du pays, après avoir obtenu la reconnaissance internationale, commencent à prendre "les choses en mains". Plusieurs décisions ont été déjà prises et nous espérons quelles auront un impact positif sur la marche du pays et la vie des gens. Des décisions prises par le Gouvernement et en vigueur à partir du 1. sept. 2003, donnent aux étrangers la possibilité dacheter de limmobilier (3 hectares de terrain) et dinvestir (au moins pour 500 mille dollars) pour réaliser des projets. Parlement et Sénat ont accepté la proposition du Gouvernement de supprimer les taxes douanières et les impôts sur les articles dimportation, surtout sur ceux qui peuvent aider le développement du pays et améliorer ainsi le niveau de vie des gens. Il sagit des matériaux de construction, machines agricoles et éléctro-ménagères, appareils électroniques qui sont détaxées. Mais les investisseurs locaux sinquiètent et se demandent : pourront-ils concurrencer ceux de lextérieur (français, américains, chinois), qui ne se pressent pas tellement, au moins, pour le moment. Tout cela a provoqué, certes, pas mal de remous dans le pays, car la terre est sacrée, et elle ne devrait pas être vendue, surtout aux étrangers. Les partis politiques dopposition critiquent aussi cette décision en disant que le pays deviendra de nouveau une colonie. Par contre, la décision que tous les enfants doivent aller à lécole et que chaque enfant ait son kit scolaire a été reçue, bien sûr, avec satisfaction. Dans cette nouvelle situation nous avons continué notre travail. Bien sûr, les choses ne peuvent pas changer tout de suite. La misère a été trop grande et trop profonde pour quelle puisse être déracinée en peu de temps. Le but principal d'Akamasoa est pourtant le déracinement de la pauvreté, et que ces familles - les anciens de la rue et de la décharge municipale - puissent devenir vraiment autonomes et vivre dignement. Mais pour y arriver, cela demande beaucoup de temps et Surtout beaucoup de bonne volonté de la part des gens eux-mêmes. Nous sommes persuadés que cela peut se réaliser, si léconomie du pays commence à démarrer. Avec votre aide, chers amis, nous avons pu construire cette année : - 76 maisons et 85
logements plus petits pour les familles, qui vivaient jusquà
maintenant dans les cases provisoires. Durant lannée nous
avons construit 4 salles de classe et agrandi le Gymnase qui sert chaque
dimanche pour la prière de la communauté - La tribune du stade St Pierre à Akamasoa a vu le jour ; et 500 mètres de route ont été pavés. - 6 écoles dans la région de Fianarantsoa et Vangindrano, et lélectrification des villages dAmbaniala et dAntaninarenina. - Nous avons continué aussi le reboisement à Antolojanahary (20 mille pins et eucalyptus). - Un nouveau clocher. Les 3 cloches sonnent 3 fois par jour (à 6 h. du matin, à midi et à 6 h. du soir). Pour les gens pauvres les cloches servent de montre. Le nombre de gens dans nos centres a augmenté de 100 personnes. Cest sont les sans abris de la Capital, qui nous ont été envoyés par la Commune Urbaine de Tananarive. Nous avons accepté ces personnes en difficulté pour montrer lénième fois la disponibilité dAkamasoa à éradiqué la pauvreté extrême et manifester toujours notre disposition de travailler avec le Pouvoir en place. Nous attendons la même disponibilité du Pouvoir à légard de notre action de développement. Notre grand souci sont les enfants et les jeunes. Ils grandissent vite. Depuis le commencement nous avons fait porter nos efforts sur leur scolarisation. Chaque famille vivant au sein dAkamasoa sengage denvoyer ses enfants à lécole où ils reçoivent aussi léducation nécessaire. Nous sommes très heureux que lannée scolaire 2002-03 a été bonne. La réussite au CEPE de nos écoliers a été presque 100 % et au BAC 84 % (sur 26 - 22 reçus). Bien sûr, beaucoup de travail à faire nous attend encore : comment assurer à tous ces jeunes un avenir meilleur, cest à dire, la continuation de leurs études et ensuite pour quils trouvent du travail ? Si le nouveau Pouvoir tient ses promesses, nous espérons que la conjoncture du pays changera dici peu de temps. Mais pour le moment, il faut continuer la lutte. Permettez-moi, chers amis, de vous dire quels sont nos projets pour lannée 2004 :
Voici nos projets et nos soucis. Nous souhaitons de tout cur que ces projets se réalisent ! Cest pourquoi, je vous invite, chers amis, à rester avec nous I Ensemble nous pouvons faire de belles choses et ainsi diminuer la pauvreté dans cette partie du monde et donner surtout aux jeunes la possibilité dune vie meilleure. Merci davance, chers amis, pour tout ce que vous allez faire. Bonne fête de Noël et une bonne et heureuse année 2004 Père Pedro OPEKA Association humanitaire AKAMASOA |