CAMEROUN25 ans de présence de la Congrégation de la Mission
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Le Père Claude LAUTISSIER, envoyé par le Visiteur de Paris, a participé à la célébration des 25 ans de présence de la CM au Cameroun et a accompagné la retraite des confrères de la Région. Il nous livre ici ses impressions. |
Les étudiants repartent pour leurs cours, on range les restes de la fête. Pour nous ce sera la semaine de la retraite des confrères.
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Vers 14 h 30, nous partons pour Obout, au sud de Yaoundé au-delà de Mbalmayo, en pleine forêt. Nous faisons une brève halte pour voir le terrain de Fakélé, planté de palmiers de rapport.
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Nous sommes accueillis par les Trappistines. Le Monastère Notre-Dame de Granselve-Obout est un petit monastère de huit sœurs avec un Trappiste comme aumônier et un Frère. Il y a quelques années, les Sœurs ont été attaquées par des bandits, qui les ont dévalisées, elles sont restées très craintives. Pour vivre, elles font des confitures, des cartes et reçoivent des groupes.
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L’hôtellerie entoure un patio fleuri, les chambres sont agréables, les repas également. Le démon de l’eau nous poursuit, la Sœur nous dit que nous en manquerons, mais il y en eut tout de même. C’est plutôt l’électricité qui fit défaut ; le groupe électrogène est mis en route par intermittence ; le courant sera coupé à 20 h 15… Ce qui nous donne des nuits copieuses ; alors la forêt bruisse d’insectes de toute part, le paresseux crie en montant à son arbre. |

Les confrères, prêtres et diacres, sont au nombre de 16. Bien sûr, nous gardons le silence y compris durant les repas. Le climat de la retraite est recueilli. Le matin, nous nous retrouvons entre nous à l’oratoire pour les laudes et l’oraison. Les vêpres et les complies sont célébrées avec les Sœurs. Nous avons deux entretiens par jour, le matin et l’après-midi. Le thème de la retraite est «L’appartenance au Christ» — «Dans la vie comme dans la mort, nous appartenons au Seigneur.»(Rom. 14, 8) :
J’appartiens au Christ
Les conditions de l’appartenance au Christ
J’appartiens au Christ dans la Compagnie (Charisme)
J’appartiens au Christ par les vœux de la Compagnie
J’appartiens au Christ par la Pauvreté
J’appartiens au Christ par l’Obéissance
J’appartiens au Christ par la Chasteté
La Fidélité à l’appartenance.
Un matin, éclate un gros orage ; au plus fort de la pluie qui bat les toiles du toit, il est impossible de parler, il faut interrompre la conférence. Pour le dernier repas Emmanuel a prévu une petite fête,
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pour ceux qui ont franchi cette année une étape importante, ordination ou vœux.
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Trois jours de retraite, c’est bien court. Mais nous nous sommes sentis en communion profonde les uns et les autres, désireux d’appartenir au Christ et à la Compagnie, toujours plus et toujours mieux, dans la perspective de la nouvelle étape qui s’ouvre après ce premier quart de siècle.
Avant la dispersion, nous célébrons la messe avec les Sœurs, le Père Trappiste nous demande de dire un petit mot d’homélie… Ça change un peu les Sœurs... C’est pour moi l’occasion de clôturer la retraite en évoquant la fidélité.
Nous quittons Obout à plusieurs voitures pour retrouver Yaoundé. Le trajet est agréable, la route est bonne. Marcellin est des nôtres. Tout le long, les riverains installent de petits étalages : quelques bananes, des papayes, des tomates, des ananas, des œufs ou des objets de leur fabrication. Après quelques affaires à Yaoundé-centre, nous arrivons à Nkolafëmë pour le déjeuner. L’après-midi est calme.
Samedi 3 décembre
Après les Laudes, l’Eucharistie et le petit-déjeuner, c’est le temps des adieux aux Confrères et aux étudiants de Nkolafëmë. C’est un peu émouvant de se quitter après quinze jours passés ensemble. Les étudiants partent pour leurs cours, Emmanuel et moi partons pour Bafoussam.
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Il fait beau, la sortie de Yaoundé se fait sans difficulté pour prendre la route du nord. Nous sommes encore dans la forêt. Nous passons près d’Obala. Après Ebebda, la route traverse un immense fleuve, la Sanaga, je crois, sur un immense pont ; c’est grandiose. À partir de là, le paysage change, nous entrons dans une zone de demie savane. Nous traversons Bafia, Makénéné, Bangangté, avec leurs marchés grouillants et typiques. Nous achetons quelques fruits pour les Confrères.
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Vers midi nous arrivons à Bafoussam ; encore quelques emplettes et les Confrères nous accueillent dans leur nouvelle maison, un petit pavillon en location. Nous prenons le verre de la fraternité et déjeunons ; la cuisinière a mis les petits plats dans les grands.
L’Évêque vient de confier à la Compagnie une paroisse, Notre-Dame du Carmel. Deux confrères Damien, diacre et Jean-Paul travaillaient déjà à Bafoussam depuis un an ou deux. Sont venus les rejoindre en octobre dernier, Clément, le curé, Joseph, diacre qui assure des cours de religion dans un lycée privé de la ville et Georges, Frère, chargé de la pastorale des jeunes et des mouvements vincentiens. La paroisse, en périphérie de la ville, compte deux lieux de culte. Ce sont deux baraques de planches et de tôles au sol de terre battue. L’Évêque, sans doute, caresse l’espoir que la Congrégation construira ces deux églises… L’une d’elle est déjà ébauchée, mais les travaux sont arrêtés.
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L’après-midi, Georges me fait visiter les alentours de leur quartier, le chantier abandonné de l’église dont les plans ont fière allure, la baraque-chapelle. Là, un groupe de servants de messe d’une vingtaine de garçons et filles, est réuni pour une formation, à la fois chrétienne et pratique ; l’équipe des lecteurs prépare la liturgie de la Parole du lendemain avec une religieuse. Nous apercevons une école technique toute neuve construite par les religieuses, qui attend son autorisation d’ouverture.
Damien vient alors nous rejoindre et nous emmènent, le Frère Georges et moi, visiter l’autre partie de la paroisse au-delà d’un petit talweg. Ce quartier de la ville est plus dense que celui où résident les Confrères. L’église est également logée dans une baraque, un peu en déclivité, couverte de tôles et fermée de planches ; un terrain assez spacieux l’entoure et permettra le moment venu — plutôt le financement venu — de construire une église assez grande pour ce quartier. |
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Nous partons ensuite faire le tour de la ville conduits par Damien qui la connaît bien. Nous visitons d’abord la paroisse voisine, dotée, elle, d’une grande église et de locaux annexes importants. La messe dominicale anticipée va commencer, les chrétiens affluent, les chants rythmés se préparent. Nous allons au presbytère saluer le curé, malheureusement absent.
Bafoussam est une grande ville, chef-lieu de la région. Nous en faisons le tour. Le souvenir que vous garderez de Bafoussam et celui de ses chaussées défoncées, pleines et trous et de bosses, heureusement nous sommes en saison sèche ; c’est du slalom et du tape-cul. Quelle impéritie de la part de la municipalité ! Il fait déjà noir.
Nous allons jusqu’à la cathédrale, bâtiment modeste, entouré des services diocésains et de la Procure.
Nous rentrons… tout doucement dans les embouteillages, il y a plein de monde sur les trottoirs et dans les magasins. Nous arrivons à la maison pour les vêpres avec la Communauté suivies du repas. Nous regardons les nouvelles données à la fois en français et en anglais. Je me retire dans ma chambre, les confrères restent encore un peu devant la télévision.
Tout à coup, des cris, des hurlements de chiens, des coups de sifflet stridents, des cris de femmes… Emmanuel vient me dire que des bandits ont assassiné une femme dans la rue devant la maison. Les confrères sont partis courageusement à la poursuite des agresseurs et au secours des victimes, une femme se tord d’angoisse sur l’herbe : son mari, qui rentrait du travail avec sa paie de la semaine, a été agressé, menacé d’un couteau et délesté de son argent. Mais personne n’a été assassiné et les voleurs courent toujours et sans doute pour longtemps. Ce fut une soirée mouvementée. L’insécurité, paraît-il, se développe de plus en plus dans le pays.
C’est le deuxième dimanche de l’Avent.
Les confrères assurent deux messes, chaque dimanche, dans chacune des chapelles. La première est célébrée à 7 h. 00 dans l’annexe que nous avons visitée dans l’autre partie de la paroisse. Il fait presque frisquet. Le local est déjà plein quand nous arrivons. Il faut tout apporter pour célébrer, car on ne peut rien laisser dans cette baraque. Chacun s’affaire. Les servants de messe sont de jeunes adolescentes très belles, le regard baissé, les gestes lents, recueillies ; ce vers romantique de Lamartine leur conviendrait bien : «Et sur leurs seins naissants croisent leurs doigts pieux.» Elles sont un peu les coryphées de la fête.
La messe commence. C’est le Père Clément qui préside. Les chants fusent, chantés en dansant, accompagnés des instruments de percussion africains ; les gens sourient, ont l’air heureux de célébrer leur Seigneur ; c’est la joie, c’est la fête. Les Africains ont cette chance sur nous de savoir montrer la joie de leur foi.
L’homélie de Clément commence doucement, puis se fait plus vigoureuse et interpellante : l’Avent c’est l’attente, c’est la conversion pour l’accueil de Jésus qui vient. Sur quoi doit porter cette conversion ? Ce sont les gens de l’assemblée qui répondent, adultes, jeunes et enfants. Les questions s’enchaînent, les réponses aussi. C’est très vivant et vrai.
Credo, prière universelle, offrandes matérielles…
Au Sanctus, à la communion les chorales se déchaînent. Celle de gauche, composée de jeunes est dirigée par une petite fille — elle peut avoir 9 ou 10 ans — avec beaucoup de «métier».
Les annonces sont faites par le Président de la paroisse, un laïc, enseignant et père de famille. Il y a plein d’activités, de réunions, etc. Nos confrères ont de quoi s’occuper et de quoi développer.
Comme toutes les messes, celle-ci se termine devant la chapelle, on se salue, on cause ; des animatrices mettent en route des rondes pour les petits, l’une d’elles m’y entraîne… vous devinez la suite !
Il faut se hâter, la seconde messe est à 9 h. 00.
La baraque est pleine comme la première. L’atmosphère est tout aussi fervente et vivante, avec une petite pointe de différence que je ne sais définir. Le célébrant est Emmanuel, l’homélie sera donnée par le diacre Damien. Les clercs sont ici garçons et filles. La chorale est dynamique et entraînante.
La particularité de cette messe dominicale est la présence d’un groupe important d’enfants sourds et muets, pensionnaires d’un établissement spécialisé voisin. Ils ont tous les âges. Tout ce qui se dit à la célébration est traduit en gestes par une animatrice : oraisons, lectures, homélie, prière universelle, etc. Les oreilles sont absentes, mais les regards sont intelligents qui perçoivent le message.
L’homélie de Damien est structurée et solide. L’attention est grande, y compris chez les fidèles que nous apercevons au dehors car à l’intérieur la place manque.
Le soleil est haut quand nous sortons. Il fait chaud. Nous regagnons la maison toute proche en grimpant au travers des champs de haricots, ces gros « beans » rouges, bientôt bons pour la récolte.
Le repas est festif ; j’ai bien conscience que ce n’est pas tous les jours comme ça et suis rempli de confusion, mais, disent les confrères, nous en profitons aussi.
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Après la courte sieste réglementaire, Emmanuel veut bien m’emmener à Dschang, à 50 km de Bafoussam, où nos Sœurs, Filles de la Charité, tiennent un hôpital. Dschang est le berceau de la Compagnie au Cameroun, c’est là que les Sœurs de Suisse sont arrivées en 1970. La Sœur servante est polonaise, la directrice de l’hôpital est italienne, les autres espagnoles, brésiliennes, camerounaises. |
Les bâtiments sont sur les hauteurs de la ville. L’hôpital a des parties anciennes et deux bâtiments récents. Nous visitons différents services, bien tenus ; il y a la chirurgie, la médecine, la maternité, la gérontologie, les enfants mal nutris, et d’autres que je n’ai pas vus. Souvent des médecins ou des chirurgiens viennent d’Europe ou d’Amérique pour des campagnes d’opérations ou de soins divers. Les Sœurs sont enthousiastes ; elles ne se demandent pas si elles servent les pauvres, le Christ, à travers eux, est là à tout instant.
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Emmanuel rencontre Titus, un candidat à la Mission en stage à l’hôpital, dont les Sœurs disent grand bien.

Nous repartons, la nuit tombante. Nous arrivons ce soir encore pour les vêpres avec la Communauté.
Avant le repas, encore une petite fête… Emmanuel remet solennellement à Joseph, notre diacre, le diplôme de Bachelier en théologie, obtenu au Théologat de Ngoya. Bravo Joseph !
Quant à moi, Emmanuel m’offre un ventilateur… oui, dans la boîte d’origine. C’est une facétie, à l’intérieur, il a un magnifique tableau en lamelles de bois exotiques représentant la carte du Cameroun. Merci à Emmanuel et à tous les confrères. |
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La nuit est calme ce soir…
Après les Laudes, la Messe et le petit-déjeuner, c’est le temps de la dispersion. Les Confrères partent pour la journée à une réunion des prêtres de la Zone, Georges les y conduit. C’est le moment des adieux et des remerciements à cette équipe qui amorce une expérience missionnaire, à la suite de saint Vincent.
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Emmanuel et moi, nous préparons nous aussi notre départ. La route de Douala est longue et sinueuse. Nous traversons des régions montagneuses et dénudées. Le pays est plus riche et plus peuplé, on repère les maisons bamiléké à leurs toits en forme de pyramides. Il y a des plantations de café. Nous nous arrêtons à Bafang où, l’année dernière, Emmanuel et Philippe Lamblin sont tombés en panne, trois jours durant… |
Nous cherchons un restaurant pour déjeuner ; premier arrêt à Nkongsamba, ville épiscopale, puis plus loin sur la route. Enfin, un restauroute nous accueille, mais il faut téléphoner au cuisinier pour qu’il vienne préparer le repas.
Le paysage est bien différent. Nous longeons de vastes plantations de bananiers, de papayes, d’ananas, de palmiers à huile, etc. bien alignés. L’arrivée à Douala s’effectue sans problème ; Emmanuel connaît bien la ville. Nous nous arrêtons un long moment chez les Frères des Écoles Chrétiennes qui dirigent un grand collège technique. Nous y rencontrons notre confrère Joseph EPOK, en partance pour le Canada pour un séjour d’études.
Nous partons ensuite pour l’aéroport. La nuit est tombée. Il reste encore plusieurs heures avant l’envol pour Paris. Les démarches d’embarquement s’accomplissent facilement, mais la sueur dégouline de toute part, ma veste est trempée. Nous nous réfugions ensuite dans le bar climatisé. Ce sont les «ultima verba» avec Emmanuel à l’issu de ces quinze jours passés ensemble. Je lui suggère d’aller enfin se coucher après cette longue journée de route et dans la perspective du surlendemain où Marcellin sera ordonné diacre dans la chapelle privée du Cardinal Toumy, Archevêque de Douala. De mon côté, je gagne la salle d’embarquement, non sans avoir franchi encore quelques fourches caudines. Il y a encore quelques heures à attendre… même plus que je ne pensais, l’avion a presque deux heures de retard. Nous décollons vers 2 h. 00 du matin.
Le vol se passe très bien avec quelques heures de sommeil. Il est à peu près 8 h 00 quand nous atterrissons à Roissy. Formalités rapides, RER rapide aussi et vers 9 h.00 je me retrouve à Saint-Lazare.
Je veux dire un immense merci à Emmanuel pour ce séjour si bien préparé et pour le temps qu’il m’a consacré. Merci aussi à tous les Confrères de la Région : la «communion fraternelle» n’est pas un vain mot dans la Compagnie et sur tous les continents.
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La petite Compagnie est établie au Cameroun depuis 25 ans. Pour celui qui a été mêlé au démarrage, c’est presque incroyable. Combien de fois n’avons-nous pas été au bord du retrait, de l’abandon ; on nous le conseillait fort de bien des côtés (Curie généralice, Confrères du Zaïre, Filles de la Charité de Suisse, Œuvre du Bx-Perboyre). La Province de Paris, nous disait-on, n’a ni l’expérience, ni les hommes pour mener à bien un tel projet. Pensez donc… démarrer une mission en Afrique avec des Confrères de 75 ans (Hahn et Dulucq) et un jeune diacre sans expérience ! Tout cela nous l’avons entendu et finalement tout cela était vrai. Malgré tout, le projet fut maintenu en dépit des difficultés, des erreurs commises, du défaut de discernement, du coût de l’opération. Vingt cinq ans après — comme nous essayons de le faire — saint Vincent aurait relu l’événement en y voyant, sans doute possible, l’action de la Providence divine. Ce fut notre action de grâce et notre louange durant ces fêtes.
Action de la Providence, bien sûr… ! mais aussi engagement et abnégation totale des confrères des débuts et de ceux qui suivirent, sans lesquels rien n’eût été possible. D’aucuns sont morts : Limousin et Dulucq ; comment ne pas attribuer la fécondité d’aujourd’hui au sacrifice de sa vie que fit Paul LIMOUSIN ? D’autres ont pris des chemins différents. D’autres enfin sont toujours sur la brèche qui sont venus rejoindre les premiers, François BRILLET, Hubert LIGNÉE, Élie DELPLACE, Claudio OJEDA… puis tous nos confrères africains.
Grâce à eux, 25 ans après, la Compagnie tient la route au Cameroun, la mission appelle, des projets se dessinent, même s’il y a des zones d’ombre et des questions. Nos confrères expatriés vieilliront et quitteront le pays, mais la relève est là. Nos confrères africains sont pour nous un beau témoignage de fidélité et de résolution apostolique à la suite de saint Vincent. Ces 25 années qui commencent sont à eux.
Les anniversaires, les commémorations, ça sert à quoi ? Ces 25 années d’histoire de la Compagnie au Cameroun nous ont fait découvrir vraiment l’action de Dieu dans notre histoire et nous donnent, pour aujourd’hui et pour demain, une immense ESPÉRANCE.
Paris, le 26 décembre 2005
Claude LAUTISSIER cm
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