De Pékin à Lassa
5000 km sur les traces de Joseph GABET et d'Évariste HUC cm

En février prochain, Stéphanie HUC et Jean GUILLEMOT se proposent de refaire le périple de deux confrères Joseph GABET et d'Évariste HUC, de Pékin à Lassa, en 1844.

À partir de février, nous pourrons suivre ce voyage sur Internet sur <http://education.bleu-outremer.net> 

Pour connaître le voyage de GABET et HUC, on se reportera aux publications de Mme THEVENET  :

Joseph Gabet, Évariste Huc,
   Lettres de Chine et d'ailleurs : 1835-1860.

   paru en 2005, aux Indes Savantes.   voir

«Un lama du ciel d'Occident,
                                    Évariste HUC, 1813-1860»

   paru en 1989, chez Seghers,
   2004 chez Payot.    voir

Cl. L.

huc

Historique et contexte de mise en place du projet :

Lhassa, une destination mythique pour de nombreux explorateurs du XIXe siècle !
Encore aujourd'hui, cette ville demeure remplie de mystères.
Nous sommes en 1844 en plein cour de la Chine, à une époque où le contact entre ['Orient et l'Occident, était établi depuis des siècles par le commerce de la route de la Soie.

Carte
Tracé du voyage d'Huc et Gabet refait par Stéphanie et Jean
Alors que le Levant restait un mystère pour les occidentaux, quelques rares explorateurs et missionnaires, partirent à la découverte de ces contrées lointaines. Evariste Huc (Caylus 1813 - Paris 1860) et Joseph Gabet de l'ordre des lazaristes, partent pour la Tartane et le Tibet, pour aller

«de tente en tente, de peuplade en peuplade, jusqu'à ce que la Providence leur fasse connaître l'endroit où elle veut qu'il s'arrêtent pour commencer».

Les plus folles aventures vont commencer pour ces deux "étonnants voyageurs”. Ils s'adapteront à tous les milieux par où ils passent, adoptant chaque fois la langue (mandchou, chinois, tibétain, mongol), les vêtements, les usages, la cuisine et la manière de vivre. Avec beaucoup d'humour, Évariste Huc raconte ce voyage extraordinaire fait en grande partie à cheval, accompagnés de chameaux ou de yaks dans des regions hostiles et peu connues. Ce missionnaire, étudie chaque scène plus comme ethnologue qu'en homme religieux, et ramènera de cette aventure de nombreuses informations précieuses sur les régions traversées et les coutumes de ses habitants. Et c'est ainsi que, mêlés à une caravane de pèlerins rencontrée en route, le 20 janvier 1846, M. Huc et M. Gabet, costumés en lamas, arrivent à Lhassa, «après 18 mois de lutte contre des souffrances et des fatigues sans nombre». Ce seront les premiers Français à découvrir la capitale du Tibet (et à en sortir vivants).
Dans la cité interdite, on se précipite pour observer ces «lamas venus d'occident» originaires d'un pays inconnu...
A son retour, Évariste Huc écrira plusieurs ouvrages sur ses voyages qui le rendront célèbre.
C'est dans ce contexte que Stéphanie Huc, (avec un nom qui prédestinait déjà à ce voyage), et moi-même, décidons de partir vivre ce voyage hors du commun sur plusieurs mois, à travers la Chine, de Pékin à Lhassa.

Jean GUILLEMOT

Je suis en effet en train de préparer, avec mon compagnon, un voyage de 5000 km, qui se déroulera en Chine, à vélo et à cheval, avec un départ prévu en Février 2006, de Pékin. Cette expédition, suit les traces d'Evariste Huc, de Pékin à Lhassa, au Tibet. Elle sera à dimension humaine, sportive, culturelle, et éducative. Nous avons pour projet un partenariat avec l'éducation nationale, pour des échanges culturels entres des classes de la Réunion et des classes chinoises par le biais de notre site Internet éducatif, mais aussi une liaison avec les médias locaux et nationaux.
disposition.
Nous pensons filmer ce voyage pour partager cette aventure avec le plus de monde possible, et à notre retour essayer de le diffuser. Un livre, des conférences, et des expositions de photos sont aussi en projet.

Stéphanie HUC