La maison internationale de El Alto,
par Franc Pavlic, C.M. Vincentiana, mai-juin 2004 La maison des Pères Lazaristes de El Alto, Bolivie, est à 20 minutes de l'aéroport international de la capitale du pays, La Paz, et quelque 8 heures de la mission qui est déployée dans la zone rurale (limitrophe avec le Pérou). Durant la saison des pluies (qui dure trois mois) et celle "du blocage des routes" (deux mois environ), il n'est plus possible de communiquer entre la ville et la mission.
La racine de cette résistance est historique (la domination des patrons sur les indiens perdure) et politique (le syndicalisme local qui veut implanter un nouveau système cruel : une sorte de «communisme indigène»). Dans les années 50 du siècle dernier, quelques missionnaires de la Province du Pacifique d'alors, donnaient des missions itinérantes parmi les Aymaras et les Quechuas de notre zone rurale et de l'Altiplano. Quelques confrères ont travaillé dans les séminaires. Le premier missionnaire ayant travaillé dans l'actuelle zone de travail de la Maison Internationale de El Alto, a été le P. Manuel Blanco, C.M., espagnol. Il a été un véritable pionnier des Lazaristes ici, et travailla dans une immense étendue (Puetro Acosta, Umanata, Mocomoco et Italaque). Ses paroles et son caractère restent gravés dans le cœur et la mémoire des personnes, spécialement chez les catéchistes. Le P. Homero travailla à Italaque et le P. Aaron à Umanata. Deux ans plus tard, vint le P. Krzysztof Wreniak, Polonais, lequel commença à travailler à Mocomoco, mais avec l'arrivée du P. Rafal Brukarczyk, Polonais aussi, il changea son lieu de travail et il œuvre maintenant dans deux églises paroissiales, à El Alto, et avec la famille vincentienne du pays. Le P. Rafal travaille à Mocomoco. Avec l'arrivée du P. Abdo Eid, C.M., Libanais, la maison a un formateur depuis 1998. Le P. Homero quitte la mission fin 1999. Le P. Aaron, qui travaillait à Umanata jusqu'en 2001, fut nommé Directeur des Filles de la Charité du Mexique. Les deux derniers arrivés sont les P. Franc Pavlic, Slovène; et le P. Anibal Vera, Péruvien. Le premier travaille à Italaque et le second à Umanata, El Alto et la Famille Vincentienne. Actuellement, le P. Abdo se consacre à la formation ; Mocomoco est desservi par le P. Rafal ; Italaque par le P. Franc, et Umanata et El Alto par le P. Anibal. Deux confrères au moins manquent pour remplir les missions basiques de la Maison internationale: un pour la mission et un pour le travail pastoral dans la zone rurale. Voici les lignes d'action de notre travail : 1. L'éducation b) Deux centres alternatifs d'études secondaires, à Umanata et à Italaque, où nous préparons des jeunes et des adultes afin de leur faciliter l'accès à un meilleur travail dans l'avenir. Les jeunes qui viennent de communautés éloignées mangent et dorment dans nos centres. c) Par les garderies (à Umanata et Italaque) nous voulons aider les enfants en leur donnant une alimentation saine, en contribuant à l'amélioration de leur santé, de leur hygiène et de leur éducation préscolaire etc. Dans les réunions de parents, nous insistons sur l'importance de la famille et de l'éducation... d) À Mocomoco, le P. Rafal a lancé les premiers jalons avec la J.M.V. Des groupes de jeunes existent à Umanata et Italaque, ainsi que dans les deux églises de El Alto. Les trois paroisses de la zone rurale déploient de grands efforts pour la formation des catéchistes et des personnes qui demandent les sacrements... A Italaque, depuis cette année, existe aussi une équipe de football. Le missionnaire d'Italaque voulait, au moyen de l'éducation sportive des enfants et des jeunes (déjà plus de 70 enfants des différentes communautés), aider à dépasser les vieilles haines et les sanglantes disputes entre les communautés. 2. La Famille Vincentienne 3. Le travail pastoral Il faut souligner le travail du P. Abdo dans le séminaire diocésain, ainsi que son travail dans la pastorale des vocations en collaboration avec les Filles de la Charité et d'autres congrégations en Bolivie. Le P. Rafal veut, avant son départ, équiper la nouvelle garderie qu'il a construite à Mocomoco. A Italaque s'achève la construction de la troisième partie de l'université rurale «Saint Vincent de Paul». Pour terminer la construction, il recherche une aide économique. Et si Dieu, veut, nous aurons une maison de retraite pour personnes âgées du Département de la Paz, pour celles qui ont été abandonnées par leurs parents dans les zones rurales. 4. L'avenir (Traduction : Bernard MASSARINI cm)
|