Dans la perspective de la Béatification de Sœur Rosalie Rendu, les Filles de la Charité viennent de publier, aux Éditions du Signe, une petite plaquette de 35 pages.

Comme d'habitude au Signe, la présentation est très soignée et agréable. Le contenu ne l'est pas moins ; il est l'œuvre de Sœurs Marie-Geneviève ROUX et Élisabeth CHARPY et le professeur Claude DINNAT * .

Le parcours hors du commun de cette fille du pays de Gex, nous est retracé en soulignant les moments forts de cette vie : son enfance, son entrée dans la Compagnie et ses longues années au service des pauvres dans le quartier Mouffetard à la manière de Vincent de Paul, ses efforts "pour rendre à l'homme sa dignité" et "pour que grandisse un réseau de charité".

Cette belle plaquette nous aidera à mieux connaître Sœur Rosalie et nous préparera à la future béatification, prévue pour le 9 novembre 2003, à Saint-Pierre de Rome.

Voici la préface de Sœur Joana ELIZONDO, Supérieure Générale des Filles de la Charité ; c'est un beau rapprochement de ces deux Sœurs du XIXe siècle : l'une Catherine, cachée, l'autre Rosalie, plus en vue.

Découvrir et méditer la vie à la fois si simple et si extraordinaire de Sœur Rosalie Rendu provoque notre étonnement et notre admiration. En replaçant cette vie dans son contexte géographique et social, on rencontre Sœur Catherine Labouré. Comment ne pas penser alors aux chemins que le Seigneur propose à ceux qui le suivent ?

En effet, à la même époque — une époque troublée en France par de graves conflits politiques et sociaux — vivaient à Paris, dans deux quartiers voisins, Sœur Catherine et Sœur Rosalie.

L'une servant les personnes âgées dans une institution, l'autre rejoignant à domicile les familles en grande difficulté; la première accomplissant, dans le silence et la prière, la mission qu'elle avait reçue de la Vierge Marie, la seconde stimulant un grand nombre de laïs de toutes conditions pour le service des exclus... L'une et l'autre réalisaient pleinement leur vocation de Filles de la Charité : deux témoins de l'amour que l'Église propose aujourd'hui à notre méditation.

«Voilà en quoi consiste la vraie et solide sainteté : à bien faire ce qu'on fait conformément à sa vocation», disait saint Vincent aux Filles de la Charité le 15 novembre 1657

Oui, le Seigneur appelle chacun sur un chemin que Lui seul connaît pour que son amour réchauffe et embrase le monde.

Sr Juana Elizondo,
Fille de la Charité, Supérieure Générale.

* Dernier biographe de Sœur Rosalie :
Sœur Rosalie Rendu ou l'Amour à l'œuvre dans le Paris du XIXe siècle. Édition l'Harmattan — 2001.