Un modèle de sainteté «ordinaire»

PIER-GIORGIO FRASSATI
L'HOMME DES HUIT BÉATITUDES

d'Anne-Sophie Rondeau
Éd. François-Xavier de Guibert, 264 p., 20 €

                  Né en 1901, dans une famille de la bourgeoisie turinoise (son père est directeur du quotidien La Stampa), Pier Giorgio Frassati est un «jeune homme qui cherche un sens à sa vie dans l'Italie de l'entre-deux-guerres» selon l'expression de l'auteur. Mère de quatre enfants, Anne-Sophie Rondeau dit avoir été «bouleversée par sa rencontre» avec ce saint du XXe siècle, après avoir acheté un livre sur lui. Elle a alors décidé d'entreprendre cette biographie qui, plus qu'un récit de vie, se veut aussi portrait spirituel et méditation sur la sainteté contemporaine.

                  Ému dès son plus jeune âge par la misère, Frassati devient membre laïc de la Société de Saint-Vincent-de-Paul et ne calcule ni son temps ni sa peine pour venir en aide à tous. «À son enterrement, tous les pauvres et les isolés des bas quartiers de Turin étaient là, à la grande surprise de sa famille qui ignorait le rayonnement généreux de Pier-Giorgio» raconte l'auteur. Pratiquant engagé, celui-ci participe aussi à des rassemblements de jeunes pour la paix (Pax Romana) et entraîne ses amis sur les sommets alpins, dans de belles excursions mêlant le sport, l'Eucharistie quotidienne et la louange. Devenu étudiant en école d'ingénieur (il se destine à travailler dans les mines pour «annoncer l'Évangile à ceux qui ne voient pas la lumière»), il s'engage dans la Fédération universitaire catholique italienne.

                  Jean-Paul II, qui a béatifié Pier-Giorgio Frassati en mai 1990, l'a depuis souvent proposé comme modèle de sainteté aux jeunes du monde entier. «Une sainteté ordinaire, précise Anne-Sophie Rondeau, car il n'a pas fondé de congrégation ni rien fait d'autre que d'être disponible, aimant et joyeux à tous les instants du quotidien.»

Claire LESEGRETAIN

La Croix, 12-13 juin 2004

Le Bienheureux Pier Giorgio Frassati, par son appartenance à la Société de Saint-Vincent-de-Paul, est donc membre de la Faillle vincentienne. Son office figure dans le livre "En PRIERE avec la Famille vincentienne" (2e édit. p.128 et sq ou le feuillet ajouté). Sa fête est célébrée le 4 juillet.