Un modèle de sainteté «ordinaire» PIER-GIORGIO FRASSATI d'Anne-Sophie Rondeau
Ému dès son plus jeune âge par la misère, Frassati devient membre laïc de la Société de Saint-Vincent-de-Paul et ne calcule ni son temps ni sa peine pour venir en aide à tous. «À son enterrement, tous les pauvres et les isolés des bas quartiers de Turin étaient là, à la grande surprise de sa famille qui ignorait le rayonnement généreux de Pier-Giorgio» raconte l'auteur. Pratiquant engagé, celui-ci participe aussi à des rassemblements de jeunes pour la paix (Pax Romana) et entraîne ses amis sur les sommets alpins, dans de belles excursions mêlant le sport, l'Eucharistie quotidienne et la louange. Devenu étudiant en école d'ingénieur (il se destine à travailler dans les mines pour «annoncer l'Évangile à ceux qui ne voient pas la lumière»), il s'engage dans la Fédération universitaire catholique italienne. Jean-Paul II, qui a béatifié Pier-Giorgio Frassati en mai 1990, l'a depuis souvent proposé comme modèle de sainteté aux jeunes du monde entier. «Une sainteté ordinaire, précise Anne-Sophie Rondeau, car il n'a pas fondé de congrégation ni rien fait d'autre que d'être disponible, aimant et joyeux à tous les instants du quotidien.» Claire LESEGRETAIN La Croix, 12-13 juin 2004
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