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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
24 décembre En 1617, à Paris, après avoir dit adieu à ses paroissiens de Châtillon qui en ont été bouleversés, Monsieur Vincent, arrivé la veille dans la capitale, se présente aujourdhui à lhôtel des Gondi. Mme de Gondi, si malheureuse depuis son départ, et qui a tant fait pour que son directeur lui revienne, reçoit Monsieur Vincent comme un ange du ciel, dit Abelly. Et dans une longue conversation entremêlée de larmes et de prières, elle montre à Monsieur Vincent que son désir de travailler au salut des pauvres gens des champs peut être satisfait, puisque cest huit mille âmes de paysans quelle lui confie, sil consent à être laumônier de sa maison et de ses terres (1). En 1703, à Versailles, le roi Louis XIV, nomme à lévêché dAgen, François Hébert, curé de Notre-Dame de Versailles depuis dix-sept ans Deux sortes de motifs ont été invoqués pour expliquer lélévation à lépiscopat de ce fils de Monsieur Vincent : les amis puissants que le curé de Versailles comptait à la Cour, voulurent, dit-on, compenser ainsi leur propre déception davoir vu notre récente Assemblée générale laisser de côté François Hébert et lui préférer François Watel comme supérieur général. Dautres pensent que Mme de Maintenon, directrice de Saint-Cyr, très mortifiée de ce que le Curé de Versailles nait pas voulu assister aux représentations dEsther données par ses jeunes filles, aurait été très heureuse de trouver cet élégant procédé pour éloigner de la Cour François Hébert Si lon se rappelle quEsther fut jouée par les demoiselles de Saint-Cyr, en 1688, cest-à-dire cinq ans avant la nomination à lévêché dAgen, on se trouverait en face dun bel exemple de rancune tenace. Il est vrai que cétait une rancune féminine ! Quoi quil en soit, et peut-être pour toutes ces raisons, François Hébert ne semble pas avoir été fâché de trouver en ses souliers curiaux, dans cette nuit de Noël, lévêché dAgen (2). En 1793, mort de M. Fontaine qui sexila à Rome et mourut en soignant les soldats français atteints par lépidémie à Lubiano. (R) En 1795, à Vannes, entre neuf et dix heures du soir, Pierre-René Rogue qui porte le viatique à un moribond, est arrêté par deux individus dont lun est le protégé de sa mère. Notre confrère est conduit au département. Les membres du district qui sont précisément en séance, sont gênés de voir devant eux ce prêtre quils connaissent bien. Ils lui conseillent de sévader. Mais, je ne puis le faire, sans vous compromettre, objecte René Rogue. Il leur demande simplement la permission de consommer les saintes espèces quil porte sur lui : votre Dieu et mon Dieu, dit-il, et il se retire dans un coin de lappartement. Tous les témoins, dit-on, sagenouillent Plus tard, Pierre-René Rogue, enchaîné, est conduit en prison (3). En 1933, arrestation de M. Anselmo à Liongtiang (Kiangsi). (R)
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