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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
13 décembre En 1778, dans un modeste village du Piémont, à Demonte, naissance de Félix dé Andréis. La noblesse du nom de sa famille ne doit pas faire illusion : ses parents ne vivent pas dans lopulence, mais ils sont riches dune foi chrétienne profonde (1). En 1891, à Cheng-ting-fu, notre confrère, Mgr Sarthou, vicaire apostolique de Pékin, sacre un autre fils de saint Vincent, Mgr Jules Bruguière, évêque de Cinna et vicaire apostolique du Tché-ly occidental. Le nouvel évêque, né dans lAveyron, a quarante ans (1). En 1908, à Paris, M. Léon Brétaudeau meurt à lâge de quarante-quatre ans. Au diocèse dAngers, il a donné non seulement les neuf premières années de son sacerdoce, mais aussi deux ouvrages : dabord, lhistoire de Notre-Dame du Ronceray, la chère Madone des Angevins ; et, en guise dadieu, il laissa à ses compatriotes de Saint-Florent-le-Vieil, paroisse où il naquit le 11 avril 1864, un élégant opuscule dans lequel il raconte la vie de saint Florent et lhistoire du monastère et de la cité que protège ce saint ; M. Brétaudeau signa la dédicace de son ouvrage, vingt-deux jours avant son admission en la Compagnie Après Saint-Florent, lermite de lAnjou, M. Brétaudeau, par son premier placement, peut aller honorer sur place lermite des Ardennes, saint Walfroy. Le lieu de pèlerinage, grâce à la vie que lui avait infusée M. Flagel, attirait alors tout le diocèse de Reims, et léquipe des missionnaires qui y était attachée, ne comptait pas moins de huit confrères. Cest sur la montagne de Saint-Walfroy - dont il a raconté lhistoire dans un manuel à lusage des pèlerins que M. Brétaudeau fit les saints Vux En 1899, il revient à la Maison-Mère et il est donné au secrétariat. Riche acquisition ! car M. Brétaudeau apporte à son travail une ardeur toute bénédictine qui naquit peut-être au contact de Saint-Florent et se développa dans le rayonnement de saint Walfroy. Les successeurs de M. Brétaudeau au secrétariat bénéficient des travaux quil accomplit avec un soin méticuleux et de sa belle calligraphie, si appréciable à une époque où la machine à écrire commençait tout juste à faire une timide apparition. Les détails de son office nempêchèrent pas M. Brétaudeau de composer divers ouvrages et en particulier la vie de Pierre-René Rogue, angevin dorigine comme lui, au moins par ses parents ; le livre de M. Brétaudeau est un beau travail : il mit, à le composer, avec sa piété fraternelle, toute la passion qui lanimait pour les recherches historiques M. Brétaudeau acheva sa courte vie dans une douloureuse épreuve de santé ; son existence est un tissu de travail ardent lamé dor par sa solide piété.
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