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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
11 décembre En 1598, à Dax, Guillaume de Massiot, vicaire général de Jean-Jacques Dusault, lévêque du lieu, signe les lettres autorisant Vincent de Paul à se faire ordonner diacre par nimporte quel prélat en grâce et communion avec le Siège apostolique (1). En 1617, la première association de laïcs pour le Service des Pauvres vient dentrer en action. Cest saint Vincent qui la fondée à Châtillon-les-Dombes. Depuis, il en établit partout où il missionne et de la campagne, cela passe à la capitale. Il y a des groupes dhommes et de femmes séparément, puis des groupes mixtes chacun avec leur règlement spécial. En 1628 Jean-François de Gondi les autorise sur toutes les paroisses de son Diocèse. En 1633, le Pape Urbain VIII permet de les étendre par toute la terre En 1634, la Confrérie de lHôtel-Dieu prend à sa charge les Enfants-Trouvés. En 1635, les Dames de la Cour aident à lHôtel-Dieu. En 1639, les Provinces dévastées de Picardie. Lorraine, Champagne, lle-de-France voient surgir leur confrérie, et dautres se fondent pour le service des galériens, des esclaves de Barbarie. En veilleuse durant la Révolution, les Dames de la Charité ressuscitent en 1839 avec M. Etienne : elles sont à lorigine de 42 Maisons de Charité (dont 21 à Paris) où elles appellent nos Surs. Et cela déborde la France pour sétendre à lunivers. Aujourdhui, Hôtesses de la Charité, les Dames servent les clochards de la capitale tous les jours, visitent les prisonniers et les malades des hôpitaux. Dans le monde, elles sont plus de 450 000. Il en est de même pour les Conférences de Saint-Vincent de Paul, rameau du vieux tronc vincentien greffé par Ozanam. En 1916, à Paris, lAcadémie des Sciences décerne à notre confrère, M. Jean Boccardi, le Prix Valz, pour lensemble de ses recherches sur la variation des latitudes et la découverte dune inégalité sensible à période semi-lunaire, dit le Journal officiel. Depuis 1903, M. Boccardi est directeur de lobservatoire de Turin. Il a conquis ce poste par un brillant concours et à la grande fureur de la loge maçonnique. A cette époque, il a quarante-quatre ans. Sa vocation dastronome remonte à son enfance : la longue-vue de son père, chirurgien de profession, lui faisait passer des heures à scruter le ciel Installé à Turin, Jean Boccardi constate tout de suite que son observatoire est mal situé et mal outillé. Il met toute son énergie et il en avait ! à obtenir la construction dun autre lieu détudes, sur la colline de Pino, à une dizaine de kilomètres de Turin. Et cet observatoire sera, parmi les observatoires dEurope, le premier par la position, le quatrième par limportance. La liste des travaux de Jean Boccardi est impressionnante : des observations célestes qui se comptent par trentaine de milliers, et sy ajoutent deux catalogues détoiles, quatorze volumes et quatre cent neuf Mémoires et Notes. Lun de ces quatorze volumes est entre les mains de tous les astronomes et sintitule Guide du Calculateur Premier astronome italien nommé membre du Bureau des Longitudes de Paris, membre effectif de lAcadémie des Sciences de Washington, savant dont les découvertes sont sensationnelles et dont lautorité est reconnue, M. Boccardi écrit, dans un quotidien de Turin, cette phrase qui en dit long : Ce prêtre qui remerciait souvent Dieu de lui avoir donné la foi dun homme du peuple, na jamais négligé les fonctions du ministère : il a été, en particulier, un prédicateur très apprécié, aussi bien des petites gens que des évêques de la région auxquels il eut le redoutable honneur de prêcher la retraite annuelle. M. Jean Boccardi est mort à Savone, le 21 octobre 1936. Sur sa tombe, se lit cette épitaphe Dans létude des astres
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