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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
24 novembre En 1694, Mère Mathurine Guérin et les Surs officières régularisent la situation des quatre Surs envoyées le 26 mai à lhôpital de Saint-Pons-de-Thomières à 50 kilomètres au nord de Béziers. Le contrat est signé ce jour avec le procureur des Administrateurs de lhôpital. (C) En 1755, à Paris, sur les cinq heures trois quarts de laprès midi, à la Maison-Mère des Filles de la Charité, sise alors sur la paroisse Saint-Laurent, la Communauté, cierges en mains, accueille, entre deux lignes de lumière, les précieux restes de Louise de Marillac. Ils viennent dêtre exhumés du caveau quils occupaient depuis le 17 mars 1660 dans léglise Saint-Laurent. Pour que les Surs connaissent la joie de posséder le corps de leur Mère, il a fallu que la reine, sollicitée par la duchesse de Villars, intervienne auprès du curé de Saint-Laurent, labbé Cotteret, qui aurait voulu que le corps de la fondatrice ne quittât jamais son église. La duchesse de Villars, M. de Bras, supérieur général, M. Jacquier, alors directeur des Surs, la Très Honorée Mère Bonnejoie ont assisté à lexhumation et sont présents à linhumation du corps de Mlle Legras dans ce caveau quil occupera jusquà la Révolution (1). En 1756, dans la déclaration des revenus pour lAssemblée générale du Clergé, il est signalé que la Maison-Mère des Filles de la Charité regroupe 60 Surs du Séminaire, 82 surs infirmes ou caduques, 10 surs passantes et 52 Surs au travail, ce qui fait un total de 200 Surs. (C) En 1842, un premier groupe de douze Surs débarque à Alger pour prendre en charge lHôpital civil. Elles auront par la suite celui de Marengo et de Constantine, puis les quatre hôpitaux militaires dAlger, Constantine, Bône et Biskra. Mais ceux-ci furent laïcisés en 1904 et les Surs expulsées de celui de Marengo en 1879. Durant le choléra de 1849, les Surs partirent par groupe de deux ou trois soigner les malades à Médéah Marengo, El Affroun Orléansville, Ténès, etc Durant la guerre de 1914-1918, elles ouvrirent trois ambulances, lune à la crèche de Tunis, lautre à Bône, la troisième à Constantine où elles soignèrent les blessés et malades évacués de Salonique et de Serbie. Après la guerre de 1870, un grand nombre de réfugiés alsaciens-lorrains vint en Algérie : beaucoup mouraient de faim et de misère. Pour les enfants, on ouvrit lorphelinat dAlsace-Lorraine à Constantine. (R) En 1952, à Dax Après avoir murmuré à quelques étudiants de Notre-Dame du Pouy un paternel Bonsoir, mes chers enfants, M. Darricau pénètre dans sa chambre. Demain matin, on ly retrouvera, étendu dans son lit, les yeux clos, les traits calmes, endormi dans la paix du Seigneur Avec ce prêtre, cueilli par la mort en sa soixante-deuxième année, cest comme un fragment de lâme de Notre-Dame du Pouy qui disparaît. A part les neuf années quil passa, de 1926 à 1935, sur la terre dAfrique, comme supérieur à Alger et à Constantine, et ses trois ans de gouvernement au séminaire de Périgueux, toutes années de supériorité quil accepta comme un martyre M. Albert Darricau a totalement appartenu à la maison de Dax, et il lui a donné les richesses de son âme sacerdotale Tout en souriant de son ton solennel et doctoral, les étudiants qui lont eu pour professeur, ont pu mesurer la conscience avec laquelle il donnait ses cours, et deviner le soin quil mettait à leur préparation. Ceux qui lui ont confié la direction de leur vie, ont pu apprécier sa finesse psychologique qui, dans son hérédité landaise, - il avait vu le jour à Linxe - trouvait un bon terrain déclosion et M. Darricau savait suivre un plan de direction à longue échéance et adapté aux besoins de chacun. Tous, enfin, peuvent témoigner de sa bonté qui était le rayonnement de son âme sans replis Son âme ! Lorsque, en ses répétitions doraison ou en ses conférences, il laissait échapper ce cri : O mon âme ! sa saveur darchaïsme pouvait faire sourire, mais elle nempêchait pas de sentir que M. Darricau vivait plongé dans le surnaturel Le dernier soir de sa vie, il a laissé sur son bureau les sermons quil retouchait pour un prochain triduum à des religieuses : il brodait sur ce thème, inspiré de lépître aux Galates : Pour moi, je ne suis pas du monde, je suis du ciel. Sans lavoir cherché, il a, par ces mots, exprimé sa belle âme (2).
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