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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
23 novembre En 1660, à Paris, à Saint-Germain-lAuxerrois, léglise paroissiale de la Cour les membres de la Conférence des Mardis font célébrer un service solennel pour Monsieur Vincent Quils aient attendu deux mois pour sacquitter de ce devoir de gratitude envers leur fondateur défunt, sexplique par le fait que lorateur, chargé de prononcer léloge funèbre de Monsieur Vincent, a demandé quon lui laissât le temps de le préparer. Il y employa deux mois, et il parla deux heures et encore ne donna-t-il pas son discours tout entier Ce premier panégyriste de notre Bienheureux Père est Henri de Maupas du Tour, alors évêque du Puy. Le prélat a été, pendant de longues années le commensal de Monsieur Vincent ; il le connaît donc bien, et il le prouve en donnant comme charpente à son discours les deux vertus qui caractérisent bien saint Vincent : lhumilité et la charité. Cette oraison funèbre a de beaux passages ; mais elle est gâtée par le mauvais goût qui entachait la chaire chrétienne au début du siècle, et dont lévêque du Puy ne sest pas débarrassé. A la lecture de son discours, on néprouve quun regret : que léloge funèbre de Monsieur Vincent nait pas été prononcé par Bossuet. Mais les organisateurs de la cérémonie de Saint-Germain lAuxerrois ont cru que seul un évêque serait de taille à louer le héros de la charité. Or, en 1660, Bossuet na que trente-trois ans, et, archidiacre de Metz, il nest fixé à Paris que depuis un an. Par contre, il assiste au service funèbre célébré pour Monsieur Vincent. Plus tard, dans son témoignage écrit sur les vertus de notre bienheureux Père, il parlera de cette cérémonie et, après avoir mentionné lauditoire fort nombreux et célèbre qui écouta lévêque du Puy avec une attention extraordinaire - -ce sont ses propres termes - il ajoutera : Il y eut là beaucoup de larmes répandues, particulièrement au sujet de lhumilité profonde et de lincomparable charité envers les pauvres que lévêque du Puy découvrit en la personne du vénérable serviteur de Dieu (1). En 1692, un contrat est passé par devant notaire royal, et un règlement est fixé par lévêque de Chartres en ce qui concerne létablissement des Prêtres de la Mission à Saint-Cyr. En réalité, ils sont chargés depuis deux ans déjà de la direction spirituelle des Demoiselles dites de Saint-Louis pour lesquelles Mme de Maintenon a ouvert, en 1685, une maison déducation en ces lieux. Le supérieur général, M. Jolly, na accepté quavec une grande répugnance dappliquer ses prêtres à cette uvre ; mais du moment que les six prêtres et les trois frères qui y sont attachés, pourront vaquer aux missions, il sy est résolu. Le contrat daujourdhui fixe les chiffres de pension : trois cents livres pour chaque frère, et quatre cents pour chaque prêtre (2). En 1848, douze Filles de la Charité quittent la Maison-Mère
pour le Brésil où elles vont implanter la petite
Compagnie. Elles étaient accompagnées de six Lazaristes
et trois Frères. Le bateau Stella Matutina leva lancre le
28 novembre. Voyage sur mer de soixante-dix jours. (R)
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