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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
21 novembre En 1672, Mère Mathurine Guérin écrit à lEvêque de Cahors le remerciant davoir permis le retrait des trois Surs de lhôpital Saint Jacques de sa ville épiscopale. Les trois Surs y ont longtemps souffert. (C) En 1700, la fête de la Présentation de la Vierge Marie oriente le sujet de la Conférence. Monsieur Hénin parle de lexcellence de la consécration que les Filles de la Charité font delles-mêmes à Dieu. Il développe le sens du mot consécration et explique comment la bien vivre. Il rappelle que les premiers Vux se font au bout de 5 ans. (C) En 1717, cest jour de fête à la Maison Mère des Filles de la Charité. Le Supérieur général, Monsieur Bonnet, procède à la bénédiction de la nouvelle Chapelle des Filles de la Charité. Le Cardinal Archevêque de Paris, en accordant à Monsieur Bonnet lautorisation de cette bénédiction, a précisé que cette chapelle devait demeurer une chapelle privée. (C) En 1718, à la maison Mère, décès
de Mère Marie Le Roy (61 ans et 22 de vocation ), neuvième
Supérieure Générale de 1709 à 1712. Son état
de santé ne lui avait pas permis daccepter un deuxième
mandat. (C) En 1792, Sur Marie Anne Plaine, Sur Anne Tarnier,
procuratrices de la Compagnie et Sur Véronique Delamare,
leur coadjutrice, envoient une pétition aux Citoyens et Représentants
de la Convention Nationale. Elles critiquent laction des Commissaires
venus à la Maison Mère et demandent la restitution des sommes
et papiers confisqués les jours précédents, car les
Surs sont sans aucune ressource. Elles terminent leur pétition
par ces mots : Les pauvres filles de la Charité attendent
avec confiance, de votre humanité, cette acte de bienfaisance. En 1845, à quelques kilomètres du village natal de saint Vincent, près des ondes de lAdour, qui, en loccurrence, se sont peut-être montrées moins fugitives, le T.H.P. Etienne, au nom de la petite Compagnie, prend possession de la propriété donnée par Mme de Lupé aux enfants de saint Vincent, et sise au Pouy, près de Dax. En présence du premier supérieur de la nouvelle maison, M. Nicolas Truquet, et de sa petite communauté composée de M. Adolphe Dequersin et de deux frères coadjuteurs, le supérieur général bénit la modeste chapelle et la dédie à la Vierge Immaculée sous le vocable de Notre-Dame du Pouy. Nul des acteurs de cette cérémonie toute intime ne se doutait quen ces lieux se produirait un jour une opulente extension Cinquante-deux ans après la prise de possession, le 21 novembre 1897, le T.H.P. Fiat qui, depuis 1880, a placé un séminaire interne à côté de la maison des Missionnaires, bénit la première pierre de la nouvelle chapelle ; il y dépose, avec les médailles de saint Vincent et de saint Benoît, la Médaille Miraculeuse et le bref de Léon XIII, ordonnant le couronnement de la Vierge de la rue du Bac. A la petite chapelle où prièrent et méditèrent les missionnaires de Notre-Dame du Pouy, va se substituer un plus vaste édifice religieux où toute une vibrante jeunesse pourra apprendre à monter à lautel (1). En 1858, arrivée de trois Surs à lorphelinat de Fribourg (Suisse). (R) En 1900, fondation dune Maison en Haute-Macédoine à Monastir où 30 000 malades vont bientôt passer annuellement au Dispensaire A lécole, 50 élèves se font inscrire : elles sont Bulgares, Grecques Roumaines, Arméniennes, Israélites, Italiennes et Autrichiennes (R) En 1934, à Alitiéna, après la prière du soir, M. Edouard Gruson, terrassé par une attaque, meurt à lâge de soixante-douze ans. Au moment de son entrée dans la petite Compagnie, en 1894, il avait déjà exercé le ministère sacerdotal pendant huit ans, dans son diocèse natal, Nice. Lazariste, il sadonne dabord aux missions paroissiales à Cambrai, puis, en 1898, il a la joie dêtre du groupe qui sen va reprendre la Mission dAbyssinie. Pendant trente-sept ans, - et, à partir de 1902, avec le titre et les fonctions de supérieur ecclésiastique, M. Gruson met ses pas dans ceux des Jacobis, des Touvier et des Crouzet. Avec sa grande bonté, son aimable simplicité, son inaltérable patience, il triomphe des incessantes exigences des chefs de provinces, des persécutions du clergé schismatique et des difficultés de toutes sortes provenant du climat et des hommes. Ne sillusionnant pas sur la possibilité des conversions en masse dans un tel milieu, M. Gruson concentre son attention et ses efforts sur la formation dun clergé indigène et sur les écoles quil fonde dans quelques centres pour parer à linfluence des protestants suédois. Ses efforts ne furent pas vains : en 1927, lors de sa visite apostolique, Mgr Lépicier , le futur cardinal - se montra extrêmement satisfait des prêtres et des séminaristes abyssins (2).
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