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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
20 novembre En 1646, a Paris, Jean-François-Paul de Gondi, archevêque
de Corinthe et coadjuteur de larchevêque de Paris, érige
la Confrérie des servantes des pauvres malades, et en approuve
le règlement qua tracé celui que le signataire de
limportant document appelle notre cher et bien-aimé
Paul Vincent. Cest là, en quelque sorte, lacte
de baptême de la Compagnie des Filles de la Charité. En cette
année 1646, les Servantes des pauvres malades
ont leur Maison-Mère à Saint-Laurent, près Paris.
Elles sont établies dans neuf paroisses de la capitale. Elles desservent
des hôpitaux dAngers, de Nantes et de Saint-Denis. Elles sont
à Saint-Germain-en-Laye, à Richelieu, à Sedan et
en dautres petites localités. Cest la vue de ce développement
qui a conduit Monsieur Vincent à solliciter lapprobation
de lautorité diocésaine
Chose curieuse, le fondateur
ne fera connaître à ses filles ce document que plus dun
an après, le 30 mai 1647, dans lune des plus émouvantes
conférences quil leur ait adressées (1). En 1650, à Gênes, mort de M. Lucas, victime de son dévouement aux pestiférés. (R) En 1654, Monsieur Vincent explique à Charles Ozenne, Prêtre de la Mission, la longue réflexion menée à propos du choix de celle qui remplacera Louise de Marillac à la tête de la Compagnie des Filles de la Charité. Faut-il choisir une des Filles, ou prendre une des Dames de la Charité ? La conclusion est nette : l'on a estimé qu'il valait mieux élire une Fille de la Charité pour diriger les autres, que d'en donner la conduite à d'autres personnes qui ne sont pas du corps. (C) En 1806, à Berlin, Napoléon approuve le rapport de Portalis, ministre des Cultes, proposant que les trois mille francs - en monnaie de lépoque - accordés pour les missions dans le diocèse de Troyes, soient pris sur les fonds affectés aux travaux à exécuter dans la paroisse impériale de la Madeleine, à Paris. Les missions en question étaient données par nos confrères, comme laffirmera le baron de Lépine dans son discours à la Chambre des Députés, lors de la fameuse séance où, le 7 mars 1829, sera mise en discussion lexistence légale des Lazaristes ; et lorateur ajoutera même que la première mission donnée à Troyes fit comprendre à Napoléon lutilité pratique de cette uvre : le Gouvernement, dira le baron de Lépine, voyait lobservation des lois civiles devenir plus facile à mesure que les hommes étaient rappelés à lobservation de la loi divine (2). En 1864, la persécution religieuse continue en Pologne. Les Surs sont transférées à Vilua ; dautres en Galicie. Et le 12 octobre 1865, cest le tour de 22 Surs de Vilna dêtre mises en concentration avec les Visitandines, Carmélites. Interdiction leur est faite de sortir et de recevoir la visite des autres Surs de la ville. (R) En 1882, à Wernhout, au début de laprès-midi, les confrères et leurs trente-cinq élèves accueillent, avec acclamations et chants, le T.H.P. Fiat. Après sêtre arrêté à Bréda pour dire sa gratitude à lévêque dont la bienveillance a été si délicate à légard des enfants de saint Vincent, le supérieur général est tout heureux de pouvoir rendre visite à la jeune école qui vient de recevoir les élèves de Loos. Le Père Fiat procédera, le matin du 21, au baptême de la fort belle cloche, fondue tout exprès pour la nouvelle maison, et, laprès-midi, à la bénédiction des bâtiments qui, dans cette magnifique propriété de douze hectares, couvrent une superficie de deux mille huit cents mètres (3).
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