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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
19 novembre En 1695, départ de trois Surs pour le nouvel établissement à Royan : les Surs assureront le service des pauvres malades de la paroisse. (C) En 1805, de Rome, le cardinal Consalvi, secrétaire dÉtat, adresse au cardinal Fesch, oncle de Napoléon, archevêque de Lyon, et ambassadeur à Rome, une lettre qui précise, au nom du Souverain Pontife, les pouvoirs du vicaire général, M. Brunet. Celui-ci, qui, à la mort du supérieur général, M. Cayla, est devenu, de droit, responsable de la double famille, est resté à Rome jusquen 1804. Quand le décret napoléonien de cette même année a autorisé la petite Compagnie à se reconstituer eu France, M. Brunet est revenu à Paris, pensant, non sans raison, quil y serait plus à même de travailler à la restauration vincentienne. Pendant ce temps, à Rome, lun de ses assistants, Charles-Dominique Sicardi, profitant de ce départ, se fait attribuer, par bref pontifical, le titre de vicaire général avec juridiction sur toute la Compagnie, sauf sur les confrères affectés aux missions à létranger qui restent, comme toutes les Filles de la Charité, sous lobédience française. Sicardi a vu son jeu facilité auprès du Saint-Siège par le fait que le décret de Napoléon autorisant le rétablissement de la petite Compagnie en France ne contient pas lappellation officielle de Prêtres de la Mission M. Brunet, on le conçoit ne peut admettre les restrictions imposées à ses pouvoirs par des intrigues. Il a donc fait les démarches nécessaires pour que sa situation de chef de la Congrégation ait toute son étendue normale ; afin de sauvegarder autant que possible, la paix, il a suggéré que Sicardi soit nommé provicaire sous lautorité du vicaire général ; et il a insisté pour que lui, M. Brunet, ait le droit de nommer son successeur Cest la réponse à toutes ces démarches que le cardinal Consalvi transmet aujourdhui au cardinal Fesch. Le Souverain Pontife rend à M. Brunet le titre de vicaire général et lui permet de se donner des assistants de son choix, à condition que M. Sicardi, sous sa dépendance, mais en qualité de provicaire général, dirige la Compagnie. De plus, pour satisfaire, la très catholique Majesté du Roi dEspagne, le Pape soustrait les missionnaires espagnols à la juridiction dun supérieur étranger. Et, pour finir, le document naccorde nullement à M. Brunet le droit de se choisir un successeur Cest une réponse, à tout le moins, décevante. Mais elle laisse deviner quelques-unes des difficultés, et donc quelques-uns des mérites de ceux qui voulaient être les artisans dune intégrale restauration vincentienne (1). En 1863, le Procureur de la Maison Sainte-Croix de Varsovie est déporté en Sibérie où il gèle à 30°. Tous les couvents sont occupés et les missionnaires ne peuvent ni entrer ni sortir sans dire pourquoi à un surveillant installé dans chaque résidence. (R) En 1929, Sur Raymond dit sa joie du baptême de 335 catéchumènes dans la chapelle du Jen-tsé-tang. Une école normale vient de souvrir dans les locaux de lUniversité que les Dominicains ont dû quitter. A la fin de lannée, sept jeunes filles (dont cinq entreront dans la Communauté) ont leur diplôme de normaliennes. Deux dentre elles ont fait un exposé sur les principes de Sun-Yat-Sen, fondateur de la République chinoise. (R) En 1930, trois jeunes gens qui avaient porté du bois chez nos Surs de Gallipoli (Italie) avouent quils ne savent même pas faire le signe de croix et ignorent ce que cela signifie. La Sur à qui ils font cette confidence leur explique que Dieu existe et cela les incite à inviter leurs camarades à apprendre eux aussi la bonne nouvelle. Au bout de quelques semaines, ils sont ainsi de 200 jeunes ouvriers qui veulent sinstruire et qui persévèrent. Ce sont des portefaix, débardeurs, pécheurs, etc (R) En 1930, à Rome, la Congrégation des Rites
approuve le procès de non-culte au sujet de Félix de
Andreis, qui fut le premier supérieur de la petite Compagnie
en Amérique (2).
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