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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
14 novembre En 1646, à Saint-Lazare, Monsieur Vincent travaille à la composition du Règlement des Filles de la Charité que larchevêque de Paris approuvera le 20 novembre de cette même année. Il y a treize ans quavec Louise de Marillac quelques filles ont commencé à servir en commun les pauvres. Pour les guider, comme pour conduire les autres Surs qui sadjoindront à cette cellule initiale, Monsieur Vincent na formulé encore que des règlements provisoires, et dont certains même sont propres à une catégorie de servantes des pauvres, celles des hôpitaux par exemple, ou celles des écoles Pourtant depuis longtemps déjà, sainte Louise et ses filles demandent à leur fondateur des règles, des vraies règles. Cest à ce travail que Monsieur Vincent consacre les journées de ce mois de novembre 1646 ; mais dans sa sage pensée, lidée que sa plume écrit des phrases définitives, nest pas installée. Et le résultat de son travail, approuvé une première fois en 1646, il le présentera à nouveau en 1655, avec des modifications, au cardinal de Retz (1). En 1653, sainte Louise écrit aux Surs de Nantes : Songez souvent que comme servantes des Pauvres vous leur devez grande douceur, support, cordialité Prenez garde à bien contenter de paroles et de respect les personnes qui les vont visiter. Elle-même tenait à si grand honneur dêtre servante des Pauvres quelle mettait cette qualité en avant pour solliciter dun Missionnaire à Rome la bénédiction apostolique, sexprimant ainsi : Louise de Marillac, veuve depuis vingt-sept ans, servante de Jésus-Christ et de ses membres les Pauvres. (R) En 1653, Louise de Marillac reçoit du Grand Voyer de la
ville de Paris la réponse à la requête quelle
a présentée pour refaire le mur de clôture de la
Maison Mère qui seffondre. Les marguilliers ne donneront
lautorisation denclore la parcelle de terrain qui est en pointe
sur la ruelle Saint Laurent que le 28 novembre 1653 . Ils étaient,
au premier abord, très opposés à ce projet. En 1682, à Dijon, dans une maison du faubourg Saint-Pierre, M. Antoine Durand, avec deux prêtres et un frère, installe la Mission. Cette fondation qui subsistera jusquà la Révolution, a été voulue par trois vertueux personnages, dont Claude de Chandenier, abbé de Moutiers-Saint-Jean (2). En 1703, les Surs de lhôpital de Fontevrault ne reçoivent pas les rentes établies par labbesse (cf. 10 avril 1691), car lhôpital na pas été décrété et autorisé par Lettres patentes. Madame Françoise de Montespan propose de construire un nouvel hôpital sur les terres de Oyron quelle vient dacquérir. Proposition acceptée par le procureur de labbesse, des religieux et des religieuses de Fontevrault. Les vieillards, enfants et Surs y seront transférés. (C) En 1791, de Paris, malgré la mort et les ruines que la Révolution accumule dans la capitale, le supérieur général, M. Cayla de la Garde, adresse à la Compagnie, une lettre par laquelle il annonce lérection de la province du Palatinat. Cette nouvelle division compte seulement deux maisons : les collèges dHeidelberg et de Manheim, où, sur la demande du Prince Electeur, nos confrères ont succédé aux Jésuites en 1781. Dès cette même année, un Séminaire Interne sest ouvert à Heidelberg, avec neuf séminaristes allemands. De plus, en 1788, le supérieur général a pu envoyer à Manheim, pour y prendre la direction de lObservatoire, un confrère qui a suivi, à Paris, les cours dastronomie de lillustre Lalande. Si M. Cayla, malgré le petit nombre de ses maisons, se décide à ériger le Palatinat en province vincentienne. cest en raison de la situation religieuse en France : le supérieur général pense que la jeune province pourra recevoir les ouvriers apostoliques dont la France ne voudra plus. Lui-même, un jour, trouvera refuge à Manheim. Le Palatinat senrichira bientôt de deux nouvelles maisons ; mais la Révolution française étendant ses ravages jusque sur les bords du Rhin, il ny aura plus, en 1809, que trois missionnaires français à Heidelbeirg (3). En 1870, prise dhabit de 30 jeunes Surs pour remplacer celles qui sont appelées à Bicêtre dans lambulance des varioleux. (R)
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