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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
12 novembre En 1689, envoi de deux Surs à Saint-Cheron
à la demande de Monsieur François de Lamoignon pour lassistance
des malades de Saint Cheron et des hameaux environnants En 1675, de Rome, quatre prêtres et un frère prennent la route de Pérouse pour aller ouvrir une maison de Missions dans cette ville. Cest un orfèvre, originaire de Pérouse et résidant à Rome, M. Cerrini, qui a eu lidée de cette fondation. Il voulait des missionnaires dans sa patrie, et, sur le conseil de son directeur spirituel, - un Père de lOratoire, plus tard cardinal, - il entra en rapports avec le supérieur de nos confrères de la Ville éternelle. De plus, pour remédier à linsuffisance de ses ressources personnelles qui ne lui permettaient pas une telle fondation, Cerrini demanda, en toute simplicité, et obtint un bref de Clément X accordant divers bénéfices aux futurs missionnaires de Pérouse. Et depuis 1680, - année du contrat de sa fondation, la maison de Pérouse, - mis à part un entracte de deux ans dû aux événements politiques de 1798, - donne, avec ses confrères actuels, dheureux prolongements spirituels à linitiative de lorfèvre au cur dor (1). En 1704, la conférence de Monsieur Watel qui a pour thème la ferveur, se déroule en trois points : les raisons de servir Dieu avec ferveur, en quoi consiste la ferveur et les moyens de lacquérir et de la conserver. (C) En 1724, Monsieur Bonnet signe le texte des Avis pour le médecin de la Maison Mère des Filles de la Charité : Jai prié les Surs de prendre un médecin réel et effectif, capable dans son art et qui conduise les malades et les infirmières et ne se laisse pas conduire, et je suis persuadé quelles lont trouvé en votre personne. Il est demandé au médecin de faire des visites régulières, de détourner les Surs du tabac et déviter de les envoyer en cure ou prendre lair natal. Il lui est prescrit lobligation de faire des ordonnances écrites. (C) En 1737, Mère Julienne Jouvin et les trois officières signent le contrat pour lenvoi de trois Surs supplémentaires dans la paroisse de Montreuil sous Bois pour le service des malades et linstruction des petites filles. (C) En 1741, les Administrateurs de lhôpital de Blangy-sur-Bresle demandent une cinquième Sur qui sera chargée du soin des malades des six hameaux rattachées au village. (C) En 1763, la demande de labbesse de Notre Dame de Jouarre, administratrice de lHôtel Dieu, du curé et des autres administrateurs, un contrat est signé par leur procureur et Mère Catherine Gest et les Surs officières pour létablissement de trois Surs dans cet hôpital. (C) En 1792, une requête est envoyée aux Président et Commissaires de Paris pour avoir un passeport pour celles qui regagnent leur famille en Province, et un logement pour les 70 Surs infirmes (C) En1793, Mère Antoinette Deleau et Sur Geneviève Pilloy, économe, sont convoquées devant la Commission des Biens Nationaux. Du fait de la loi du 18 août 1792 supprimant les Congrégations religieuses, elles doivent, de nouveau, déclarer les Revenus et Charges de la Communauté. Il leur est demandé de préciser lorigine de tous le revenus. (C) En 1821, à Paris, Jean-Marie Aladel est reçu au séminaire interne. Il a vingt et un ans et arrive du séminaire de Saint-Flour dont les Prêtres de la Mission viennent de prendre la direction en 1820 (2). En 1851, à Paris, trois prêtres autrichiens prennent lhabit de Lazaristes, dans le but daller établir la petite Compagnie en Autriche. Il serait plus juste de parler de restauration : car, entre 1760 et 1762, trois séminaires avaient déjà été confiés aux Prêtres de la Mission sur le territoire de lAutriche-Hongrie ; mais, moins de cinq ans après, la persécution les en avait chassés. Et, ma foi, leur souvenir était oublié, quand trois nobles curs eurent linspiration de se réunir pour fonder une maison de missionnaires en Autriche. Cétaient Charles dAvernas, et les deux comtes Clément et Ferdinand de Brandis. Il se passa ce qui était arrivé lors de la fondation de la Congrégation. Comme Mme de Gondi, après le sermon de Folleville, sétait adressée à plusieurs Ordres religieux pour sa fondation apostolique, de même les trois amis frappèrent, en vain à la porte des Rédemptoristes de Bavière. Alors, un prêtre, M. Klaischer, qui était, le confesseur des Surs de Graz, leur conseilla dimiter ce qui avait été fait à Cologne : plusieurs prêtres de cette ville, pour introduire la petite Compagnie dans leur pays, étaient entrés au séminaire interne de Paris. M. Klaischer, prêt à les imiter, partit avec deux autres ecclésiastiques, et muni du consentement des évêques de Graz et de Marbourg. Ce sont ces trois prêtres qui, aujourdhui, deviennent nos premiers confrères autrichiens. Au mois daoût 1852, ils quitteront Paris et iront installer la Mission à Graz. De cette petite graine sortira la province dAutriche (3). En 1853, à Bordeaux, embarquement de trente Filles de la Charité et de trois Lazaristes à destination du Chili pour commencer les uvres de la famille vincentienne. (R
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