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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
11 novembre En 1656, à Saint-Lazare, Monsieur Vincent, au cours de la répétition doraison, raconte à la Communauté ce qui est arrivé à MM. Boussordec et Herbron. Le jour de la Toussaint, ces deux confrères devaient sembarquer pour Madagascar. Leur navire, le Saint-Jacques, a bien quitté Paimbuf ; il a bien descendu la Loire, mais il sest échoué. Remis à flot par la marée, il a été, malgré les quatre ancres qui lamarraient, jeté par la tempête, le lendemain, sur un rocher, et les cent quarante et un matelots et passagers ont été submergés. Heureusement, nos confrères nétaient pas à bord : ils sétaient rendus à terre pour célébrer plus commodément la sainte messe (1). En 1658, Sainte Louise recommande à Sur Marie à Chantilly de bien accueillir les écolières auxquelles elle pourra apprendre à faire des bas détame, mais principalement le catéchisme et la pratique des vertus. (R) En 1667, de Paris, M. Alméras adresse à chaque maison de la Compagnie un exemplaire de la seconde édition de la vie de notre bienheureux Père par Abelly. Elle est labrégé de la première. Lorsque M. Jolly, alors à Rome, avait reçu la première Vie de saint Vincent, il y avait trouvé des redites et des détails trop diffus au sujet des fonctions de lInstitut. Prévoyant que ce volumineux ouvrage ne plairait pas aux Italiens, il ne lavait pas communiqué à son entourage, mais il avait suggéré à M. Alméras de faire retoucher cette première biographie. Abelly accepta la suggestion et consacra trois ans à préparer cette nouvelle édition (2). En 1771, le procureur du Vicaire général de Boulogne-su-Mer signe avec Mère Angélique Hesnard et les Surs officières le contrat détablissement de trois Surs pour le soin des malades et linstruction des petites filles pauvres des paroisse du Wast, Colembert, Bellebrune et autres villages environnants. (C) En 1683, en exécution du testament de la duchesse de La Vallière, un contrat est signé pour létablissement de quatre Surs à lhôpital de Lublé et de deux Surs dans la paroisse de Château La Vallière pour les malades et linstruction des petites filles pauvres. (C) En 1793, la Maison-Mère des Filles de la Charité est occupée par des soldats. La plupart des Surs quittent définitivement la Maison et Notre Mère Deleau est contrainte de fuir. Elle se réfugie rue des Maçons-Sorbonne, et avec M. Bourgeat comme Directeur. (C-R) En 1798, à la citadelle de lîle de Ré, la recrudescence de la persécution religieuse amène entre autres prêtres, trois Lazaristes : Jacques-Eugène Bourquin, François Greffier et Jean-Baptiste Thiesdey. Tous les trois sont originaires du diocèse de Besançon, où ils se retireront, après leur libération, en 1800 (3). En 1918, à Paris, les salves des canons et les carillons des clochers saluent larmistice qui, signé à onze heures, met fin à la première guerre mondiale qui dure depuis cinquante-deux mois. La petite Compagnie peut partager la joie générale : elle a largement payé son tribut à la paix dont laurore illumine ce jour. Deux cent soixante-cinq Lazaristes ont été mobilisés sur tous les fronts, quarante et un dentre eux ont été tués, trente-trois cités et décorés (4). En 1928, à Guatémala, dans la cathédrale, en présence des notabilités civiles et de six évêques dont trois Lazaristes, notre confrère, Mgr Louis Durou reçoit la consécration épiscopale des mains de Mgr Caruana, administrateur apostolique. Né dans le diocèse de Périgueux, le nouveau prélat a cinquante-huit ans. Après avoir été missionnaire à Saint-Walfroy, puis chez les Indiens de Colombie, il était visiteur du Guatémala quand le Pape lui a confié le siège archiépiscopal de Guatémala (5).
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