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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
9 novembre En 1748, le procureur des administrateurs de lHôtel Dieu de Sully-la-Chapelle signe avec Mère Madeleine Lemaître le contrat pour lenvoi dune quatrième Sur qui aura la charge dinstruire les petites filles pauvres de Sully. (C) En 1817, à Paris, après bien des démarches entreprises par nos vicaires généraux, MM. Brunet, Hanon et Verbert, et après bien des vicissitudes imputables en grande partie à la négligence ou aux embarras des administrations impériale et royale, la petite Compagnie retrouve une Maison-Mère. En échange de lancien Saint-Lazare, dont la Révolution nous a frustrés, le Gouvernement de Louis XVIII nous donne, avec une somme de quatre-vingt-dix mille francs, soit environ dix millions daujourdhui, lhôtel du duc de Lorges, situé au n° 95 de la rue de Sèvres. Cet immeuble appartenait alors à lhospice des Incurables, lactuel Hôpital Laënnec. En ce jour donc, le vicaire général, M. Verbert qui avait son domicile rue du Cherche-Midi, et les missionnaires qui étaient dispersés dans Paris, soit aux Incurables, soit au presbytère de Sainte-Marguerite, prennent possession de la nouvelle Maison-Mère et sinstallent, comme ils peuvent, dans ce local étroit et mal distribué où ils ne trouvent même pas un lieu décent pour conserver le Saint-Sacrement. Lhôtel de Lorges comprenait alors : l° un corps de logis à deux étages, situé entre cour et jardin. cest là que les appartements du supérieur général ont été aménagés ; 2° un bâtiment donnant sur la rue de Sèvres, tel quil existe aujourdhui", et relié à droite et à gauche au principal corps de logis par deux bâtiments servant de remise, décurie et de grenier à foin : ce sont là les ancêtres des deux ailes qui bordent actuellement la cour dhonneur. Enfin, une aile très petite et à un seul étage était située là où se trouve maintenant le réfectoire. Le jardin beaucoup moins étendu quaujourdhui, était borné, à droite en entrant, par un chantier qui fut acquis plus tard pour y construire laile qui fait face au réfectoire Quand, en 1820, il entra dans lex-hôtel de Lorges, le séminariste Jean-Baptiste Etienne, se crut dans létable de Bethléem. Cette première impression, jointe aux besoins de la Compagnie en pleine croissance, nest pas sans expliquer la persévérante ardeur avec laquelle, supérieur général, il a voulu et réalisé les accroissements et les améliorations des bâtiments de la rue de Sèvres. La grande allure, au moins extérieure de la Maison-Mère est limage du règne de Jean-Baptiste Etienne. Toutes ses pierres invitent à la gratitude à son égard, mais aussi envers tous nos devanciers qui, par leur fortune personnelle ou par leurs économies péniblement amassées, ont permis lédification dune maison digne du Dieu qui lhabite et du corps de saint Vincent qui y repose, digne aussi dune Administration générale et dune petite Compagnie grande par son passé et même par son présent (1). En 1853, naissance à Pont-à-Mousson de Sur Marie Maurice qui entrera à la Communauté en janvier 1874 à 21 ans ; sera placée à lÉconomat où elle prononcera les Vux, puis sera envoyée comme Secrétaire à Turin en 1884 et deviendra Supérieure Générale en 1912. Rappelée par le bon Dieu après 56 ans de vie religieuse, cette longue vie ne lavait, ni lassée ni blasée et jusquau soir de son existence, sa bonté lui conquit tous les curs y compris celui du Pape quelle servit avec si grand esprit de Foi à Sainte-Marthe où elle séteignit. (R) En 2003, à St-Pierre de Rome, Béatification de Sur Rosalie Rendu, Fille de la Charité.
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