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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
8 novembre En 1656, Monsieur Vincent sexcuse auprès de lEvêque de Tréguier de ne pouvoir lui envoyer les Surs quil demande. Vu le nombre toujours insuffisant des Surs, les décès nombreux , il nest pas possible à Louise de Marillac de répondre rapidement à tous les appels. (C) En 1712, aux Incurables (Laennec) mort de Sur Le Roy, 9e Supérieure de la Compagnie. Elle travailla avec M. Watel et M. Bonnet comme Supérieurs Généraux. (R) En 1743, le procureur des Dames de la Charité et du Curé de la paroisse Saint-Michel de Dijon signe avec Mère Marie Anne Bonnejoye et les trois Surs officières, lenvoi dune troisième Sur (cf. 26 mai 1698) pour les malades de la paroisse. Un logement est prévu dans la paroisse. (C) En 1776, les Administrateurs de lhôpital Général de Castres, ayant vu le travail des Surs à lHôtel Dieu de leur ville, demandent létablissement de quatre Surs à lhôpital Général. Le contrat rédigé selon le modèle habituel, est signé avec laccord de Monsieur Jacquier par Mère Renée Malville, les Surs officières et le procureur des Administrateurs. Lenvoi des Surs a lieu le 4 décembre. (C) En 1855, à la demande de Mgr Dixon, primat dIrlande, quatre Filles de la Charité (deux françaises, une irlandaise et une anglaise) implantent la petite Compagnie en Irlande, à Drogheda. (R) En 1864, en Pologne, ukase supprimant les Communautés religieuses et interdisant les rapports avec les Supérieurs résidant hors du pays. (R) En 1916, à Paris, les prêtres de la Maison-Mère se réunissent pour procéder à louverture de la cassette qui contient le nom du vicaire général chargé de la direction de la double famille jusquà lélection dun nouveau supérieur général. Cest lassistant de la Maison-Mère, M. Alfred Louwyck, que le Père Vil1ette a désigné. Demain, avec une délégation de confrères, le nouveau vicaire général sen ira assister aux obsèques du T.H.P. Villette, célébrées au Berceau-de-Saint-Vincent (1). En 1920, à Limoux, dans le diocèse de Carcassonne, les Prêtres de la Mission reprennent la direction du sanctuaire et des pèlerinages quils avaient dû abandonner en juillet 1906. Le supérieur, qui a la joie de renouer ainsi avec un beau passé apostolique, est M. André Azémar. La toute première installation des fils de saint Vincent à lombre de Notre-Dame de Marceille remonte au mois daoût 1873, et le premier supérieur dalors, fut M. Philippe Recalens, déjà missionnaire à Carcassonne (2). En 1937, à Kashing (Chine) dans un bombardement, 27 petites orphelines sont tuées. Une jeune Sur qui avait fait les Vux le 27 septembre précédent a été ensevelie avec elles, mais on put la ranimer. Une des petites avait été baptisée et avait communié le matin. A la crèche, 50 bébés tués aussi. Les Lazaristes offrent le Séminaire comme refuge pour les survivants. Le 15 novembre, une barque emmène deux Surs blessées avec deux autres Surs, les plus petites orphelines et les estropiées. Les autres Filles de la Charité partent à pied. Elles reviendront le 13 décembre. (R) En 1949, à Albi, dans sa chambre du grand séminaire, entouré de ses neveux et de ses confrères, et assisté de ladmirable dévouement des Surs de la Sainte-Agonie, M. Joseph Durand, dans sa quatre-vingt-quatrième année, meurt, après cinq jours de maladie sans souffrances. Inoubliable silhouette dont le vigoureux élancement corporel était en harmonie avec lélan de son âme sacerdotale dans la vaillance la plus joyeuse. M. Durand a fait mentir laxiome évangélique : Nul nest prophète en son pays.. En dehors de trois années de directorat au séminaire dAlger, dune année denseignement à Paris, de la supériorité au grand séminaire de Caltagirone, en Sicile, pendant six ans, du gouvernement du grand séminaire de Tunis, de 1915 à 1919, le tout, coupé par les deux brèves parenthèses de vie missionnaire quil mena à Marseille et à Toulouse, M. Durand appartient à son diocèse dorigine : Albi. Il y est né, le 29 décembre 1865, dans une petite paroisse du doyenné dAlban. Il y a fait une partie de ses études ecclésiastiques. Il y a vécu trois de ses six premières années de sacerdoce, de 1891, à 1903, comme directeur au grand séminaire. Il y a été vingt-six ans supérieur et quel supérieur de 1919 à 1945. Et quand son grand âge lui fit donner sa démission, il ne passa guère de semaines sans aller porter à lune ou lautre paroisse du Tarn la parole de Dieu. Enfin, cest à Albi quil est mort. Et Albi considère toujours comme une grâce particulière davoir eu, pour former son clergé, ce prêtre qui, allègre porteur de son sacerdoce, sanctifia, en incarnant, dans un optimisme naturel suralimenté par sa foi, la distinction et la bonté, la paternité et la charité du Christ (3).
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