ÉPHÉMÉRIDES de la Congrégation de la Mission

7  novembre

En 1725, Mère Julienne Jouvin reçoit une lettre du Curé de Fontenay le Comte, accompagnée d’une délibération des Administrateurs de l’hôpital. Les Sœurs sont redemandées (cf. 3 octobre 1702). Un accord est conclu : trois Sœurs seront envoyées en septembre 1726. (C)

En 1768, dix Sœurs supplémentaires sont envoyées à l’hôpital royal de la marine à Brest. La communauté comprend alors trente Sœurs. (C)

En 1867, à Paris, au cimetière Montparnasse, le Père Etienne, à 8 heures, célèbre la messe dans le petit oratoire du caveau destiné à recevoir les confrères et frères défunts. Ensuite, le supérieur général récite les prières de l’absoute sur les restes de MM. Marc Poussou et Joseph Wargnier, qui ont été exhumés des tombes particulières qu’ils occupaient jusqu’alors. Les travaux d’aménagement de l’ultime demeure des confrères parisiens ont été à peu près achevés en décembre 1866. Tel quel, c’est vraiment un caveau communautaire avec ses soixante douze compartiments qui, sur deux côtés, s’étagent sur treize mètres de profondeur. (1)

En 1880, les Lazaristes qui déjà avaient été soigner les blessés de guerre au Paraguay s’y établissent définitivement.

En 1916, au Berceau-de-Saint-Vincent-de-Paul, mort de M. Villette, 7e Supérieur Général, qui travailla avec Notre Mère Marie Maurice comme Supérieure Générale et M. Meugniot comme Directeur. Dans son court généralat, il encouragea tout particulièrement ses fils et ses filles au service des blessés durant la guerre. Trois mille Sœurs sont alors aux ambulances. (R)

En 1918, à Budapest, malgré la révolution qui gronde et qui aboutira à une dictature communiste provisoire, nos confrères inaugurent le séminaire interne qui vient d’être transféré de Graz à la capitale hongroise (2).

En 1920, de Paris, le T.H.P. Verdier qui s’est proposé de redonner aux œuvres de la petite Compagnie un rythme normal, malgré les bouleversements de la première guerre mondiale, adresse aux confrères d’Algérie une circulaire pour leur annoncer la restauration de leur province qui, érigée en 1850, a été, par la suite, placée sous la juridiction du visiteur de Provence. Le gouvernement de la province restaurée est confié à M. Jacques Frasse qui travaille déjà en Afrique du Nord, et le supérieur général lui donne un territoire plus étendu en ajoutant à l’ancienne province d’Algérie les deux maisons de Tunisie et la Mission d’Abyssinie (3).

En 1940, à Paris, le centenaire de la mort du bienheureux Perboyre est marqué au jour de sa fête liturgique. Malgré les dures circonstances de cette deuxième année de guerre, M. Collard a réussi à organiser cette solennité. Elle vaut à la Maison-Mère la première visite officielle du cardinal Suhard, récemment promu à l’archevêché de Paris. M. Robert, vicaire général, “en une page délicate et nuancée”, souhaite la bienvenue à Son Éminence devant la communauté rassemblée, cependant que, l’après-midi, à la chapelle, M. Collard, s’inspirant de la devise du cardinal — In fide et lenitate — brosse le panégyrique du bienheureux Perboyre (4)

En 1956, on évaluait à quatre cent trente le nombre des défunts dont la dépouille a séjourné plus ou moins longtemps, dans ce caveau inauguré le 7 novembre 1867 (1).

1) Registre du Secrétariat de la Maison-Mère.
2) Annales, t. 87 p. 217.
3) Annales, t. 86, p. 367-369.
4) Annales, t. 105, pp. 325-337.