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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
1er novembre En 1659, Sur Mathurine Guérin qui était à La Fère à servir les Pauvres Malades a été victime dune calomnie. Mademoiselle lui écrit pour lencourager : La fête que nous célébrons aujourdhui vous répond par la bouche de Notre-Seigneur, proférant la dernière béatitude à ses apôtres, à larticle que vous croyez le plus important, je massure, qui est la calomnie. Cest son intérêt de faire Lui-même connaître la vérité, comme sa bonté a déjà fait en pareilles rencontres que vous savez et en divers lieux Pour ce qui est dit à faux, il faut demeurer en paix, ne sen pas soucier et laisser à Dieu notre justification. (R) En 1685, un registre conservé aux Archives Nationales nest autre que le registre dentrée à la Communauté des Jeunes Surs qui font leur Séminaire à Eu en Normandie. 452 noms et état-civil des Surs y sont mentionnés de 1658 à 1778. (R) En 1827, à Paris, Mgr de Quélen bénit la chapelle de la Maison-Mère. I1 y a un peu plus dun an que la construction en a été commencée. Elle ne comporte que la seule nef ; les bas-côtés ne seront ajoutés quen 1859. M. Étienne qui, à titre de procureur, sest activement occupé des travaux, est lordonnateur de la journée de fête et le grand maître des cérémonies. Un peu avant neuf heures, M. de Wailly, supérieur général, entouré de la Communauté, accueille lArchevêque au seuil de la nouvelle chapelle. Après laccomplissement des rites habituels, Mgr de Quélen célèbre la première messe au maître autel maître-autel qui nest pas celui daujourdhui, lactuel datant de 1854. Ensuite lArchevêque a un joli geste daffection pour les fils de saint Vincent : il fait don à la sacristie de laube et de lornement dont il vient de se servir. Par ailleurs, le nom des séminaristes qui firent fonction dacolytes, en cette cérémonie, nous est connu : lun était Louis Perboyre, frère du bienheureux, et qui devait mourir sur le bateau lemmenant en Chine ; lautre était le futur Mgr Mouly : cest lui qui nous a conservé ces détails dans la lettre que, quarante ans après, il adressait au Père Étienne pour lui raconter la bénédiction à laquelle il venait de procéder lui-même, celle de léglise Saint-Sauveur de Pékin (1). En 1850, lettre de M. Étienne aux filles de la Mère Seton qui sunissent à la petite Compagnie dont elles pratiquaient les Règles depuis 1813. M. Étienne leur dit : lunion qui vient de se consommer est la récompense de votre amour pour les Pauvres et de votre zèle à pratiquer les vertus qui composent lesprit de saint Vincent Vous deviendrez la joie, la consolation et la gloire de lÉglise des États-Unis et Dieu se servira de vous pour faire à lÉvangile des conquêtes innombrables. (R) En 1912, à Paris, mort de M. Jules Mailly. (R) En 1912, la maison des Surs de Yenidjé-Vardar fondée en 1908 à 50 km de Salonique se trouve au centre de la bataille entre Turcs et Grecs. Les chrétiens bulgares sy réfugient. Lécole est transformée en ambulance. (R) En 1933, au Vatican, dans la salle du Consistoire, en présence de Pie XI quentourent les cardinaux Laurenti et Verde, lecture est donnée du décret par lequel la Congrégation des Rites proclament lauthenticité des miracles attribués à lintercession de la bienheureuse Louise de Marillac. Le T.H.P. Souvay quaccompagne M. Scognamillo, postulateur de la Cause, lit ensuite une adresse où il exprime la joie et la reconnaissance de la famille vincentienne. Le Souverain Pontife se déclare heureux de pouvoir marquer la Toussaint de cette année sainte en rendant hommage à une admirable fleur de sainteté et à un fruit exquis de la Rédemption (2). En 1940, Mort à Thessaloniki de M. Saliba, victime du bombardement. (R) En 1943, à Ancône (Italie), mort à lInstitut Birarelli de deux de nos Surs, victimes du bombardement. (R) En 1950, à Rome encore, sur la place Saint-Pierre, en fin daprès-midi, devant une foule dont les journaux nont pas osé, cette fois, apprécier le chiffre, et en présence de six cent cinquante cardinaux, archevêques et évêques, le pape Pie XII proclame ex cathedra que la Vierge Immaculée est élevée à la gloire céleste, en corps et en âme M. Fugazza, assistant de la Congrégation, et délégué du T.H. Père, Mgr Sévat, vicaire apostolique de Fort-Dauphin, Mgr Krause, évêque de Shuntehfu, des confrères polonais, espagnols, américains, hollandais, français ont la joie dassurer à cette inoubliable fête la présence de la petite Compagnie tout entière, si heureuse de voir définir le dogme de lAssomption auquel elle a toujours cru (3).
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