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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
31 octobre En 1650, sainte Louise écrit une de ses Méditations : Il ma semblé que pour être fidèles à Dieu, nous devions être en une grande union les unes avec les autres, comme le Saint-Esprit est lunion du Père et du Fils. La vie que volontairement nous entreprenons se doit exercer dans cette grande union des coeurs qui nous empêche de nous indigner des actions des autres, et nous donne un grand support et une douceur cordiale pour notre prochain. Cette vertu comme aussi celle de la dépendance totale de la divine Providence est, ce me semble, une des choses plus signalées que Dieu nous demande pour faire subsister la Compagnie. (R) En 1686, le contrat détablissement de deux Surs pour le service des malades et linstruction des petites filles dans la paroisse de Guermantes (Seine et Marne) est signé entre la Compagnie des Filles de la Charité et la Congrégation de la Mission, conformément au legs fait par Monsieur Angor, seigneur de Guermantes aux Prêtres de la Mission.(C) En 1692, en exécution du testament de Madame des Escures, les habitants ayant donné leur consentement, le contrat détablissement de deux Surs pour le service des malades et linstruction des petites filles à Yerres est signé par Mère Marie Moreau et les Surs officières. (C) En 1931, à Paris, mort de M. Raoul Dujardin.
Il laisse le souvenir dun professeur remarquable. Ses premiers maîtres,
aussi bien que ses professeurs et directeurs des petit et grand séminaires
dÉvreux, ont été frappés par le caractère
vif et pénétrant de son intelligence comme par la profondeur
de sa piété. Le ministère paroissial a les prémices
de son sacerdoce : vicaire à Notre-Dame de Louviers, puis
curé à Tourville-la-Campagne, M. Dujardin est poursuivi
par un appel quil a déjà entendu pendant son grand
séminaire : celui de la vie de communauté. Le 11 octobre
1890, âgé de vingt-huit ans, il est reçu au séminaire
à Paris, et Cambrai le compte bientôt parmi les plus éminents
professeurs que son séminaire ait jamais eus. En 1903, M. Dujardin
est de ceux qui, avec lagrément du T.H.P. Fiat, se sécularisent
pour continuer en France leur ministère. Il est alors nommé
supérieur du séminaire de Bernay, au diocèse dÉvreux,
dont lévêque, Mgr Meunier, le fait chanoine en 1907,
et vicaire général en 1909. Mais à la suite dune
grosse épreuve qui ruine sa santé, M. Dujardin ressent,
en même temps que le dégoût du monde, le désir
de finir sa vie à la Chartreuse
Et quand un homme comme M.
Dujardin écrit : «La vie solitaire exerce sur moi
un attrait raisonné et surnaturel», non seulement on
peut le croire, mais on peut deviner à quelle cime de renoncement
ses vingt dernières années sur terre lont hissé :
car, après trois séjours plus ou moins longs à la
Chartreuse de Farneta, en Italie, notre confrère dut réduire
définitivement au silence lappel à la solitude :
une double lésion organique du cur lui rendait absolument
impossible le chant de loffice qui est une condition rigoureusement
exigée par la Règle cartusienne.
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