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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
29 octobre En 1653, à Paris, fondation de lHospice du Nom-de-Jésus pour les vieux ouvriers. En 1655, à La Rochelle, trois Prêtres de la Mission : Claude Dufour, Mathurin de Belleville et Nicolas Prévost, sembarquent à destination de Madagascar. Cest la troisième équipe que Monsieur Vincent envoie vers la grande Île. Des trois partants daujourdhui, deux seulement toucheront le sol malgache : en cours de route, dans la rade de Sierra Leone, M. de Belleville mourra (1). En 1803, à Saint-Cloud, Bonaparte prend connaissance du rapport qui lui est présenté par le Conseil dÉtat au sujet des missionnaires dAlep. Nos confrères, MM. Dellard et Chopin, qui depuis quelques années donnent dans cette ville de Syrie des conférences très goûtées aux prêtres maronites et arméniens (2), ont adresse une lettre au Commissaire des Relations Commerciales pour porter à sa connaissance leur pénible situation financière : ils nont presque plus rien, alors que nous «lancien Gouvernement» euphémisme qui désigne la monarchie la Mission recevait cinq cents piastres pour deux prêtres et trois cents piastres pour deux domestiques et autres frais. Le Conseil dÉtat propose donc quaux prêtres de la Mission dAlep soit remise une somme de deux mille quatre cents francs Avant dapposer sa signature, le premier Consul, bien que la petite Compagnie ne soit pas encore rétablie, inscrit sur le rapport : «Accordé quatre mille francs» (3). En 1809, à Paris, de grand matin, la police se présente au n° 25 de la rue du Cherche-Midi. Cest là, que loge le vicaire général de la petite Compagnie, M. Hanon (4). Sans plus de formalités, il est arrêté et, sous bonne escorte, conduit en prison. Ainsi se complète, après la suppression de la Congrégation le 26 septembre précédent, la réponse de Napoléon à la fermeté dont M. Hanon a fait preuve dans laffaire de la direction des Filles de la Charité. Sil na pas eu, selon certains, toute la souplesse désirable, le vicaire général a du moins fait preuve de prévoyance : quand il a senti se former au-dessus de sa tète lorage impérial, M. Hanon a sollicité et obtenu du Souverain Pontife des pouvoirs extraordinaires pour les visiteurs, afin que la petite Compagnie, au moins à létranger, nait pas à souffrir des événements, quels quils dussent être (5). En 1876, à Paris, dans le recueillement de son bureau, le T.H.P. Boré rédige le billet par lequel il désigne le vicaire générai qui, au lendemain de sa mort, aura la responsabilité de la famille vincentienne. Sur ce billet qui dormira deux ans dans la cassette, le P. Boré a écrit le nom dAntoine Fiat (6).
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