|
ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
23 octobre En 1828, à Paris, mort de M. Pierre-Joseph de Wailly,
onzième supérieur général. Cest un bref
de Léon XII qui, le 16 janvier 1827, a fait de lui le successeur
de saint Vincent. Sa réputation est alors bien assise dans lesprit
des survivants de la Révolution. Comme jeune prêtre, M. de
Wailly a travaillé à la paroisse Saint-Louis de Versailles,
il a prêché des missions dans le diocèse dAmiens,
et il a enseigné la philosophie à Chartres et la théologie
à Saint-Brieuc. Cest dans cet évêché
de Bretagne que la Révolution latteint. Il quitte la France,
en 1792, après avoir reçu un coup de sabre dont la marque
lui restera comme un souvenir de ces jours troublés. Il séjourne
en Allemagne. Puis, invité par Mgr Asseline, évêque
dArras son diocèse dorigine M. de Wailly
parcourt les campagnes abandonnées pour y porter le courage chrétien.
Pour un peu il y eût laissé la vie : un jour, en effet,
arrêté par les révolutionnaires à Saint-Georges,
près Hesdin, il est, à coups de crosse de fusil, précipité
dans une cave, et il y reste jusquau moment où le dévouement
des habitants peut l'en sortir. Au moment du Concordat, lévêque
dArras donne à M. de Wailly la cure de Saint-Leu. Mais le
curé na quun désir : reprendre la vie de
communauté. Il vient à Amiens en 1806 et, cinq ans après,
il en est le supérieur. Il réussit à réintégrer
la Compagnie dans les locaux bâtis entre 1736 et 1752, au faubourg
de Noyon (1) et qui valaient à Amiens la réputation davoir
le plus beau séminaire de France. Sa fortune considérable
permet à M. de Wailly de fonder les collèges de Montdidier
et de Roye, et en même temps il groupe autour de lui une équipe
de missionnaires qui peut reprendre lévangélisation
des campagnes. En 1847, premier départ de douze Filles de la Charité pour la Chine. Embarquement à Marseille. Arrivée à Macao en 1848, puis à Ning Po en 1854. Un siècle plus tard, en 1954, restent seules en Chine plus de deux cents Surs chinoises, car toutes les étrangères au pays ont été expulsées et la Communauté dissoute. (R) En 1937, mort de M. Manzella appelé le saint
de la Sardaigne. Il fonda les Surs de Gethsémani
pour les catéchismes paroissiaux.(R)
|