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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
22 octobre En 1650, Jeanne Baptiste (qui servait les pauvres sur la paroisse Saint Jean de Grèves à Paris) et Nicole Haran (23 ans et 15 mois de vocation) reçoivent les instructions avant leur départ pour lhôpital de Montmirail, sur les terres de la famille de Gondi. Elles retrouveront là-bas une communauté de Prêtres de la Mission. (C) En 1655, à Saint-Lazare, Monsieur Vincent réunit toute la Communauté. Débordant de joie, il lui lit en latin et en français le bref «Ex Commissa Nobis» quil vient de recevoir et par lequel le pape Alexandre VII approuve les vux en usage dans la Compagnie. Avant cette lecture, Monsieur Vincent a exposé à son auditoire les difficultés quil a eues à surmonter depuis près de vingt ans pour voir arriver lheureuse réponse quil commente (1). En 1727, Monsieur Bonnet envoie aux Surs le Décret reconnaissant lhéroïcité des vertus de Monsieur Vincent. Il demande aux Surs dhonorer leur Fondateur par limitation des ses vertus et la fidélité à leurs Règles. (C) En 1755, lArchevêque de Paris, Christophe de Beaumont, autorise lexhumation des restes de Mademoiselle Le Gras en vue de leur transfert de léglise Saint Laurent à la Maison Mère des Filles de la Charité. Il a fallu lintervention de la Reine pour que le Curé de la paroisse donne son accord. (C) En 1788, le curé du village de Sèvres, ayant laccord du Conseil dEtat du Roi, signe avec Mère Renée Dubois et les Surs Officières le contrat détablissement de quatre Surs pour léducation des pauvres filles et le soulagement des pauvres malades. Le Roi Louis XVI versera les indemnités. (C) En 1856, embarquement des premières Filles de la Charité pour la Perse. Tempête affreuse avec débarquement imprévu à Trézibonde. La barque dans laquelle les Surs avaient pris place est si ballotée par la mer que des Arabes voyant le danger se jettent à leau, prennent une à une chaque Sur dans leurs bras pour les déposer respectueusement sur la plage. Ensuite, organisation dune caravane : 12 personnes, 18 mulets. En tête M. Darnis, Lazariste, puis un capucin, puis une Sur sur un beau cheval blanc, une autre sur une mule, et les trois jeunes Surs sur les pauvres mulets déjà surchargés de six paquets et matelas. Première halte dans la salle commune de lhôtellerie. Un mois ainsi à cheval pour arriver à Kosrova le 29 novembre. (R) En 1865, à Paris, dans la chapelle de la Maison-Mère, Mgr Franchi, nonce à Florence, assisté de Mgr Bassaia, capucin, vicaire apostolique des Gallas, et de Mgr Boutonnet, évêque de Basse-Terre, sacre notre confrère Mgr Louis Bel, vicaire apostolique dAbyssinie. Le nouvel évêque, qui a quarante-deux ans, est lié à Castelfranc, dans le diocèse de Cahors. Après avoir travaillé à Montpellier, il a été nommé supérieur à Alexandrie en 1854 et visiteur de Syrie en 1860. Vingt-huit mois après son sacre, il mouvra prématurément à Alexandrie dÉgypte. En 1921, à Paris, mort de M. Jean-Baptiste Coulbeaux. Après deux ans denseignement au séminaire de Sens, il sen allait, en juillet 1870, vers lAbyssinie et, pour tout le reste de sa Nie, il lui vouait son âme et son corps. Même quand il devra rentrer en France, aux environs de 1900, il lui consacrera son temps dans la composition du monument quil lui a édifié et quil a intitulé : Histoire politique et religieuse de lAbyssinie. A travers la vérité et limpartialité de cet ouvrage, est perceptible le cur de M. Coulbeaux pour qui lAbyssinie fut une seconde patrie. Il en avait compris les murs et la mentalité ; il en parlait cinq langues ; il était aimé du peuple et honoré des chefs, et spécialement par le grand empereur Ménélik. A la plume laborieuse de M. Coulbeaux, les catholiques abyssins doivent un catéchisme en tigrinien, une Imitation de Jésus-Christ en amarinien, un psautier en gheez, qui lui valut de Rome les félicitations les plus flatteuses. En français, il a composé la vie de Ghébré-Michaël et un Dictionnaire abyssin que la mort Ja empêché dachever. Un trait en dit long sur lâme de M. Coulbeaux : un jour, - et pour une bonne période - il na pas hésité à prendre en prison la place dun officier italien, incapable de fournir la rançon mise comme condition à son élargissement. Mais le plus chaud éloge de M. Coulbeaux nest-il pas dans ces mots que lhéritier du trône dÉthiopie, Ras Téféri, écrivait lors de la mort de ce serviteur de lAbyssinie : «Ce grand homme, portant le joug de lamour à légard de notre pays dÉthiopie, pensait et travaillait autant quil le pouvait pour aider notre empire à marcher vers toutes les belles choses» (3).
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