|
ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
17 octobre En 1644, en ce jour de la dédicace de l'église de Chartres, Louise de Marillac offre à Dieu les desseins de sa Providence sur la Compagnie des Filles de la Charité. Elle établit la Vierge Marie, qui a permis l'accomplissement des promesses de Dieu aux hommes, Mère et Gardienne de cette Compagnie naissante. Cette consécration de la Compagnie à Marie souligne le grand désir de Louise de Marillac de maintenir les Filles de la Charité dans la fidélité aux desseins de Dieu. (C) En 1678, à Aleth, dans lactuel diocèse de Carcassonne, le nouvel évêque, Alphonse de Talbelle, qui, cinq mois auparavant, a passé, avec Edme Jolly, le contrat détablissement perpétuel des Prêtres de la Mission en son séminaire, unit à cette maison la cure de Roquefeuille et son annexe. Les Prêtres de la Mission ny exerceront pas les fonctions curiales, mais en percevront les revenus qui se montent à 1.800 livres par an (1). En 1781, le ministre des Finances, Monsieur Joly de Fleury, au nom du Roi Louis XVI, signe avec Mère Madeleine Drouet, les Surs officières et Monsieur Antoine Jacquier un contrat pour létablissement de huit Surs à lHôtel de la Force à Paris, situé sur la paroisse Saint-Paul. Les Surs sont appelées pour le service des prisonniers des deux sexes. Elles auront droit sur les filles de service qui seront choisies et payées par la Supérieure. Les Surs auront seules la charge du temporel dont elles rendront compte au Ministre des Finances (cf. 5 mars 1782) (C) En 1791, un huissier des tribunaux du département de Paris sest rendu à la Maison Mère. Il fait sommation à Mère Antoinette Deleau et Sur Geneviève Pilloy de rendre leurs comptes. La Sur portière a été affolée de se trouver face à cet homme de Loi. (C) En 1797, le directoire exécutif des Vosges prononce une sentence de déportation immédiate contre quinze prêtres, parmi lesquels deux Lazaristes : Joseph Perrin et Jean Rambour. Joseph Perrin, qui a professé dans les séminaires de Toul son diocèse dorigine puis de Châlons-sur-Marne, a déjà été arrêté et condamné une première fois, en 1794, à la même peine ; il a été conduit à Rochefort et emprisonné sur le «Washington» avec des centaines de prêtres et quelques Lazaristes. Il a partagé avec eux les horribles tourments qui ont fait de ces bateaux-prisons les dignes ancêtres de nos modernes camps de concentration. Dans sa geôle flottante, Joseph Perrin a vu mourir un de nos confrères, Nicolas Parisot ; puis, libéré à Saintes, en février 1795, il na rien eu de plus pressé que de reprendre avec zèle ses activités sacerdotales. De là, cette deuxième condamnation qui lui est infligée aujourdhui. Mais, cette fois, il échappera à lexécution de la sentence ; par la suite, il sera curé dans les Vosges, à Châtenois, puis à Mirecourt où il mourra, en 1816, trop tôt pour rentrer dans la petite Compagnie qui allait se reformer et dont il avait été un sujet de choix. Quant à Jean Rambour, dont on ne sait si en réalité il fut déporté, il était, lors de sa condamnation, retiré à Dombrot, dans les Vosges (2). En 1818, à Naples, Justin de Jacobis, âgé de dix-huit ans, est reçu au séminaire interne. Il y compte, parmi ses condisciples, Vincent Spaccapietra, le futur archevêque de Smyrne, qui a laissé dutiles témoignages sur lédifiante façon dont le futur bienheureux vécut ses années de formation (3). En 1894, à Paris, mort de Sur Vérot, Directrice du Séminaire. Où en est votre cur, demandait-elle à une jeune Sur. Le fixez-vous en Notre Seigneur par une confiance qui va jusquau complet abandon ? Croyez-moi : livrez-vous sans réserve à Celui qui ne vous manquera jamais Rien ne manque quand Notre-Seigneur sen méle. Et à une autre : Ne vous mettez pas en peine de ce que lon peut dire de vous, non dans un esprit philosophique et suffisant, mais en toute humilité et simplicité ne comptant pour rien tout ce qui vous touche personnellement. Cest ainsi que doivent faire les vrais enfants de Dieu toujours amis de la paix. (R) En 1926, à Rome, en la basilique Saint-Pierre, cent quatre-vingt-onze martyrs de la Révolution française sont béatifiés. Dans cette liste glorieuse se trouvent les noms de nos deux confrères, Louis-Joseph François et Jean-Henri Gruyer, massacrés au séminaire Saint-Firmin, le 3 septembre 1792 Le T.H.P. Verdier, qui assiste à ce triomphe, a, à ses côtés, un arrière petit-neveu du bienheureux François, labbé François qui, à cette date, était professeur à Valenciennes (4). En 1946, un décret de la Sacrée Congrégation des Religieux reconnaît lexemption de la Compagnie des Filles de la Charité : celle-ci a été confirmée le 12 août 1946 par sa Sainteté Pie XII. Cette exemption existe depuis les origines de la Compagnie, mais a été contestée à plusieurs reprises, surtout depuis le milieu du XIXe siècle. Pourtant lexemption nest pas la soustraction des religieux à toute autorité autre que celle de leurs Supérieurs : elle est laffirmation de leur stricte et immédiate dépendance du Souverain Pontife. Les Evêques demeurent dailleurs maître des uvres où se dévouent les religieux. Mais lexemption garantit lunité de direction et desprit de lInstitut au-delà des frontières diocésaines et nationales. Elle nest pas un principe dindépendance, la justification dune autonomie capable de gêner luvre commune mais une affirmation de catholicité au sein même dun apostolat inscrit dans la pastorale diocésaine (Paul VI) (R)
|