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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
7 octobre En 1658, Sainte Louise écrit à Sur Henriette
Gesseaume, Fille de la Charité, Servante des Pauvres Malades et
Blessés à Calais lui recommandant dêtre
très prudente et désintéressée dans ce service : En 1662, à Rome, le pape Alexandre VII signe le Bref «Pastoralis officii», qui déclare la Congrégation de la Mission exempte de la juridiction des évêques, sauf en ce qui concerne les fonctions extérieures. Le même bref fixe à deux ans le temps de probation avant lémission des Vux (1). En 1690, lLe procureur des administrateurs de lhôpital de Langres, ayant reçu laccord de lEvêque, signe avec Mère Mathurine Guérin et les officières le contrat détablissement de quatre Surs à lhôpital de cette ville. Les Surs auront le soin des malades, mais ne seront pas chargées des enfants de la manufacture sauf sils sont malades. (C) En 1696, à Saint-Lazare, Monsieur Jolly, Mère Mathurine Guérin et les trois officières, ratifient, devant les notaires du Châtelet, le contrat détablissement des Surs pour le service des malades de la paroisse Notre-Dame de Dijon. Le contrat a été établi à Dijon entre le Curé de la paroisse et Monsieur François dAndigné, supérieur des Prêtres de la Mission de la ville, ayant reçu procuration de la Compagnie des Filles de la Charité. Sur Jeanne Guittois et Sur Germaine Rousseau ont été envoyées dès le 14 juin 1695. (C) En 1797, à Saint-Dié, le Directoire exécutif des Vosges toujours pour les mêmes motifs de «fanatisme» et dans le style si particulier aux agents de la «République une et indivisible» condamne a la déportation notre confrère, Claude Bonnabé. Au moment de la dispersion religieuse provoquée par les lois, il est revenu dans sa commune, Sainte-Marguerite où il est né le 6 février 1764 et quil avait quittée, pour entrer à Saint-Lazare, le 17 mars 1783. Il est fort probable que Claude Bonnabé pût échapper à la déportation, puisque en 1816 on le retrouve curé de Raon-lÉtape, dans le diocèse de Saint-Dié (2). En 1904, érection de la Province de Hongrie de la Compagnie des Filles de la Charité. (R) En 1929, fondation de la Maison de Grodno (Pologne) à 6 kilomètres de la frontière de Lithuanie et de Russie. Ville de 50 000 habitants dont la moitié sont Juifs. Il y a cinq églises catholiques, six orthodoxes, une protestante et une synagogue. Les Surs vont voir les Pauvres au bord du Niémen sur les collines. Les habitants sont persécutés il faut soutenir leur courage et les aider matériellement et spirituellement. (R) En 1933, à Dublin, les confrères, en un triduum qui a commencé hier, commémorent le centenaire de létablissement de la Mission en Irlande. Le T.H.P. Souvay y assiste et il est même lun des orateurs de ces festivités. Sans compter quatre évêques qui pontifient ou qui prêchent, la présidence de chaque journée revient successivement à Mgr Byrne, archevêque de Dublin, Mgr Robinson, nonce apostolique, et au cardinal Mac Rory, archevêque dArmagh. Pendant ces jours de fête, est évoqué le souvenir des quatre jeunes prêtres qui, aux environs de 1832, décidèrent de travailler efficacement au service de lÉglise, et des âmes : MM. Lynch, Kenrich, Reynolds et Burke. Quand ils entendirent parler de la petite Compagnie, ils devinrent ses introducteurs dans leur patrie. Le supérieur général, M. Nozo, envoya à Castlenock M. Joseph Girard, le futur constructeur de Kouba qui fut chargé douvrir un séminaire interne. Tandis quà Dublin, quelques-uns des premiers confrères sadonnaient à lenseignement de la jeunesse, luvre des missions sinaugura dans le diocèse en 1842 : elle connut rapidement un succès prodigieux. OConnell le grand défenseur des libertés irlandaises au Parlement britannique voulut que sa paroisse natale fût évangélisée par les fils de saint Vinrent. Les protestants eux-mêmes étaient impressionnés par le labeur apostolique de nos confrères : lun dentre eux qui venait dêtre victime dun vol, apprenant quune mission allait se donner dans la localité, déclarait : «Si mon voleur es [catholique, je serai sûrement remboursé ; sil est protestant, tant pis pour moi !» Avant la fin du XIXe siècle., la Mission irlandaise sétait installée en Angleterre, en Écosse, à Paris et en Australie (3).
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