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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
1er octobre
En 1636, Saint Vincent désigne Barbe Angiboust et Louise Ganset pour fonder la Maison de Charité de Richelieu : Mon Dieu, Mademoiselle, écrit-il, quel bonheur à ces bonnes filles de sen aller au lieu où elles vont continuer la charité que Notre-Seigneur exerçait sur la terre ! Quelles sen iront la tête levée au jour du jugement ! (R) En 1638, Monsieur Vincent remet à Louise de Marillac l'argent nécessaire pour le voyage de Barbe Angiboust et Louise Ganset. Appelées par les Prêtres de la Mission, elles partent pour Richelieu. C'est la première fondation loin de Paris, ce qui inquiète un peu la Supérieure des Filles de la Charité. Une lettre vient la réconforter : Très volontiers je prie Notre Seigneur qu'il donne sa sainte bénédiction à nos chères surs et qu'il leur fasse part de l'esprit qu'il a donné aux saintes dames qui l'accompagnaient et coopéraient avec lui à l'assistance des pauvres malades et à l'instruction des enfants. Mon Dieu, Mademoiselle, quel bonheur à ces bonnes filles de s'en aller continuer la charité que Notre Seigneur exerçait sur la terre, au lieu où elles vont ! (C) En 1651, Sur Julienne Loret qui est à Chars
a envoyé des fruits à sainte Louise. Celle-ci lui écrit : En 1710, Mère Marie Le Roy accompagnée des trois Surs officières signe avec le procureur des Administrateurs et le syndic de lhôpital du Saint Esprit de Dax le contrat détablissement de trois surs pour le service des malades. (C) En 1753, trois Surs sont envoyées pour le service des enfants de lÉcole militaire de Vincennes. (C) En 1794, dans la rade de lîle dAix, à lembouchure de la Charente, mort de Nicolas Parisot. Il ny a que quatorze ans, que, venant de Besancon, son diocèse dorigine, il est entré dans la Compagnie. Placé au séminaire de Metz, il refuse tous les serments que la législation révolutionnaire exige de lui. Arrêté, il est condamné à la déportation. Avec une douzaine dautres prêtres, il est, par petites étapes, dirigé vers Rochefort, dès le début de 1794. Le 21 mai, Nicolas Parisot et ses compagnons sont jetés dans la cale dun vieux bateau où sont déjà entassés près de cent cinquante ecclésiastiques. La vermine et la nourriture grossière et insuffisante finissent par faire de notre confrère, a son tour, un de ces cadavres que chaque matin les survivants devaient jeter dans une barque et aller enterrer. Nicolas Parisot a été inhumé dans lîle Madame, avec un grand nombre de confesseurs de la foi (1). En 1915, Marcel Chazal, étudiant de la. Mission, tué par un éclat dobus à son poste de brancardier. En 1934, la guerre entre le Paraguay et la Bolivie demande un grand dévouement à nos Surs dans les ambulances du Paraguay. (R) En 1950, à Laroque, au diocèse de Montpellier, est inauguré le monument destiné à commémorer le souvenir dun illustre enfant de la paroisse et dun fils de saint Vincent : M. Fernand Portal qui naquit à Laroque le 14 août 1855. Dans la Croix, Mgr Calvet avait annoncé le projet de ce monument, et les nombreux anciens disciples de M. Portal, que comptent le Clergé et lUniversité, se tirent un devoir dy répondre par leurs oboles, et aujourdhui, par leur présence en ce pittoresque village des bords de lHérault. Le prieur de Laroque, M. Gaston Cazet, a mis ses talents et son cur à organiser cette journée destinée à glorifier celui qui est son compatriote et son frère en religion. Le matin, Mgr Duperray, évêque de Montpellier, bénit le monument, après que laumônier du lycée de Nîmes, le chanoine Gasque, disciple de M. Portal, eût retracé la vie et luvre de, son maître. Laprès-midi, aux Halles municipales de Ganges, le chef-lieu de canton, catholiques et protestants sont convoqués ; et ce bel auditoire donne toute son attention à M. Pierre Mesnard, professeur de philosophie à la Faculté dAlger, qui, avec aisance et chaleur, exalte lapostolat de M. Portal pour lunité des Églises, son action près des élèves de lÉcole normale supérieure et son dévouement aux uvres sociales de Javel. Lévêque de Montpellier conclut en rappelant le devoir de la prière pour lunité et la nécessité, pour les catholiques, dune vie dont le christianisme attire les frères séparés (2). En 1951, à laéroport de Montréal, deux Filles de la Charité atterrissent. Elles vont prendre la direction de lAide aux Vieux Couples, moderne forme des Petits Ménages établis à Paris par Monsieur Vincent. Montréal est la quatrième maison dont les Surs sont chargées depuis leur arrivée au Canada en 1948 (3).
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