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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
30 septembre En 1887, à Paris, Henri Romans est reçu au Séminaire interne. Il est le premier Lazariste de Hollande qui ait fait ses études secondaires à Wernhout, où, en 1882, sous le coup des lois Jules Ferry, lÉcole apostolique de Loos sest transportée. Après lordination sacerdotale que, malgré la fragilité de sa santé, il recevra à Aire-sur-Adour en 1894, M. Romans ira conquérir à Rome un diplôme de licencié en théologie que lui signe le Père Lepidi, de «la Minerve». Le séminaire dAmiens laccueille comme professeur décriture sainte ; cest la matière où il excellera toute sa vie. Il ne redoute pas denseigner des opinions avancées, jusquau jour où on lui rapporte la réflexion que le Père Pouget fit à un confrère de passage à la Maison-Mère : «Eh bien, votre M. Romans, il y va un peu fort ! » La persécution de Combes renvoie M. Romans en Hollande. Panningen bénéficie dun enseignement que, par son travail et sa culture, M. Romans enrichit toujours. En 1921, il devient le premier visiteur de Hollande, et, en onze ans de gouvernement, il donne à la jeune province un essor rapide et durable : par lui, la Bolivie, Java, le vicariat de Yungpingfou, en Chine, sont abondamment fournis en confrères, et il installe la Maison centra le à Nimègue. En 1932, fatigué, M. Romans donne sa démission. Mais, lAssemblée de 1933 naccepte pas que cet homme de valeur reste dans le rang et elle le donne comme assistant au T.H.P. Souvay. Pendant quatorze ans, il sera le conseiller aimable, discret, au courant de tout ; lAllemagne, la Hongrie et Rome le verront venir à elles comme commissaire extraordinaire. Ses quatre dernières années de vie se passent à Nimègue, dans une retraite laborieuse jusquà ce 20 septembre 1951, où la mort vient le chercher. Durant ses soixante-quatre années de vie vincentienne, M. Romans a prodigué à la petite Compagnie un amour vrai et pratique qui mobilisa à son service sa science profonde doublée dun grand sens des réalités, toutes deux guidées par un jugement dune belle rectitude et surnaturalisées par une authentique piété. La Hollande peut être fière de lavoir eu comme premier visiteur (1). En 1919, à Paris, la vingt-huitième Assemblée générale procède à lélection du successeur du T.H.P. Villette. Tous les députés nétaient pas présents à louverture, le 27 septembre ceux de Perse et du Mexique ne sont arrivés quhier au soir ceux dAllemagne entrent dans la salle où sont enfermés les électeurs, juste au moment où le dépouillement du premier scrutin va commencer. On les fait voter et lurne reçoit ainsi quatre-vingt-quinze bulletins. Fait inouï dans lhistoire de la petite Compagnie, cest à la presque unanimité que M. François Verdier est élu dix-huitième supérieur général (2).
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