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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
22 septembre En 1623, à Paris, larchevêque Jean-François
de Gondi, donne à Monsieur Vincent lautorisation détablir
la Confrérie de la Charité à Clichy, dont
il est devenu le curé onze ails auparavant. Après un an
de résidence effective, il a dû, à son grand regret
et sur les conseils de M. de Bérulle, confier la paroisse à
un vicaire, afin de se consacrer à ses fonctions de précepteur
chez les Gondi. Jusquen 1626, date où il labandonnera
définitivement, Monsieur Vincent, tomme le montre la décision
épiscopale de ce jour, continuera à diriger la cure de Clichy
et à y revenir chaque fois que ses occupations le lui permettront
(1). En 1655, à Rome, le pape Alexandre VII signe le bref «Ex Commissa Nobis» qui approuve les vux émis par les membres de la Congrégation de la Mission. De bonne heure, saint Vincent a songé que des vux simples de pauvreté, chasteté et obéissance seraient un bon moyen de faciliter à ses fils les victoires de la grâce sur la nature. Mais, étant donné la répugnance de lépoque et même de la Cour romaine pour létat religieux, saint Vincent ne veut pas que ces vux fassent de ses fils des religieux. Depuis plus de quinze ans, il a multiplié les démarches et envoyé tour à tour M. Lebreton, M. Berthe, M. Jolly négocier à Rome. La ténacité de notre saint Fondateur a sa récompense aujourdhui : Alexandre VII approuve lémission des trois vux simples auxquels sajoute celui de stabilité en la Compagnie : ces vux se feront après deux ans de probation ; personne na mission de les recevoir ; ils nétablissent pas les missionnaires dans létat religieux ; seuls, le Pape et le Général peuvent en dispenser (2). En 1727, à Rome, le Pape Benoît XIII donne lordre de publier le décret proclamant lhéroïcité des vertus de Vincent de Paul. Cest le résultat de la Congrégation générale des Rites qui sest tenue le 16 septembre précédent et qui a délibéré pendant cinq heures, en présence du Souverain Pontife (3). En 1874, à Paris, la XXIII, Assemblée Générale se termine, sous la présidence deM. Boré quelle a élu. Elle a tenu treize sessions. Parmi les discussions les plus animées, il faut signaler celle qui a occupé les séances du 19 septembre : devait-on multiplier les séminaires internes en France, ou fallait-il nen laisser quun ? LAssemblée a décidé quil était expédient quil y eût plusieurs séminaires en France, soit pour favoriser la formation des provinces selon les règles, soit pour multiplier les vocations. Une autre discussion a atteint, le 21 septembre, un respectable degré de chaleur ; elle a été provoquée par la question du séjour des étudiants : nest-il pas préférable de les placer hors de Paris ? LAssemblée laisse au Supérieur général le soin de décider (4).
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