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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
16 septembre En 1615, à Ecouis, alors dans le diocèse
de Rouen, aujourdhui dans celui dÉvreux, Monsieur Vincent
se présente au chapitre de la Collégiale, dont il est devenu
chanoine et trésorier au mois de mai précédent. Il
fait le serment de fidélité et reçoit le baiser de
paix. Cette cérémonie lui donne le droit de porter lhabit
de chur. Mais le nouveau chanoine demande aussitôt et obtient
un suppléant ; il est assez occupé actuellement à
Paris avec son préceptorat chez les Gondi et sa charge daumônier
des galères pour être dispensé de la présence
à loffice. Le lendemain de ce jour, pour fêter, selon
la coutume, «son joyeux avènement», Monsieur Vincent
invite tous les membres du chapitre à dîner (1). En 1664, de Paris, M. Alméras adresse à la
petite Compagnie une lettre pour lui annoncer que la biographie de
Monsieur Vincent est enfin achevée. Il ne mentionne pas le
nom de lauteur. Cest peut-être ce qui autorisera un
jour Claude Lacour, et plus tard, au XIXe siècle, des confrères
à affirmer que lévêque de Rodez, Louis Abelly,
na fait que signer louvrage ; le travail aurait été
entièrement rédigé par une équipe de Prêtres
de la Mission, dirigés par Fournier, et qui, pour se conformer
à la pratique recommandée par Monsieur Vincent à
ses fils de ne point publier de livre, aurait demandé à
Abelly dêtre simplement un prête-nom. M. Coste sest
insurgé contre cette opinion et a montré comment, selon
ses propres termes, Abelly a été «larchitecte
et le maçon» de la biographie de saint Vincent, en ordonnant
les matériaux et en construisant avec les documents que Saint-Lazare
avait mis à sa disposition cette première vie de notre bienheureux
Père (2). En 1839, aux environs de Tchayuenkow, dans le Hou-pé,
Jean-Gabriel Perboyre est arrêté par les soldats et les commissaires
du vice-roi de Ou-tchang-fou. La veille, en compagnie de notre confrère,
M. Baldus, le futur évêque, et du franciscain Rizzolati,
Jean-Gabriel fêtait solennellement le saint Nom de Marie, quand
lapproche des mandarins et de leur escorte fut signalée.
Chrétiens et missionnaires de senfuir. Le futur bienheureux
gagne une forêt voisine. Aux premières heures du 16 septembre,
il y est découvert, dépouillé, frappé, enchaîné.
Son martyre dun an commence (3). En 1885, à Londres, deux confrères irlandais,
MM. Antoine Boyle et Malachie OCallaghan, sembarquent
sur le «Liguria» pour aller établir la Mission en
Australie. Cest le cardinal Moran, Irlandais lui-même,
archevêque de Sydney, et premier cardinal que Rome ait donné
à lAustralie, qui a exprimé le désir de voir
les fils de saint Vincent sinstaller dans son diocèse. Son
Éminence fait elle-même la traversée avec nos confrères.
Après un bon voyage - par le canai de Suez - leur bateau entrera
dans la baie de Sydney, le 4 novembre 1885 (4).
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