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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
7 septembre En 1652, à Paris, pour la première fois, les Filles de la Charité se disposent a franchir les frontières de la France : Monsieur Vincent, en effet, répond au désir de Louise-Marie de Gonzague, Reine de Pologne, et lui envoie trois Surs : Marguerite Moreau, Madeleine Drugeon et Françoise Douelle. Après être passées par la Baltique et lAllemagne, elles seront reçues par la Reine, en son château de Lowiez, à quelques heures de Varsovie. Leurs débuts ne seront pas faciles ; cest sans doute la raison pour laquelle la petite graine quelles ont jetée, a si bien levé : avant la dernière guerre mondiale, les Filles de la Charité avaient deux cents maisons en Pologne (1). En 1682, à Bayeux, lévêque, Mgr François de Nesmond, confie la direction de son séminaire aux Prêtres de la Mission. Le contrat fixe une pension annuelle de deux mille quatre cents livres pour cinq prêtres et trois frères. Il enferme aussi une clause qui eût réjoui le cur de notre bienheureux Père : en plus de leur enseignement, les confrères doivent administrer les sacrements et donner les honneurs de la sépulture aux pauvres de lHôtel-Dieu de Bayeux. Le premier supérieur de ce nouvel établissement est M. Nicolas Pierron qui, treize ans plus tard, sera chargé de gouverner la famille vincentienne. Les confrères garderont la direction du séminaire de Bayeux jusquà la Révolution (2). En 1689, un contrat, signé par Mère Mathurine Guérin et les trois officières et le représentant du Curé et des habitants, prévoit létablissement de deux Surs pour le service des malades et linstruction des petites filles à Hecourt, village au nord de Gisors (Eure). (C) En 1729, avec la circulaire de Monsieur Bonnet, les Surs reçoivent le décret sur lauthenticité des miracles obtenus par lintercession de Monsieur Vincent et le bref de sa béatification signé par le Pape Benoît XIII, le 13 août 1729. Monsieur Bonnet invite les Surs à se renouveler dans lesprit de leur état. (C) 1771, Monsieur François Valliton, prêtre de la Mission, a reçu procuration des Administrateurs de lhôpital dOrthez pour signer avec la Compagnie des Filles de la Charité le contrat détablissement de trois Surs à lhôpital de la ville. (C) En 1878, à Paris, la XXV, Assemblée générale,
après avoir élu, avant-hier, M. Fiat, reprend ses sessions.
Celle daujourdhui doit choisir les membres du grand Conseil.
Au deuxième tour de scrutin, M. Jules Chevalier, qui était
déjà troisième Assistant, devient premier Assistant ;
il a cinquante-trois ans. Encore deux tours de scrutin, et M. Guillaume
Delteil est deuxième Assistant ; il descend dun échelon,
puisque, précédemment, il était le premier membre
du Grand Conseil. On allait procéder au choix du troisième,
quand un député fit remarquer que les deux premières
élections étaient invalides : il y avait eu des bulletins
blancs et un bulletin nindiquant pas le prénom dun
élu porteur du même nom de famille quun autre confrère.
Un moment de perplexité et de discussion, et, pour le bien de la
paix, M. Chevalier et M. Delteil se désistent. Ils sont réélus,
et, cette fois, il ny a pas délecteur assez distrait
pour rédiger incomplètement son bulletin de vote. LAssemblée
complète ensuite son travail en élisant M. Pierre Bourdarie
comme troisième Assistant, et M. Stella, déjà quatrième
Assistant, conserve sa fonction. Enfin, M. Jules Chevalier est proclamé
admoniteur. Après avoir constitué le Sénat de la
Compagnie, les députés vont pouvoir procéder à
lexamen des «postulata» émanant des diverses
Assemblées provinciales (3).
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