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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
4 septembre En 1698, le Maire et le Conseil général des habitants de Lunel ont envoyé à Paris leur procureur pour signer avec Mère Julienne Laboue et les Surs officières le contrat détablissement de deux Surs pour le soin des malades et linstruction des petites filles pauvres de la ville. (C) En 1706, un procès oppose le Duc de Foix à la Compagnie des Filles de la Charité, à propos des rentes prévues pour le service des Surs de Montpaon. Le duc explique que la duchesse de Foix a légué tous ses biens à lhôpital de Montpaon, cest pourquoi il renvoie la troisième Sur qui nétait pas prévue lors du contrat de fondation (cf. 5 mai 1687) (C) En 1949, à Paris, mort de M. Edmond Crapez.
Deux lettres et un balai ont été les minces moyens dont
la Providence sest servi pour orienter cette vie qui commença
dans le Nord, en la cité du Quesnoy, le 18 mai 1878. Cest
une lettre, écrite par une tante, Fille de la Charité, et
disant : «Si quelquun de la famille pouvait être
prêtre !
» qui achemine Edmond Crapez vers le
Séminaire de Cambrai, alors quil avait songé à
adopter le genre de vie de ses premiers maîtres, les Frères
des Écoles chrétiennes. Cest un balai qui éveille
son attirance vers la Congrégation de la Mission : durant
une mission qui se donne au Quesnoy, il voit un Lazariste qui, les manches
retroussées et armé dun balai, nettoie léglise.
Ce zèle de la maison de Dieu, uni à tant de simplicité,
lédifie ; et la lecture de nos Règles, spécialement
du chapitre II qui traite Des maximes évangéliques, lamène
à la Maison-Mère le 21 septembre 1896. Prêtre en 1901, puis
revenu de Rome avec un doctorat en théologie, un doctorat en philosophie
et une licence en Droit canon, il est professeur de philosophie rue de
Sèvres, quand le Père Fiat, un jour de 1907, le charge de
porter une lettre à M. Rouget, lun des deux confrères
résidant à Gentilly. Le Supérieur général
demandait à M. Rouget de composer une vie de Catherine Labouré.
M. Crapez rapporta sa réponse écrite sans se douter quelle
suggérait au Père Fiat de confier au messager le travail
demandé. Cest ainsi que M. Crapez entra dans lapostolat
marial qui devait donner à sa vie un cachet si particulier et à
son âme une vie intérieure si axée sur le culte de
la Médaille Miraculeuse quil a été le prêtre
des Curs de Jésus et de Marie. Tandis que ses journées
semplissent dactivités toujours croissantes :
Directeur de Gentilly pendant trente ans, conseiller moral des Syndicats
de lAbbaye, sous-directeur des Filles de la Charité, des
Enfants de Marie et de la Réparation sacerdotale, directeur dâmes
très apprécié, rédacteur douvrages et
darticles pour lesquels il accumule une documentation sans cesse
mise à jour, sa vie intérieure, loin dêtre compromise
par une telle variété doccupations auxquelles pourtant
il se donne avec une entière conscience, devient de plus en plus
une intimité avec Jésus et Marie. M. Crapez portait dailleurs
son âme sur son visage : son regard semblait voir au-delà
des apparences, et son sourire était permanent, parce que, par-delà
les contradictions et les insuccès, il souriait à Notre-Dame
dont il voulait être et dont il fut lhostie de réparation.
Et ce prêtre qui se mouvait avec tant daisance dans le surnaturel,
avait des hardiesses et des largeurs de vues qui étonnaient ceux
qui apercevaient trop la timidité et les hésitations dont
M. Crapez lui-même avait conscience. De ce vrai fils de saint Vincent,
la Vierge a fait, à nen pas douter, son prêtre privilégié
(1).
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