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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
28 août
En 1706, à Paris, larchevêque, le cardinal
de Noailles, consacre solennellement léglise de lHôtel
des Invalides, dont nos confrères assurent le service depuis le
11, juin 1675 (1).
En 1711, ce jour Paris, Monseigneur Louis de Boissieux, évêque
de Saint-Brieuc, Mère Le Roy, Supérieure générale
et les trois conseillères, Surs Chauvin, Pachau et Lécorché,
Monsieur Jean Bonnet, Supérieur Général des Prêtres
de la Mission, signent un contrat qui prévoit lenvoi de trois
Surs pour le service des malades de la paroisse Saint-Michel
à Saint-Brieuc. Plusieurs personnes nobles de la ville ont
constitué des rentes pour ce service. (C)
En 1760, à Paris, signature dun contrat par Mère
Madeleine Lemaître, et ses officières, Sur Angélique
Hesnard, Sur Anne Boisserie et Sur Marie dAlbigné
et par Monsieur Duteil, prêtre, ayant reçu procuration des
Administrateurs de lhôpital de Calais. Les quatre
Surs partent dès le lendemain. (C)
En 1840, à Rome, la Propagande érige la Mongolie
en un vicariat apostolique, qui est confié à la Congrégation
de la Mission, et le pape Grégoire XVI charge le Supérieur
général, M. Nozo, de désigner un confrère
qui, revêtu du caractère épiscopal, administrera cette
nouvelle portion de lÉglise. Le choix du successeur de saint
Vincent se portera sur M. Joseph Mouly, qui a trente-trois ans, et travaille
dans la région depuis sept ans (2).
En 1910, à Paris, dans la chapelle de la Maison-Mère,
le cardinal Amette, assisté de Mgr Montéty, ancien
délégué apostolique en Perse, et de Mgr Cantel, évêque
dOran, sacre notre confrère, Mgr Jacques Sontag, élu
archevêque dIspahan, et délégué apostolique
en Perse (3).
Quand il entra au séminaire interne, le 24 septembre 1887, il était
bien le fils de son Alsace natale : né à Dinsheim,
au diocèse de Strasbourg, le 7 juin 1869, ses premières
années ont été assombries par les tristes souvenirs
de la guerre et par la douloureuse annexion de sa province à lempire
allemand. «De là sans doute, en partie, lui venait cette
réserve qui nétait pas exempte dune sorte de
mélancolie, ce recueillement du regard et de tout lêtre
qui nimbait dune amabilité et dune douceur souveraines
une nature plutôt rude et sans apprêt, ardente jusquà
la violence, personnelle jusquà lobstination, mais
que la grâce et le vouloir entêté dy répondre
allaient apaiser et transformer» (4). Cette domination de la
nature est peut-être ce quil y a de plus émouvant dans
cette vie de quarante-neuf ans, si riche pourtant en travaux apostoliques
et si glorieusement couronnée par son suprême sacrifice.
En Perse, avant de représenter le Saint-Siège, Jacques Sontag
fit la classe et le catéchisme, puis dirigea le collège
de Téhéran. Mais dans toutes ses fonctions, il se fit remarquer
par une charité douce et effective aussi bien envers les musulmans
quà légard des chrétiens. Au lendemain
des massacres dOurmiah dont Mgr Sontag fut, en juillet 1918, lune
des premières victimes et la plus illustre, le docteur Packard,
médecin américain de la mission presbytérienne dOurmiah,
écrivait dans le rapport quil adressait à Benoît
XV : «Tous ont éprouvé la sympathie du cur
aimant de Mgr Sontag, et cette précieuse qualité, jointe
à son humble piété, à la pureté de
sa vie et à sa générosité spontanée,
faisait de lui la personnalité la plus attrayante et irrésistible»
(5).
1) Robert Burnand :
LHôtel, Royal des Invalides, pp. 189 et 180.
2) Répertoire historique C.M., p. 84 ; Annales, 1. 94, pp.
128-l31.
3) Annales, 1. 103, p. 158.
4) Revue catholique dAlsace, mars 1923, p. 177 ; J. Eyler, Vie
de Mgr Sontag, 1995..
5) Annales, t. 84. p. 512.

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