|
ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
27 août
En 1660, Monsieur Vincent préside l'élection
de la Supérieure Générale et des Officières
de la Compagnie après la mort de Mademoiselle Le Gras :
Si vous me dites: Monsieur, qui peut soutenir la Compagnie de la
Charité ? Je vous dirai, mes Surs, que c'est l'humilité.
Et quoi encore ? l'humilité. Monsieur Vincent nomme comme
Supérieure, Marguerite Chétif selon ce qui avait été
réfléchi avec Louise de Marillac durant sa maladie de 1656.
Julienne Loret est élue Assistante, Louise Christine Rideau, Officière
et Philippe Bailly, Dépensière. (C)
En 1703, à Paris, mort de M. Nicolas
Pierron, quatrième Supérieur général.
Sa paroisse natale Monceaux, dans le diocèse de Sens
était voisine de celle de M. Jolly, dont il allait être le
successeur. Il avait vingt-deux ans, lorsque, le 14 mai 1657, il fut reçu
à Saint-Lazare par Monsieur Vincent. Sétant distingue
par le brio avec lequel il fit ses études, M. Pierron fut, après
son ordination, professeur à Saint-Lazare. Par la suite, il eut
lhonneur dêtre le premier supérieur du séminaire
de Saint-Flour et de celui de Tours. Dans lintervalle des treize
années qui séparèrent ces deux fondations, il dirigea
les séminaires des Bons-Enfants, de Châlons et de Bayeux.
En 1694, M. Jolly le fit supérieur du séminaire de Chartres
et en même temps visiteur de France.
Cest lAssemblée de 1697, dont les débuts
avaient été marqués par lexclusive que lança
Louis XIV, contre M. Faure, qui mit sur les épaules de M. Pierron
la charge de Supérieur général. Malgré les
répugnances de son humilité, il sadonna à sa
tâche avec dévouement. Son souci primordial fut de mettre
en garde la petite Compagnie contre les erreurs. du moment : cétait
le temps où lAigle de Meaux, Bossuet, avec sa ferme orthodoxie,
luttait contre le Cygne de Cambrai, Fénelon, défenseur nuancé
du quiétisme de Mme Guyon. Cest aussi sous le Généralat
de M. Pierron que furent entrepris les premiers travaux en vue de la béatification
de Monsieur Vincent.
Pendant son gouvernement, deux cent cinquante prêtres ou clercs
et quatre-vingts frères furent admis à faire les vux ;
trois maisons furent fondées : à Rome, dabord :
le pape Innocent XII donna à la Congrégation labbaye
de Saint-Jean et Saint-Paul in Monte Coelio, où furent installés
les étudiants et les séminaristes ; à Crémone,
grâce à la générosité dun digne
chanoine, Dominique Malossi, une maison de missions fut établie ;
et en Bretagne, lévêque de Vannes nous confia son grand
séminaire. Dès le début du généralat
de M. Pierron, un nouvel office fut créé dans la petite
Compagnie, celui de procureur général près le Saint-Siège,
afin que fussent plus facilement entreprises à la Cour pontificale
les démarches nécessaires et spécialement celles
que réclameraient le maintien de lunion des esprits ;
le premier confrère qui occupa ce poste, fut M. René Divers.
Dans le courant de la sixième année de son administration,
la santé de M. Pierron fut fortement ébranlée ;
aussi décida-t-il de transformer lAssemblée sexennale
qui devait se dérouler en 1703, en Assemblée générale ;
elle se tint du 8 au 21 août. M. Pierron y donna sa démission,
et quinze jours après, il mourait paisiblement (1).
En 1717, les administrateurs de lhôpital
Saint-Jacques de Melun demandent lenvoi dune quatrième
Sur car le nombre des malades a augmenté. (C)
1) Circulaires,
t, I, pp. 209 ; Annales, t. 65, pp. 290-307 et 424-442 : t.
66, pp. 136-440.

|