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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
26 août
En 1658, Monsieur Vincent donne ses instructions à
Madeleine Raportebled, Barbe..., Marie Papillon et Marguerite Ruhaut qui
partent le lendemain pour létablissement de Metz. La
Providence de Dieu vous a choisies entre toutes vos surs pour aller
à Metz pour faire connaître sa bonté pour ses créatures.
Voilà pourquoi vous devez vous donner à Dieu pour le bien
servir en ce lieu. (C)
En 1663, la conférence de Monsieur Alméras en ce
jour a pour thème le bon exemple. Comme le faisait Monsieur
Vincent, trois points sont étudiés : les raisons de donner
le bon exemple, les fautes contre et les moyens à prendre. (C)
En 1676, à Paris, par devant Le Moyne et, Mounier,
notaires au Châtelet, contrat est passé entre M. Joly, Supérieur
général, et Mgr Henry de Laval, évêque de La
Rochelle. Le prélat établit à Fontenay-le-Comte les
fils de Monsieur Vincent avec charge pour eux, en échange davantages
matériels appréciables, de prêcher des missions dans
son diocèse. Jusquà la Révolution, Fontenay-le-Comte
sera lun de nos bons centres missionnaires (1).
En 1938, à Coquilhatville, à la «Clinique
Reine-Elisabeth», M. Félix Dekempencer, fondateur
et supérieur ecclésiastique de la Mission lazariste du Congo
belge, rend au bon Dieu sa belle âme.
Dans ses jeux denfant en la maison familiale de Bruxelles où
il vint au monde le 12 octobre 1871, il disait quil serait soldat,
tandis que son frère aîné Frans affirmait : «Je
veux être curé !» Cest juste le contraire
qui se réalisa :.Frans fut officier et se couvrit de gloire
pendant la première guerre mondiale ; et Félix fut
prêtre, mais, il est vrai, avec une ardeur apostoliquement militaire.
A Istanbul, ses élèves du Collège Saint-Benoît,
où il professa de 1897 à 1910, comme ceux du Collège
Sainte-Pulchérie, dont il fut le directeur avant de devenir, en
1914, le supérieur des Missionnaires de Saint-Benoît, purent
apprécier son entrain conquérant dans lenseignement
de la littérature, comme sa fermeté à faire respecter
la discipline. Sa tête imposante, la profondeur de son regard, le
ton de commandement de sa belle voix suscitaient le respect. Cétait
un chef.
Il allait apparaître davantage comme tel, quand, en 1924, le T.H.P.
Verdier le chargea daller fonder la Mission au Congo belge.
En treize ans, il a, malgré toutes sortes de difficultés
et de deuils pénibles, donné à la jeune mission une
solide vitalité : arrivé seul sur le territoire que
Rome confiait à la petite Compagnie, il y laissait à sa
mort quatre importantes résidences de missionnaires et six maisons
de Filles de la Charité. Sa bonté, qui lui gagna le cur
de tous, son éloquence entraînante, son sens des réalités,
la conscience de ses responsabilités qui le faisait sintéresser
à tout et à tous, sa rapidité de jugement et sa clarté
de décision, le tout surnaturellement animé par un esprit
éminemment sacerdotal dont la piété virile avait
quelque chose de tendre pour lEucharistie et pour la Vierge Marie,
mettent M. Félix Dekempencer au premier rang des pionniers de lÉvangile.
Et les missionnaires qui continuent son uvre, comme ceux qui lui
succéderont, peuvent, et pourront, sans cesse remercier la divine
Providence qui, dans les fondements de lactuel vicariat apostolique
de Bikoro, a placé cette première pierre, pierre vraiment
précieuse (2).
1) Notices, t. III,
p. 681 ; Annales, t. 51, p. 172.
2) Annales, t. 104, pp. 159-165 et t. 105, pp. 130-140.

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