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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
24 août
En 1662, après avoir parlé de lesprit de
la Compagnie dans la Conférence du mois précédent,
Monsieur Alméras a choisi comme sujet pour ce jour la vertu de
simplicité. Il commente les réponses des différentes
Surs interrogées. Il conclut par ces mots : Oui,
mes Surs, Dieu est avec les Filles de la Charité qui sont
simples, humbles et charitables. Cest là lesprit de
la Compagnie. (C)
En 1732, à Macao, avec les autres missionnaires
expulsés, M. Appiani arrive, complètement épuisé :
depuis Canton, il a fallu le transporter sur un brancard ; deux jours
après, il mourra.
Trente-cinq ans plus tôt, il débarquait en Chine, envoyé
par la Propagande, comme vice-visiteur apostolique, en compagnie de trente-deux
religieux de différents Ordres et de trois prêtres séculiers.
M. Appiani semblait pouvoir mettre sur pied lun des projets de Rome :
fonder à Pékin ou à Canton un séminaire
pour le clergé chinois. Le passé de notre confrère
lavait préparé à cette tâche : comme
professeur à Monte-Citorio et comme directeur au Collège
Urbain, ce Piémontais avait montré des aptitudes naturelles
et surnaturelles qui pouvaient encourager les espoirs du Saint-Siège.
Mais dès son abord en Chine, M. Appiani sétait rendu
compte que la création dun séminaire nétait
pas possible. Alors, il sétait mis au service dune
petite chrétienté dans le Sutchuen. En 1705, le cardinal
de Tournon, légat du Souverain Pontife dans le Céleste Empire
pour tenter de régler la question des "Rites chinois",
sattacha M. Appiani comme secrétaire et comme interprète.
La loyauté de ce dernier envers le représentant du Souverain
Pontife fut totzle.À l'instigation des Jésuites, elle lui
valut dêtre arrêté et condamné à
mort en 1707. Lempereur le gracia, mais le fit garder prisonnier.
Ce nest quen 1726 quil fut libéré, à
la requête du pape Benoît XIII. Sur trente-cinq années
de séjour en Chine, M. Appiani en a donc passé vingt en
prison. La captivité ou lexpulsion, toutes deux, témoignage
douloureux en faveur de la Foi, ne sont pas chose nouvelle et constituent
toujours, dans les desseins. providentiels, un moyen dapostolat
efficace (1).
En 1745, à Eu, sur la paroisse Notre-Dame, naissance
de Marie-Françoise Lanel, qui sera lune des quatre Filles
de la Charité dArras, guillotinées à Cambrai,
le 26 juin 1794, et béatifiées le 13 juin 1920 (2).
En 1902, à Paris, le T.H.P. Fiat, répondant
aux désirs de lAssemblée provinciale de Madrid,
érige une nouvelle province espagnole qui comprend la Catalogne,
Valence et les Îles Baléares. On lappelle alors Province
de Catalogne, mais peu après elle sintitulera Province
de Barcelone. Composée de quatre maisons, lors de son érection,
la province compte aujourdhui neuf maisons en Espagne et deux aux
États-Unis, à Brooklyn et à Philadelphie, enfin une
vice-province dans le Honduras, en Amérique centrale, et qui constitue
le vicariat apostolique de San Pedro Sula, dont lévêque
est notre confrère, Mgr Capdevila (3).
1) Coste :
La Congrégation de la Mission, pp. 198-200 : Annales, t.
58 pp. 339-344. "Mémoires de la Congrégation de la
Mission", 1865, t. IV et V. passim.
2) Misermont : Les Vénérables Filles de la Charité
dArras, p. 20.
3) Annales, t. 117, p. 498.

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