ÉPHÉMÉRIDES de la Congrégation de la Mission

21 août

En 1646, Vincent de Paul rend compte de ses initiatives à Louise de Marillac qui est à Nantes : “La Reine nous a commandé de lui envoyer deux sœurs pour la Charité de Fontainebleau ; à quoi nous avons satisfait, et choisi la sœur Barbe, avec une autre, qui, pour être trop jeune, me fait croire qu'il la faudra retirer.”
Cette nouvelle fondation est établie sur les terres royales, Barbe Angiboust aura à rencontrer la Reine Anne d’Autriche pour lui représenter les besoins des pauvres. (C)

En 1699, à l’hôpital d’Alençon, décès de Sœur Barbe Bailly, (71 ans et 54 de vocation) qui fut pendant 11 ans infirmière à la Maison-Mère et assista Louise de Marillac au moment de sa mort. Après un séjour en Pologne (1660-1668) et un mandat d’Econome, elle est, en 1676, choisie pour la fondation de la communauté à l’Hôtel Royal des Invalides. En 1685, elle est nommée Sœur Servante à Alençon. (C)

En 1719, un délibéré est rendu à Paris en faveur des Sœurs de Sarcelles à propos de la maison donnée aux Sœurs en septembre 1694 par un vigneron de la ville. Les habitants, soutenant l’héritière, contestaient la donation et voulaient récupérer la maison. (C)

En 1729, à Rome, la basilique Vaticane, dans le déroulement des rites traditionnels et dans son somptueux apparat, fête Vincent de Paul que Benoît XIII, par son bref du 13 août, a proclamé Bienheureux (1).

En 1761, à Paris, à 9 h. 45 du soir, M. Louis de Bras, huitième supérieur général de la Congrégation de la Mission, meurt dans la quatre-vingt-troisième année de son âge et la soixante-quatrième de sa vie religieuse.
Né à Montdidier, le 10 août 1678, il avait déjà, lors de sa réception au séminaire interne de Paris, une maturité d’esprit bien au-dessus de ses dix-neuf ans. Avec un bel équilibre naturel et surnaturel, il enseigna les sciences ecclésiastiques successivement dans les séminaires de Toul, Saint-Flour et Tours. Dans cette dernière ville, il fut trente ans supérieur, et il y développa tellement ses connaissances en matière de droit canonique que les archevêques le considéraient comme un oracle. C’est l’Assemblée de 1747 qui choisit M. de Bras comme supérieur général. Consterné, il se soumit comme une victime. Son immolation au service de la petite Compagnie fit de ses quatorze ans de généralat une belle époque de rayonnement fécond dans une régularité de bon aloi. L’archevêque de Paris, Christophe de Beaumont, regardait M. de Bras comme le supérieur qui conduisait sa communauté avec le plus de sagesse et, en apprenant sa mort, le prélat déclara qu’il venait de perdre le plus grand ecclésiastique de son diocèse. Dans la gerbe de qualités et de vertus que ses contemporains accordaient à M. de Bras, il y a deux fleurs au parfum séduisant : son inclination à faire plaisir, dans les limites normales, à ses subordonnés, et sa passion des pauvres : toute sa fortune personnelle — et elle était respectable — il l’employa à soulager les misères, et quand il l’eut épuisée, il se jugea inutile sur terre, puisqu’il ne pouvait plus secourir les malheureux. Sous le généralat de ce septième successeur de saint Vincent, six cent soixante-huit clercs ou prêtres et deux cent quatre-vingt-dix frères firent les vœux dans la Compagnie. treize maisons furent fondées : cinq en Pologne, six en Italie et deux en France (2).

En 1879, en la chapelle de la Maison-Mère, en vue de la proche béatification, les restes précieux de Jean-Gabriel Perboyre sont exhumés du caveau qui, dans la première travée de droite en entrant par le portail, les enferme depuis dix-neuf ans ; et ils sont déposés dans un autre caveau situé près du mur, du même côté, mais dans la deuxième travée, là où s’élève aujourd’hui l’autel dédié au saint Martyr. Le transfert s’est fait sous la surveillance officielle de Mgr Richard, coadjuteur du cardinal Guibert, et en présence du T.H.P. Fiat et du frère et de la sœur de Jean-Gabriel Perboyre (3).

1) Coste, III, 482.
2) Circulaires, t. I, pp. 517-525. -
3) Annales, t. 54, pp. 326-327.