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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
20 août En 1617, à Châtillon-les-Dombes, dont il est le curé depuis un mois, Monsieur Vincent lance, au prône, un appel en faveur dune famille malade dun village voisin. Laprès-midi, cest une véritable procession de charité qui sy rend. Le génie organisateur de Monsieur Vincent a vite fait de voir ce quil peut résulter de cet élan, et il en fait sortir la Confrérie de la Charité (1). En 1671, Monsieur Alméras, entouré de son Conseil, et en présence de Mère Mathurine Guérin, de Sur Philippe Bailly, assistante et Sur Suzanne Chantereau, dépensière, reçoit des mains de Sur Barbe Bailly, trésorière, la somme de 22 440 livres pour le rachat du terrain de Monsieur de Chassebras (cf. 30 juillet 1671). Une quittance est établie et signée par tous les présents. (C) En 1717, à Mornant, dans le diocèse de Lyon, François de Murard qui, quatre ans auparavant, consentit à lunion de son prieuré au séminaire interne de Lyon, verse une rente perpétuelle pour que, dans son prieuré, un petit séminaire soit installé et confié aux Lazaristes. Cet établissement subsistera jusquà la Révolution, et dans la topographie lyonnaise, conserve toujours son nom des Lazaristes (2). En 1732, à lappel des Administrateurs de lhôpital de Bayeux, Mère Pâque Carlier et ses officières signent le contrat détablissement de six Surs à lhôpital. Ce contrat est contresigné par lintendant de lEvêque qui a reçu procuration le 28 juillet 1732. Les Surs sont envoyées pour le soulagement des malades et valides de lhôpital. Elles nauront pas à servir les femmes dans leur accouchement, ni aucune femme ou fille débauchée. (C) En 1751, Monsieur Roberdeau, ayant reçu procuration de Monseigneur Du Guesclin, évêque de Cahors, signe avec Mère Madeleine Lemaître et les trois officières, le contrat détablissement de deux Surs pour le service des malades des paroisses de Cahors. Ces deux Surs seront logées à lhôpital des Orphelines. (C) En 1787, Mère Renée Dubois signe le contrat de résiliation de létablissement de Fontenay-aux-Roses commencé en 1642. Les raison invoquées sont : les indemnités versées ne permettent plus de vivre et de réparer la maison qui tombe en ruine. Les Surs partent le 20 octobre. (C) En 1791, à Rochefort, le club révolutionnaire qui sintitule «Société des Amis de la Constitution», dénonce au Conseil municipal nos confrères de la paroisse Saint-Louis. Leur belle équipe, dirigée par Claude Cosson, qui est le curé, compte neuf prêtres et deux frères. Tous ont refusé le serment et se sont abstenus de prendre part aux fêtes religieuses occasionnées par des événements politiques. Dans les journées précédant le 20 août, Bertier, curé constitutionnel, appartenant à un Ordre religieux dont les membres ont tous juré fidélité à la Constitution, est venu jeter linterdit sur léglise Saint-Louis, dont la destruction a été, par suite, décidée. Mais le ministre de la Marine en revendiquera la propriété et transformera léglise en magasin et le clocher en tour de signalisation. Quant à nos confrères pratiquement condamnés à mort par la dénonciation faite contre eux en ce jour, ils doivent senfuir ou se cacher (3). En 1844, le prince Friedrich Von Schwarzenberg, cardinal-évêque de Salzbourg, installe six religieuses et, à leur tête, Mère Ambrosia Preisingen, pour le service de lhôpital de Schwarzach. Elles venaient de Munich et sont appelées Surs de la Charité. Elles suniront à la Compagnie en 1882. (R) En 1850, Arrestation des Missionnaires au Collège Albéroni à Plaisance. En 1850, à Plaisance où les Prêtres de la Mission sont en butte à lhostilité du chapitre, le Collège Albéroni est envahi par les soldats du duc de Parme. Le supérieur et les professeurs sont mis en état darrestation et soumis à un long et minutieux interrogatoire, tandis que la troupe se livre dans tout létablissement à de sévères perquisitions et saisit tout objet qui peut paraître suspect, comme les uvres de labbé Gioberti, dont la doctrine a chatouillé la mauvaise humeur des hommes au pouvoir, quelques journaux de date ancienne, des copies dodes et de sonnets traitant de lindépendance italienne et attribués aux élèves du Collège. Cette odieuse agression va provoquer, avec le vif mécontentement du Souverain Pontife, des activités diplomatiques entre la France et Parme (4).
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