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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
18 août
En 1637, à Paris, un contrat est passé entre
Monsieur Vincent et la duchesse dAiguillon ; il stipule que
quatre missionnaires auront leur résidence à Aiguillon
actuellement commune de larrondissement dAgen
et prêcheront la mission chaque année à loccasion
des fêtes de Pâques, Pentecôte, Toussaint et Noël
dans le duché (1).
En 1649, Sainte Louise écrit aux Surs de Nantes qui
souffrent de contradictions : Monsieur Vincent loue bien
leur générosité et fidélité à
Dieu en leur vocation. Oh ! que cela est juste, mes chères
Surs, de ne pas se laisser aller à tous vents.
Elle leur recommande de bien traiter les malades : Faites
des consommés pour les griefs qui en ont besoin, puisque MM. Ies
Pères le souhaitent, et prenez peine de faire des petits ragoûts
et assaisonnements pour les valétudinaires
Il faut quelquefois
très peu de chose pour contenter les plus difficiles.
(R)
En 1656, dans lÎle Sainte-Marie, sur la côte
est de Madagascar, mort de Claude Dufour.
Il a quarante-huit ans. Auvergnat dorigine, il entra, déjà
prêtre, à Saint-Lazare, le 4 niai 1644. Saint Vincent lui
confia la direction de la maison de Saintes ; il y fut aux prises
non seulement avec les difficultés qui sont le lot commun de toute
uvre, mais avec ce que Monsieur Vincent lui fit considérer
comme une véritable tentation : le désir de quitter
la petite Compagnie pour entrer chez les Chartreux. Claude Dufour, ayant
exprimé le désir daller se dévouer près
des forçats de Marseille ou de Toulon, Monsieur Vincent lui offrit
mieux : Madagascar. Lâme chaudement apostolique de Claude
Dufour exulta. Après sêtre embarqué à
La Rochelle, le 29 octobre 1655, sur le vaisseau «La Maréchale»
où, pendant le voyage, il prêcha la mission à tout
léquipage qui le considéra bientôt comme un
saint, il entra dans la rade de Fort-Dauphin, neuf mois après,
le 13 juin 1656. Bourdaise laccueillit comme «un ange du ciel» ;
ce sont ses propres termes. Huit jours après, Claude Dufour partit
rejoindre son compagnon de traversée, Nicolas Prévost, qui
était resté à lîle Sainte-Marie. M. Dufour
y installa une sorte dhôpital pour les nombreux malades ;
là aussi, il continua à simposer de rudes austérités,
comme il lavait toujours fait. Sous le climat débilitant
de Sainte-Marie, elles devaient avoir raison de ses forces physiques.
Il mourut trois mois après son débarquement à Madagascar,
tandis quil avait entrepris daller planter, en souvenir des
douze apôtres, une croix dans chacun des douze villages de Sainte-Marie.
Il en avait planté onze ; la douzième séleva
sur sa tombe (2).
En 1710, la communauté des vingt Surs de lhôpital
Saint-André de Bordeaux va recevoir quatre nouvelles Surs.
Le contrat est signé en ce jour. (C)
En 1792, à Paris, la petite Compagnie est
englobée dans le décret par lequel lAssemblée
législative supprime les Ordres religieux. Dans les jours suivants,
une commission du Gouvernement vient à Saint-Lazare enlever titres,
registres et papiers des archives qui, trois ans auparavant, ont échappé
au pillage. Et les missionnaires reçoivent lordre de vider
les lieux. Cest à ce moment que le supérieur général,
M. Cayla de la Garde, entreprend son voyage en Allemagne et en
Italie, pour se réfugier finalement à Rome (3).
Les Filles de la Charité ne sont pas nommées dans lénumération
des Congrégations et corporations : Dans les hôpitaux
et maisons de charité, les mêmes personnes continueront comme
ci-dessus le service des Pauvres et le soin des malades à titre
individuel, sous la surveillance des corps municipaux et administratifs
celles qui discontinueront leur service
nobtiendront que la
moitié du traitement qui leur aurait été alloué
Dans très peu de temps, cependant la Communauté elle-même
sera officiellement dissoute, et les Surs dispersées. (R)
1) Coste II, pp.
76-77 ;
2) Notices, III, pp. 14-23 : Coste, II, pp. 270-275.
3) Petites Annales. 1903. p. 29.

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