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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
8 août En 1646, à Nantes, arrivée de Louise de Marillac et de six Filles de la Charité. En débarquant du bateau qui leur a fait descendre la Loire depuis Orléans, elles sont reçues triomphalement par des dames, des ecclésiastiques et une foule considérable. On les conduit en carrosse à lhôpital Saint-René où les. administrateurs les introduisent en leur déclarant quelles y ont tout pouvoir. Toute la société nantaise vient voir ces messagères de la Charité ; et dans leurs cloîtres, les moniales qui ne peuvent sortir pour les aller voir, font grand bruit pour quon leur amène les filles de Monsieur Vincent. Elles seront satisfaites. Et dès le lendemain de leur arrivée, les Surs sont au travail (1). En 1655, un événement exceptionnel réunit
les Filles de la Charité : l'érection officielle de la
Compagnie, à la suite de l'approbation donnée par l'Archevêque
de Paris. Sur un grand parchemin est relatée l'origine de
la confrérie des Servantes des pauvres. En 1678, à Bastia, en Corse, le contrat de
fondation de la maison de Mission est passé, dune
part entre René Simon, visiteur dItalie et délégué
à cette fin par le supérieur général, M. Jolly ;
et, dautre part, Cosme Lomellini et Lue Durazzo, représentant
les magistrats de Corse. Le Visiteur sengage à maintenir
à Bastia douze missionnaires - huit prêtres et quatre
frères pour toutes les fonctions de lInstitut et à
nétablir les Corses sont gens avisés
aucune autre maison dans lÎle, jusquà ce que
celle de Bastia ait le personnel convenu. Les représentants de
lautre partie sobligent à pourvoir à lentretien
des douze missionnaires, à leur payer chaque année cent
écus, en monnaie de Gênes, à acheter un terrain pour
y bâtir la maison au bout de quatre ans et une église au
bout de sept ans ; enfin, à fournir la maison et léglise
de meubles et dustensiles convenables. En 1695, suite à la requête présentée par les Filles de la Charité, Louis XIV leur accorde, à lavenir, la dispense versement des droits damortissements (cf. mars 1693). En ce jour, le Parlement enregistre les lettres patentes du Roi. En 1703, au cours de lAssemblée générale
de la Congrégation de la Mission, le Supérieur général,
Monsieur Nicolas Pierron, malade et paralysé, donne sa démission.
En 1710, à Canton, sous la garde de six soldats, M. Appiani, le premier Lazariste qui ait posé le pied sur le sol de Chine est mis en prison, à linstigation des Jésuites. Il vient déjà de faire deux ans et demi de détention à Pékin, pour avoir été trop fidèlement attaché au légat du Pape en Chine, le cardinal de Tournon, patriarche dAntioche, qui condamnait les Rites Chinois. Dans le cachot de Canton quil trouve plus commode que celui de Pékin, M. Appiani va passer seize ans ! Il ne sera libéré quen 1726, sur lordre de lEmpereur et à la prière du Pape Benoît XIII (3). En 1725, à Lyon, Antoine Jacquier qui sera le neuvième supérieur général de la Mission, est admis dans la Congrégation. il a dix-neuf ans. Il est né à Saint-Héand, dans lactuel département de la Loire, et a fait ses études chez les Jésuites de Lyon qui pensèrent le voir entrer chez eux (4). En 1730, Monsieur Bonnet a reçu des administrateurs de lHôtel Dieu de Senlis, une lettre quil a transmis à la Supérieure Générale. Une quatrième Sur est demandée car les trois premières ne peuvent plus suffire vu la quantité des pauvres et il est difficile de trouver des femmes pour les aider. (C) En 1788,
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