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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
7 août En 1659, à Paris, Monsieur Vincent prend possession du prieuré de Saint-Lazare, au nom de la Compagnie. En fait il y a déjà vingt-sept ans que la Maison-Mère y est installée. Mais lunion du prieuré à la Congrégation a soulevé des contestations : des religieux les Victorins et les Génovéfains et les chevaliers de Saint-Lazare se sont prétendus lésés dans leurs droits. Alors, bien que la collation de ce bénéfice dépendît uniquement de larchevêque de Paris, Monsieur Vincent a sollicité du Saint-Siège lapprobation de lacte dunion. Dès le 15 mars 1635, le Pape, à cet effet, avait signé des bulles. Mais les dites bulles ne sont arrivées à Paris que vingt-trois ans après. Cette longue attente nétait pas imputable à, la souveraine lenteur de la Cour Pontificale, mais à la ténacité de certains opposants coriaces. Monsieur Vincent eut tout de même, avant de mourir, la consolation de voir lunion de Saint-Lazare à sa Compagnie, assez solidement établie pour que ses fils puissent garder le vaste domaine qui, favorable à une belle vie communautaire, était devenu aussi une centrale duvres dassistance spirituelle et corporelle (1). En 1697, à Paris, la VIe Assemblée générale, après a voir été déconcertée par lexclusive lancée par Louis XIV contre le vicaire général, M. Faure, rassemble ses suffrages sur M. Nicolas Pierron qui devient le quatrième supérieur général de la Mission. Il a beau faire valoir ce quil appelle son grand âge - il a soixante-deux ans - et verser dabondantes larmes, lAssemblée ne revient pas sur son choix. M. Pierron a été reçu par saint Vincent lui-même au séminaire interne, le 14 mai 1657. Sa science qui atteint lérudition, lui a valu, entre autres postes, dêtre le premier supérieur des séminaires de Saint-Flour et de lours. Des externes de, grande distinction, tel Claude de Saint-Georges qui, avant dêtre archevêque de Lyon, occupa le siège de Tours, se réjouissent de son, élection. Tous les confrères aussi, même les députés italiens et polonais, quoique Claude-Joseph Lacour, dans son «Histoire Générale de la Congrégation» prétende le contraire ; mais il était hors de Paris, lorsquil composa son ouvrage ; et dailleurs tous les députés, même les Italiens et les Polonais, ont signé les actes de cette élection et les décrets de lAssemblée (2). En 1877, à 7 heures du matin, le P. Boré, accompagné de M. Henri Richen, directeur des Surs de la province de Cologne, et la T.H. Mère Louise Lequette, avec ses secrétaires polonaise et autrichienne, quittent Paris pour aller visiter les maisons de Pologne et dAutriche. Leur voyage va durer jusquau 8 septembre (3).
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