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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
27 JUILLET En 1656, «On sassembla à Saint-Lazare pour quelques nécessités de la Compagnie, écrit Mathurine Guérin : Monsieur Vincent, Monsieur Portail, Mademoiselle Le Gras et quatre ou cinq Surs. I1 sagissait de savoir si lon devait ou non garder une Sur dans la Compagnie. Après le débat, Monsieur Vincent dit en conclusion : Il faut que les Supérieurs tiennent ferme aux choses de Dieu. Tout ainsi que la boussole dun navire qui est agité par les vents ne laisse pas de le conduire, de même les Supérieurs, quoiquagités du vent de diverses opinions, ne doivent pas laisser de conduire les choses selon que Dieu leur inspire. En 1662, de Paris, M. Alméras, premier successeur de saint Vincent, adresse à la Compagnie une circulaire où, dabord, il exprime sa joie de lunanimité avec laquelle toutes les maisons sont davis de placer dune manière spéciale la Mission sous la protection de la très sainte Vierge ; puis le Supérieur général fait une sorte de traité, court mais riche, de ce que doit être la dévotion des fils de Monsieur Vincent envers la Reine du ciel. Et il formule, dans les termes suivants, la résolution qui est la conclusion pratique de cette lettre : «Renouveler tous les ans, au jour de sa glorieuse Assomption, une oblation commune de nos curs, pleins de révérence, de vénération et de confiance envers sa bonté maternelle, pour être trouvés dignes dêtre présentés par elle à son Fils Notre-Seigneur, comme des victimes entièrement consacrées à lamour de Dieu et du prochain.» A la circulaire est joint le texte de lacte de consécration que, depuis trois siècles, lon répète le 15 août dans toutes les maisons de la Mission (1). En 1753, Monsieur Edme Perriquet, prêtre de la Mission, procureur des Dames de la Charité de la paroisse Saint-Nicolas de Dijon signe avec Mère Madeleine Lemaître et les officières le contrat détablissement de deux Surs pour les malades de la paroisse. Celles-ci partent de Paris en septembre. (C) En 1786, lArchevêque de Tours, assisté du procureur des administrateurs de lhôpital général de Tours, demande douze Surs pour soigner les pauvres malades, infirmes, vieillards, épileptiques accueillis à lHôpital général de sa ville et pour éduquer les orphelins et leur apprendre à travailler. Le contrat est signé ce jour par Mère Dubois et les trois Surs officières. Dès le mois de septembre, les douze Surs arrivent à Tours, avec Sur Alliot comme Sur Servante. Deux mois plus tard, cinq autres Surs viendront les rejoindre. (C) En 1794, chute de Robespierre qui marque la fin de la terreur en France. En 1861, 1867 et 1914, à Paris, ouverture des 21e, 22e et 27e Assemblées générales. Mention plus détaillée en sera faite dans les jours prochains (2). En 1918, à Ourmiah, Archad Homayoun, chef musulman que Mgr Sontag a sauvé et hébergé, entre dans la chambre du Délégué apostolique et lui déclare quil va le faire fusiller. Mgr Sontag était alors en prière : car les Kurdes qui constituent lavant-garde de larmée turque, sont entrés dans la ville et lévêque ne se fait aucune illusion sur les événements qui doivent suivre. En sortant, il aperçoit sur le seuil de sa porte, des femmes agenouillées qui pleurent ; il sarrête, ôte sa croix pectorale et la donne à lune delles ; puis, calme, il suit ses bourreaux. Dans la cour de léglise, deux coups de feu abattent le Délégué apostolique De cette noble victime il sera plus longuement parlé au jour anniversaire de son sacre. Au moment où Mgr Sontag était assassiné, et à quelques mètres de distance, M. Nathanaël Dinkha, prêtre de la Mission, est haché à coups de sabre. Deux autres lazaristes, MM. Miraziz et LHôtellier, et des milliers de chrétiens vont être ainsi victimes de la fureur des Kurdes (3). En 1830, à Paris, les journées révolutionnaires obligent à la prudence : trois jeunes Chinois venus à la Maison-Mère en vue de la prêtrise doivent reprendre le bateau pour leur pays. En 1918, à Ourmiah, en Perse, Mgr. Sontag, délégué apostolique, est tué de deux balles et un autre Lazariste haché en morceaux. Deux autres et des milliers de chrétiens seront aussi massacrés par la suite. En 1947, à Rome, le Souverain Pontife, Pie XII, inscrit la bienheureuse Catherine Labouré au catalogue des saintes et décide que, dans JÉglise universelle, son souvenir sera vénéré chaque année, le 28 novcembre,le lendemain des apparitions. Le T.H. Père Slaterry, la T.H. Mère, le cardinal Suhard et des pèlerins venus de partout assistent à linoubliable cérémonie (4).
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