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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
23 JUILLET En 1628, du camp de Chives, près La Rochelle, doù, un moi auauparavant, il a déjà adressé au cardinal Ludovisio, vice-chancelier de la Sainte Église, une lettre pour lui demander dappuyer la demande dapprobation de la Congrégation de la Mission, le Nonce Giovanni-Francesco Guidi écrit aujourdhui, dans le même but, à Mgr Ingoli, secrétaire de la Propagande (1). En 1634, à Paris, en cette période de lannée, les Filles de la Charité commencent à aider les Dames de la Charité dans leur service à lHôtel-Dieu. Dès leur première assemblée, les Dames avaient déjà eu lidée de demander quatre Filles de la Charité. Et comme Monsieur Vincent leur avait fait observer que des filles de la campagne seraient, dans leur ignorante, peu propres à «représenter» les Dames en leur absence, on en était resté là. De nombreux documents attestent que, par la suite, on passa outre à cette crainte, et que les Filles de la Charité travaillaient à lHôtel-Dieu avant le 31 juillet 1634 (2). En 1654, Vincent de Paul donne ses instructions aux quatre Surs qui partent pour Sedan au service des soldats blessés. Il leur explique leur mission : " Pourquoi donc allez-vous dans ce lieu ? Pour faire ce que Notre Seigneur a fait sur la terre.... Pour l'imiter, vous redonnerez la vie aux âmes de ces pauvres blessés par l'instruction, par vos bons exemples, par les exhortations que vous leur ferez pour les aider ou à bien mourir ou à bien revivre, s'il plaît à Dieu les remettre en santé. Pour les corps, vous leur redonnerez la santé par les remèdes, par vos soins et par les pansements. Et ainsi, mes chères surs, vous ferez ce que le Fils de Dieu a fait sur la terre. Ah ! quel bonheur ! " En 1852, à Madrid, la reine Isabelle signe le décret rétablissant la petite Compagnie dans la péninsule où elle était légalement supprimée depuis dix-sept ans. Pour donner immédiatement une suite pratique à ce décret, le Père Etienne enverra en Espagne M. José Escarra avec le titre et les fonctions de Commissaire du Supérieur général. Avant la révolution de 1834, M. Escarra avait occupé dans les maisons de sa patrie des charges importantes et, durant son exil, il avait été pendant seize ans, professeur de, Théologie à Paris. Il mettra toute son expérience et son esprit surnaturel à replanter sur le sol espagnol la vigne vincentienne. Jusquau début du XXe siècle, les confrères et les maisons vont continuer à ne constituer quune province unique (3). En 1921, à Heou-Ki-Kiai, M. Jean-Baptiste Tisserand qui, deux heures auparavant a quitté Kiu-tcheou, dont il est le directeur, succombe, dans des circonstances mal définies, sur la pauvre barque qui lemmenait fêter un prêtre de sa paroisse récemment ordonné. Après avoir appartenu quelque temps à la maison de Toulouse, M. Tisserand était arrivé en Chine en 1902. Dès ses débuts à Ningpo, il se montra linlassable apôtre quil devait toujours être. Quand un vaste district fut confié à sa responsabilité, il y fut, non seulement le missionnaire sur lequel les supérieurs peuvent compter, mais aussi lhomme du savoir-faire. La splendide église quil construisit en lhonneur du Sacré-Cur restait, au moment de sa mort, le témoignage de sa piété et de son habileté. Le Seigneur a pris M. Tisserand dans la pleine force de ses quarante-six ans, alors quil semblait devoir être. longtemps encore un admirable pêcheur dhommes (4).
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