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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
21 JUILLET En 1657, au Conseil de la Compagnie de ce jour, le retrait de la Communauté de Chars est décidé. Il est devenu impossible aux Surs de vivre face aux exigences du Curé janséniste qui veut régler les confessions et les communions des Surs, qui impose des attitudes éducatives peu respectueuses de la personne de lenfant. Par lettre, Louise de Marillac avertit de cette décision le Curé de la paroisse et Madame de Herse qui avait été à lorigine de la venue des Surs. (C) En. 1659, à Paris, Nicolas Porcher, vice-régent de lOfficialité, fulmine les bulles accordées par le Pape Urbain VIII approuvant lunion du prieuré de Saint-Lazare à la Congrégation de la Mission. Les bulles en question étaient prêtes à Rome depuis vingt-quatre ans ; mais des opposants en empêchaient lexpédition. Après deux interventions de M. Jolly, le Souverain Pontife, Alexandre VII, a passé outre à toutes les intrigues, et les documents tant attendus sont enfin arrivés à Paris (1). En 1778, le Curé de la paroisse Saint Sulpice et Madame Necker signe avec Mère Madeleine Drouet, le contrat détablissement de onze Surs dans lhospice de la Santé de la paroisse Saint Sulpice désigné sous le nom de Notre Dame de Liesse (futur Hôpital Necker) (C) En 1785, à Paris, labbé Pieratchi, chargé daffaires du Saint-Siège près le gouvernement de Louis XVI, adresse à M. de Vergenne, ministre dÉtat, une note dans laquelle il lui fait part du désir de la Propagande de rétablir les missions à Madagascar. Il ajoute que pour cette reprise la Congrégation romaine a choisi M. Durocher. M. Gabriel Durocher, Prêtre de la Mission, était déjà à lIle-de-France depuis 1777. Rome lui avait donné les pouvoirs de préfet apostolique, et il avait en outre le titre de vicaire général de larchevêque de Paris pour Madagascar. A la note de Pieracchi, le gouvernement royal ne donnera une réponse satisfaisante quau mois de novembre. Trois ans plus tard, deux confrères, MM. Ponchier et Halnat, partiront pour Madagascar. Mais la Révolution, aussi funeste à ses colonies quà la France elle-même, empêchera les Missionnaires de recommencer lévangélisation des Malgaches (2). En 1925, à la Maison-Mère, les fêtes du troisième centenaire de la petite Compagnie atteignent aujourdhui leur sommet. Elles ont commencé le 19 juillet. En ce premier jour, lofficiant devait être le cardinal Bisleti, préfet de la Congrégation des Universités et des Études ; empêché, il est remplacé à lautel par Mgr Leynaud, archevêque dAlger, et lorateur est larchevêque dAlbi, Mgr Cézerac. Le 20 juillet, cest le T.H.P. Verdier qui chante la messe. Le repas de fête a eu lieu à Gentilly où, comme à Cana, le vin manqua, non par la faute de l'«architriclinus», mais par suite des cahots que son transport avait imposés au précieux liquide. Laprès-midi, à la chapelle de la Maison-Mère, M. Cazot, assistant du supérieur général, prononça un beau discours daction de grâces pour les trois cents ans de vie déjà accordés à la petite Compagnie. Enfin, en cette journée du 21 juillet, le cardinal Dubois officie ; une vingtaine dévêques et une dizaine de prélats sont venus dire leur sympathie à luvre de saint Vincent ; le Souverain Pontife a envoyé, par télégramme, ses souhaits et ses bénédictions. Le clou de la fête, cest le discours de laprès-midi, un chef-duvre de léloquent archevêque de Rennes, le cardinal Charost (3).
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