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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
15 JUILLET En 1627, à Paris, Monsieur Vincent, assisté de François du Coudray, Jean de la Salle, Jean Bécu et Antoine Lucas, prend possession du Collège des Bons-Enfants. Le procès-verbal, rédigé en latin par Pierre Legay, notaire de larchevêché de Paris, fait constater que cette prise de possession sest passée selon les formes requises. Vers 8 heures du matin, le notaire a introduit Monsieur Vincent dans la chapelle et lui a offert leau bénite. Après une prière devant lautel quil a ensuite baisé, notre bienheureux Père a dû exhiber au notaire les lettres affirmant la collation et lunion du Collège des Bons-Enfants à la Congrégation de la Mission. Lors de cette cérémonie qui se déroula vers les huit heures du matin, Monsieur Vincent logeait déjà au Collège des Bons-Enfants depuis les derniers mois de 1625. Il y était entré avec le titre de principal. Cétait un titre personnel. Dès que la petite Compagnie fut légalement autorisée à posséder, Monsieur Vincent décida de résigner en sa faveur le Collège des Bons-Enfants, et, sur sa demande, larchevêque de Paris a, le 8 juin de cette même année 1627, uni létablissement à la Congrégation de la Mission. La prise de possession daujourdhui est donc faite, non pas à titre individuel, mais au nom de la petite Compagnie. Dans cet antique hôtel pour écoliers, près la porte Saint-Victor, Monsieur Vincent et ses premiers compagnons résideront jusquen 1632, jusquà leur installation au prieuré de Saint-Lazare (1). En 1668, à Paris, ouverture de la deuxième Assemblée générale. Ses vingt-deux membres représentant les provinces de France et dItalie, vont, sous la présidence de M. Alméras, faire une solide besogne. En trente sessions qui les conduiront jusquau 11 septembre, ils feront dutiles règlements pour la direction des missions et des séminaires (2). En 1677, le Maître des Requêtes ordinaires de lHôtel du Roi attaque la Compagnie des Filles de la Charité, en la personne de Sur Marguerite Chétif, économe, pour le non paiement des taxes dues lors de lachat des deux maisons dites de la Ménagerie et de Notre Dame de Lorette. (C) En 1717, au cours du Conseil de ce jour, présidée par Monsieur Bonnet, Sur Catherine Naudin (53 ans et 23 de vocation) est choisie pour remplacer comme dépensière Sur Anne Godefroy qui, peu après son arrivée à la maison Mère, a été atteinte dune attaque dapoplexie. (C) En 1955, à Paris, la Maison-Mère commence
à se vider déjà de ses hôtes illustres, les
députés de la trente deuxième Assemblée
générale. Celle-ci, en effet, sest clôturée
hier à sa dix septième session. Sa dernière séance
a été particulièrement longue. Elle a comporté
dabord la lecture des Actes de lAssemblée qui, discutés,
retouchés et approuvés après chaque session, couvrent
trente-sept pages in-folio. Le secrétaire de lAssemblée,
M. Cocchi, les a lues sans fatigue apparente. Puis le T.H. Père
a prononcé une allocution et donné la bénédiction
papale. Après la récitation du Te Deum, les cent
onze membres de lAssemblée ont apposé leur signature
à la suite du procès-verbal de leurs travaux, sur le vénérable
registre qui a échappé au pillage de Saint-Lazare en 1789
et qui contient le compte rendu de toutes les Assemblées générales.
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